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les murs en étaient montés à une certaine hauteur, puisqu’on s’occupait à clore le jardin, ainsique nous l’avons vu par le traité du io février i6fo, passé avec les entrepreneurs de lamaçonnerie.
Mais le Consulat songeait déjà à continuer la grosse construction du reste de l’édifice, et, touten s’occupant des travaux intérieurs du corps de logis principal, il passait, à la date du iseptembre et à celle du 22 du même mois 1630, de nouveaux marchés, le premier avec quatremaîtres serruriers pour la fourniture des gros fers, et le second avec trois maîtres charpentiers,que nous avons vus figurer précédemment, Pellègre, Lambert et Poitrasson, pour les travaux deleur métier nécessaires à l’exécution des ailes de l’édifice, ainsi qu’à celle des pavillons et terrassesfaisant face au levant et du côté du jardin.
Mais, avant de développer l’histoire de cette seconde partie des travaux de l’Hôtel-de-Ville deLyon , il convient de retourner en arrière et de faire connaître les hommes dévoués qui présidaientà l’entreprise et en surveillaient l’exécution avec une remarquable fermeté, sans se laisser détournerd’une tâche que mille incidents rendaient difficile, et sans perdre un seul instant de vue l’importancede l’œuvre et la nécessité de sa prompte exécution.
Pierre de Sève, baron de Fleschères, prévôt des marchands depuis 1644, se retira à la fin de l’année1647 et fut remplacé par un autre Pierre de Sève, son parent, seigneur de Laval , conseiller duRoi, premier président au Présidial de Lyon et au Parlement des Dombes, qui resta prévôt pendantdeux années, de 1648 à 1649.
Charles Grolier, écuyer, seigneur de Cazault et Bellesize, avocat et procureur général de la ville,lui succéda en iôyo et iôfi, et céda la place, en 16^2, à Gaspard de Montconys, seigneur deLiergues et de Pouilly, conseiller du Roi et lieutenant général criminel en la sénéchaussée et siègeprésidial de Lyon , qui demeura prévôt des marchands jusqu’à la fin de l’année 16^3.
Les échevins, suivant l’ordre établi, restaient deux années en fonction (1), et étaient remplacés parmoitié chaque année, c’est-à-dire que les deux plus anciens se retiraient pour faire place à deuxnouveaux; nous trouvons donc dans cette période, qui s’étend de 1646 à 1654, les mutations suivantes :Jean Vidaud et Jean Dumoulceau, que nous avons vus échevins en 1646, avec Rémond Séverat etFrançois Basset, sont remplacés, en 1647, par Pierre Cholier et Barthélemy Honorât dans l’ordresuivant : Rémond Séverat, premier échevin, François Basset, deuxième échevin, Pierre Cholier, écuyer,conseiller du Roi en la sénéchaussée et siège présidial de Lyon , troisième échevin, et BarthélemyHonorât, quatrième échevin.
Pour les années suivantes, nous nous bornerons à mettre sous les yeux de nos lecteurs les nomsdes citoyens honorables qui ont rempli les fonctions de l’échevinage dans l’ordre même de cesfonctions.
En 1648 étaient échevins:
Pierre Cholier, Barthélemy Honorât, Charles Faujat, conseiller du Roi, receveur général des financesen la généralité de Lyon , et Jean-Baptiste Pacquet;
En 1649 : Charles Faujat, Jean-Baptiste Pacquet, César Laure et Isaac Cougnain, conseiller du Roien la sénéchaussée et siège présidial;
En iôyo : César Laure, Isaac Cougnain, Philippe Croppet, sieur de Pontournis, docteur en droit,juge des terres de l’archevêché de Lyon et de l’abbaye d’Ainay, et François Chappuis.
En iôf 1 : Philippe Croppet, François Chappuis, Mathieu Chappuis, seigneur de Corgenon, conseiller
(1) Les prévôts des marchands pouvaient être continués dans leur charge pendant plusieurs années consécutives, selon qu’il plaisait au Roi.