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porte donnant sur la cour de l’Arsenal, ce qui n’avait pas eu lieu, mais encore qu’on soutenaitque ce de la part des prix facteurs il y avoit des grands manquemens et abus en la dictecc construction par eux faicte, directement contraires à ce qu’ilz sont obligéz par leur prix faict etce par le dict acte consulaire du 27 juin 1652. » Le Consulat ajoutait qu’en faisant toutes sesréserves tant sur les malversations que sur les erreurs de calcul dans les toisés que l’on disaitexister, il enjoignait aux entrepreneurs d’avoir terminé toutes les œuvres de maçonnerie renferméesdans leur premier marché de 1646, Daurolles à la fin de décembre et Chana à la fin d’octobrede l’année courante, sous peine de ne plus recevoir que j 5 sols du pied de la pierre de taille,et 9 livres de la toise de muraille pour les ouvrages qui resteraient à faire après les époquesfixées.
Ce nouveau contrat fut accepté par les maîtres maçons, qui se remirent à l’œuvre etprobablement terminèrent sans nouvelle sommation de la part du Consulat. Cependant les travauxde ces entrepreneurs ne furent reconnus officiellement que le 4 janvier 1677, après une visite deJustinien Croppet et Noël Costart, échevins. Ceux-ci déclarèrent que les travaux leur avaient paruconformes à ce qui avait été convenu dans le marché, qu’ils les tenaient pour dûment
parachevés, et qu’il y avait lieu dès lors de leur remettre le solde de leur entreprise, dont lemontant total, d’après les toisés faits, s’élevait à la somme de 768,560 livres 9 sols et 11 deniers.
Nous avons reconnu plus haut que les travaux d’art et de décorations intérieures avaient marchéde pair avec ceux de grosse construction; ainsi, à la date du 9 mars 1655, nous savons, par unedélibération du Consulat, que la grande salle était entièrement décorée, à l’exception de la voûtequi la recouvrait, laquelle, « demeurant nue et même taschée en divers endroitz, ainsi qu’on le« voit aujourdhuy, ne respondoit pas à la magnificence du reste de la dicte salle, où l’on avoitce employé toute l’adresse de l’art dans les statues et autres ouvrages que l’on remarque au dessoubzcc de la corniche, et qui font que la dicte voulte estant ainsy imparfaite desplait aux yeux qui necc peuvent souffrir un si grand défaut dans un lieu aussi magnifique, et partant qu’il serait
ce nécessaire de faire peindre la dicte voulte à l’huile, par les mains les plus scavantes que l’once pourroit trouver. Les dits sieurs (le Prévost et les Echevins) auroient considéré toutes cesee choses et mesme jugé que la dicte peinture proposée estait d’une extrême bienséance pour rendrece cette grande salle entièrement accomplie; mais ayant d’ailleurs examiné ce que pourroit cousterce l’exécution de ce desseing, ils auroient arresté de la suspendre pour quelque temps, vu l’estât
où se trouve a présent réduite cette communaulté, laquelle est surchargée de tant d’autre dépensecc qu’il lui faut essuyer pour l’achèvement de ce grand bastiment qu’elle a entrepris, outre cece qu’elle est obligée de faire présentement pour s’exempter des taxes et autres nouveaultéz qui lui« sont suscitées par la malice et l’avidité des traitans, et par conséquent ils auroient renvoyé les« susdictes propositions jusqu’à quelque autre temps qui pourroit produire une conjoncture plusce favorable. »
« M gr l’Archevesque (Camille de Neufville , abbé d’Ainay, était devenu archevêque de Lyon , ence remplacement du cardinal Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu ), lequel avec M gr le Mareschal,ce son frère, a esté le principal mobile pour l’entreprise, le progrès et 1 accomplissement de ce belce édifice, auroient trouvé à propos et même invité et pressé les dicts sieurs, par diverses fois, decc faire travailler incessament à la dicte peinture, et de ne point retarder l’entreprise dun ouvrage
ce si absolument nécessaire pour la décoration de la dicte grande salle, en quoi comme en toutes
cc autres choses, le Consulat voulant tesmoigner la déférence qu’il a et qùil veut rendre éternellementce aux volontez du dict seigneur Archevesque, il auroit résolu de voir un desseing ci-devant a lui