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Tome premier. Monuments de Nismes. [Texte.]
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MONUMENTS DE NISMES.

sujet dans un mémoire récemment lu à l’académie du Gard , et que j’auraiencore occasion de citer plus bas.

« Peut-être l’inscription en l’honneur des Césars Caïus et Lucius n’a été

«

placée qu’âprès coup, et a succédé à une inscription plus ancienne quiaura été enlevée par cette nouvelle dédicace.

« On fonde ce soupçon sur les observations suivantes :

« La première ligne de l’inscription commence à trois décimètres ( 9 p°9 lig. ) au moins du bord oriental de la frise, et se prolonge jusqu’à sonextrémité occidentale contre la régularité.

« Le premier G de Caïus se trouve trop rapproché du second, et n’estattaché que par un crampon; ce qui peut faire croire qu’on a voulu faireservir un ancien trou de scellement.

« Les lettres de l’inscription paraissent avoir été inégalement espacées ;en beaucoup d’endroits les trous sont trop grands, et dépassent le corpsde la lettre ; ils semblent avoir été creusés sur différents sens.

« Il en existe dont il est impossible de rendre raison avec la seule in-scription restaurée par Séguier, tel est celui que l’on voit après l’I dedesignato .

«

deux Y.

On apperçoit clairement après l’A du second mot Augusti les traces de

« Les mots principibus juventutis se trouvent, contre l’usage, renvoyés dela frise à l’architrave, qui ne paraît pas avoir été destinée à les recevoir,comme le prouve le travail des moulures et des ornements sur lesquels ceslettres sont appliquées.

« Enfin cette seconde ligne de l’inscription n’offre que très peu ou pointd’incorrections, tandis que dans la première les erreurs sont telles qu’ellesne peuvent être attribuées à la mal-adresse de l’ouvrier; il faut absolumentchercher une autre cause, soit dans la dégradation pour enlever ces bronzes,soit dans notre supposition. On croit donc qu avec un nouvel examen trèsscrupuleux on pourrait retrouver quelque nouvelle lumière : plusieursexemples antiques, tels entre autres que celui de l’arc de Sévere, où Cara-calla, devenu fratricide, fit arracher le nom de Geta pour y substituer cesmots, optimis fortissimisque principibus , sous lesquels on distingue encoreparfaitement les traces du nom et des titres de ce malheureux prince. »C’est sur l’ordonnance du monument, et pour appuyer sur des fondements

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