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Tome premier. Monuments de Nismes. [Texte.]
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HISTOIRE DE NISMES.

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Faut-il encore ajouter à cet éloge, ou le justifier, en disant que le célébréFénélon, archevêque de Cambrai , ayant appris la nouvelle de sa mort,s’écria devant une compagnie nombreuse : Nous venons de perdre notre maître ,c’est M. Fléchier , évêque de Nismes .

On cite au nombre des ouvrages inédits de cet orateur sacré une des-cription des antiquités de Nismes , qui est l’explication abrégée qu’il avaitfaite de ces monuments aux ducs de Bourgogne et de Berry lorsqu’ilspassèrent à Nismes, en 1701, et qu’il écrivit ensuite.

On a dédié à ce prélat un plan du diocese de Nismes, autour duquelsont gravées ces mêmes antiquités en petit, avec assez de fidélité et passa-blement détaillées.

Il y eut à Nismes des réjouissances publiques le 9 mars 1710, pour lanaissance de Louis, duc d’Anjou, né à Versailles le i 5 février de la mêmeannée, et qui a régné depuis sous le nom de Louis XV . A cette joie pu-blique succédèrent les regrets de la perte du dauphin, fils de Louis XIV ,et de celle du duc de Bourgogne , qui lui succéda, ainsi que de sa femmeAdélaïde de Savoie .

La paix d’Utrecbt vint faire une heureuse diversion à ces chagrins; laprise de Landau et de Fribourg suivirent de près ; enfin la paix de Rastadtfut signée le 6 de mars 1714? et publiée à Nismes le 27 mai.

L’année suivante est marquée par la mort de Louis XIV , qui arriva le i erseptembre 1715, après un rogne long et glorieux; époque à jamais célébrédans les annales de la France, comme le régné d’Auguste dans l’histoireromaine, sur lequel Louis XIV semble avoir voulu se modeler, au moinspour la protection distinguée accordée aux lettres et aux arts.

On fit l’année suivante des réparations assez considérables à l’Amphi-théâtre , dont quelques voûtes menaçaient ruine ; il était tombé de grossespierres des arcs dans les galeries supérieures, qui faisaient craindre l’écrou-lement d’une partie de ce monument: on le fit visiter par un architecte,qui conseilla la construction de quelques piliers pour soutenir la partiefaible des arcs en danger; ce qui fut promptement exécuté en employantla forme d’adjudication au rabais pour ces ouvrages. De nouvelles répa-rations furent encore faites de la même maniéré en 1717, un an après lespremières, et toujours par le zele aussi soutenu qu’éclairé de l’intendantde Lamoignon, qui regardait avec raison cette richesse nationale comme