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MONUMENTS DE NISMES.
« On remarque à cet endroit trois bas-reliefs, qui représentent la louveallaitant Rémus et Romulus, et des^ figures de Priape , rapportées dans lepetit ouvrage de Gaultier; mais il paraît que ces derniers furent plutôt desfantaisies d’ouvriers qu’une intention marquée de l’architecte 1 ; on n’envoit point ailleurs que dans ces trois places, et ils ne sont pas des plusapparents.
« L’entablement profilait sur les pilastres ; les arcs, ou si l’on veut les
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portes, actuellement presque enterrés, avaient io p ds et demi d’ouverture,ce que l’on apperçoit par trois ou quatre qui sont à découvert.
« Du côté du nord et à l’endroit par où l’on entre actuellement dansl’enceinte on voit une de ces arcades avec son archivolte, son imposte, etses pieds-droits déterrés à la hauteur d’un homme; la distance du sommetde l’arc au-dessous de l’architrave est de 4 p d % tandis que dans les dessinson l’a fait tangente.
«Le mur qui les accompagne est de grandes pierres posées sans mortier,comme dans tout le reste de l’édifice; au-dessus des portes il n’y a pointde numéro gravés dans l’architrave comme à Rome et à Vérone : toute lapile a de face 6 p ds et demi ou 7 p ds ; mais la porte qui est ici dessinée,et qui était placée sur le plus grand diamètre, plus riche et plus ornéeque les autres, est plus grande de deux pieds; car elles n’ont que 16 p ds ,tandis que celle-ci en a 18 : on y distingue deux morceaux de pierre in-formes et rongés, especes de modifions placés sous l’architrave comme ceuxde l’étage supérieur qui sont sculptés.
«A la porte du côté de l’occident, placée sur un des axes de l’ovale, lalargeur est également de 18 p ds d’un pilastre à l’autre, et les arcades voisinesen ont 16. C’est par cette porte qu’entraient les acteurs dans l’arene, etque les bêtes féroces étaient conduites dans leurs loges; comme les specta-teurs distingués entraient par la porte placée sur la largeur, dont j’ai parlé
(i) On sait que dans les cirques, ainsi que dans lesthéâtres et amphithéâtres des anciens, on réservaitdes arcades pour servir de lieux publics de prosti-tution; de là le mot latin fornicare et fornicatio ,fornication, parceque fornix signifie une arcade. Ilest donc extrêmement probable que les arcades desarenes de Nismes distinguées des autres par quelquesimages phalliques étaient destinées à cet usage.
Nous voyons de même une image phallique posée
à la place d’enseigne à une boutique de Pompeii,qui n’était autre qu’un cabaret et un lieu de débau-che, caupona; comme il est clair par les inscriptionsqu on y lit tracées sur les murs avec du charbon, quise sont conservées jusqu’à présent, et que M. de Muna publiées.
On a donné cette image comme vignette dansl’ouvrage d’Herculanum avec l’explication. [Note deM. Visconti . )