CHAPITRE DEUXIEME
e Consulat ayant pris possession du nouvel édifice, devait pouvoir surveiller de plusprès les travaux qu’il restait à faire, et nous le voyons, dans une délibération duif janvier 16^3, s’émouvoir d’observations critiques qui lui auraient été faites par despersonnes entendues, sur ce que les entrepreneurs de maçonnerie n’auraient pasemployé, pour le parement extérieur des murs de l’édifice, la pierre de taille avec une épaisseursuffisante, mais seulement en placages n’ayant pas dans les murs une liaison convenable, et surles épaisseurs et qualités des bois de charpente qui n’auraient pas été conformes aux marchés. LeConsulat, pensant que la ville avait intérêt, pour la déchargé de sa conscience, a faire îeconnaitres’il y avait eu des malversations aux constructions ou des erreuis au toisage, jugeait nécessaiie dypourvoir; et ayant fait savoir par la ville si quelqu’un voulait faire à ses frais et dépens unevisite et reconnaissance générale des travaux, le sieur Philibert Ganya s était offeit poui cetteopération.
Il ne nous est pas possible de connaître, d’après les documents existants, la suite qui fut donnéeà cette proposition du sieur Ganya; peut-être ne faut-il voir dans la délibération précédenteque le désir qu’avait le Consulat de dégager sa responsabilité en donnant à l’opinion publique lasatisfaction qu’elle paraissait réclamer. Il pouvait ainsi faire tomber les bruits malveillants quiavaient couru, et qui du reste avaient bien quelque fondement, comme il nous a été donné de lereconnaître.
Il est certain que l’entreprise de maçonnerie de cet édifice a causé beaucoup de souci au Consulatjusqu’à la fin des travaux, nous l’avons constaté par toutes les sommations quil a faites auxmaîtres maçons et en particulier à Daurolles, et par toutes les délibérations qu il a prises. Pouren finir sur ce chapitre, nous allons faire connaître une nouvelle signification en date du 29 janvier16^4, dans laquelle le Consulat se plaint toujours, non-seulement de la lenteur des travaux quidevaient être achevés, aux dernières fêtes de Pâques , jusqu’au jambage à l’ouest de la grande
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