MONUMENTS DE NISMES.
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Le meme historien donne des preuves irrécusables de la fausseté d’uneautre inscription qui attribue à l’empereur Antonin Pie la constructionde l’aqueduc du Gard . On ne sait donc bien positivement à qui on doit enfaire l’honneur; mais nous avons fait voii< dans l’abrégé de l’Histoire deNismes que l’on pouvait avec une grande probabilité, sur le témoignagede Strabon , l’attribuer à Agrippa , qui ayant embelli ces contrées, pendantle séjour qu’il y fit par ordre d’Auguste , de quatre grandes voies magnifi-ques, comme les Romains les savaient faire, a bien pii y joindre ce nouveautémoignage de leur grandeur, de leur constance, et de leur habileté dansles travaux publics. C’est sans doute l’innombrable quantité d’ouvrages dece genre et plus magnifiques encore dont Agrippa embellit à ses dépensla ville de Rome et ses provinces qui put lui valoir dans la suite la charged’intendant-général des eaux, curatorperpetuus aquarum; et jamais emploine fut mieux mérité ni mieux rempli, si l’on en juge par le nombre infinide travaux qu’il fit exécuter avec cette magnificence et cette profusion mêmeque l’on ne saurait blâmer dans des ouvrages d’utilité publique, lorsqu’on
voit et que l’on administre en grand, et sur-tout lorsqu’on veut attacherà son nom une partie de la gloire qui rayonne encore autour de ceuxd’Auguste et d’Agrippa.
Après avoir fait connaître tout ce qui a rapport à l’aqueduc antique duGard , il ne nous reste maintenant, pour achever cet article, qu’à parler dupont moderne appliqué à sa base, pour établir une communication utileaux voyageurs, et consolider ce que le temps et la barbarie avaient dégradéau point de compromettre son existence.
On desirait depuis long-temps que ce monument, qui portait dans le paysle nom du Pont-du-Gard , servît en effet pour traverser en tout temps le Gardon,ce que des crues subites et considérables rendaient souvent impraticablemême au moyen du bac: on résolut donc vers le commencement du dix-septieme siecle de pratiquer un pont sur le premier rang d’arcs inférieurs;mais on imagina pour remplir cet objet le moyen le plus désastreux à l’édifice.
On échancra l’épaisseur des piles du second rang (qui est de 3 t°environ)de plus d’un tiers, afin d’y pratiquer un passage pour les charrettes et autres
est qu’il n’y a de barbare dans ce monument quel’orthographe, et des fautes de prosodie : il penseque ce marhre n’est qu’une copie faite dans les tempspostérieurs d’une inscription plus antique en versélégiaques, que peut-être on n’avait déterré qu’en
morceaux, et qu’il faut la restituer comme il suit:
SEXTVS .... POMPEIVS, COGNOMINE POND VS,QVOIVS VSQVE AB AVIS CONTIGIT ESSE SOLVM,AEDICVLAM HANC NYMPHIS PQSVI; QVOD SAEPIVS VSVSHOC SVM FONTE SENEX TAM BENE QVAM IVVENIS.