ï8o HISTOIRE DES MATHÉMATIQUES,lions. L’auteur expose, enlr’autrcs objets, toute lathéorie des roues dentées, avec beaucoup d’exac-titude et de méthode. Il n’était pas un géomètrebien profond; mais il avait l’esprit très-juste ettrès-exercé à la méthode synthétique des anciens,dont il faisait avec raison le plus grand cas. 11 a ré-solu, par cette voie, le problème de mettre enéquilibre, entre deux plans inclinés, une baguettechargée d’un poids en un endroit quelconque de salongueur. Ce problème est très-facile à la véritépar la méthode analytique; mais il conduit à uncalcul un peu long. La solution synthétique deCamus mérite attention par sa simplicité et sonélégance : avantage que la synthèse a quelquefoissur l’analyse, et qu’il ne faut pas négliger dans l’oc-casion.
IV.
La description des machines inventées depuisenviron un siècle, en se bornant même aux plusingénieuses ou aux plus utiles, demanderait ungrand ouvrage à part. Si elle était de mon sujet, jen’oublierais pas la machine à feu, qu’on doit met-tre au premier rang des productions du génie desmécaniques. Disons seulement que cette machinea pour force mouvante la vapeur de l’eau alternati-vement dilatée et condensée, et que son mouve-ment s’opère par des moyens mécaniques à peuprès de même nature que ceux des montres ou