PERIODE IV. CHAPITRE III.
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11 ne considéra d’abord que deux poids égaux, at-tachés à une verge inflexible et sans pesanteur,mobile autour d’un axe horizontal : ayant ensuiteobservé que la vitesse du poids le plus voisin del’axe de rotation doit être nécessairement moin-dre, et qu’au contraire celle de l’autre poids doitêtre plus grande, que si chaque poids agissait sépa-rément sur la verge, il conclut que la force perdueet la force gagnée se font équilibre, et que parconséquent le produit d’une niasse par la vitessequ’elle perd, elle produit de l’autre masse par la vites-se qu’elle gagne, doivent être réciproquement pro-portionnels aux bras de levier. Le fond de ce rai-sonnement lumineux était exact. Seulement Jac ques Bernoulli se méprit d’abord, en ce qu’il con-sidérait les vitesses des deux corps comme étantfinies, au lieu qu’il aurait dù considérer les vites-ses élémentaires, et les comparer avec les vitessesélémentaires produites à chaque instant par l’ac-lion de la pesanteur. Le marquis de l’Hôpital re-marqua cette méprise, et en la rectifiant, il trouva,sans s’écarter d’ailleurs du principe de Jacques Bernoulli , le centre d’oscillation des deux poids.Voulant ensuite passer à un troisième poids, ilréunit les deux premiers à leur centre d’oscilla-tion, et il combina ce nouveau poids avec le troi-sième , comme il avait combiné ensemble les deuxpremiers ; ainsi de suite. Mais la réunion proposée
des otir.desbav. 1690.