AMPHITHÉÂTRE. 55
intei’posées les unes sur les autres, suivent les côtés des murs des escaliers( PI. XV,Jig. 7 et 8), traversent ensuite ces murs derrière les jambagesen pierres de taille des portiques, de la galerie d’entresol retournentsous les paliers et les escaliers du rez-de-chaussée, et vont se perdre dansle puits des grands égouts dont nous avons déjà parlé. Quelques gar-gouilles , au lieu de suivre cette dernière direction, vont directement seperdre sous le pavé de la galerie d’entresol.
L’écoulement des eaux pluviales, dans un aussi vaste monument, de-vait avoir été l’objet des méditations de l’architecte. Sa prévoyance n’apoint été en défaut, et toutes les parties de notre amphithéâtre ont étécoordonnées de manière à obtenir les résultats les plus complets, en em-ployant toujours des moyens aussi simples qu’ingénieux.
La surface de l’Arène était bombée dans le milieu avec une pentelégère et uniforme vers les murs du podium. Cette forme bombée del’Arène avait le double avantage de diviser, d’abord, les eaux pluviales,en empêchant les dégradations qu’un écoulement spontané sur le milieun’aurait pas manqué d’occasionner, et ensuite de placer le spectacle surun plan qui, par sa forme, le rapprochait davantage des spectateurs. Laconvexité de l’Arène est prouvée par l’existence du terrain vierge dansle milieu du cirque, au-dessus du niveau du socle du podium.
Cette disposition nécessitait un aquéduc circulaire ( Euripe) , établinon loin du mur du podium, pour recevoir et conduire hors du monu-ment toutes les eaux de l’Arène (PI. XI). L’un de nous, chargé de ladirection du déblai général de l’Amphithéâtre , fit faire quelques fouilles,et découvrit à 2 mètres ^2 centimètres de distance du mur du podium ,un aquéduc circulaire de 1 mètre 7 centimètres de largeur sur 1 mètre45 centimètres de profondeur, au-dessous des dalles qui en forment lerecouvrement. Les murs sont parementés en moellons smillés. Cet aqué-duc , comme tous ceux dont nous allons parler, était rempli de limonset de terre, jpsques au couronnement. Ils ont été soigneusement dé-blayés et recouverts en voûtes dans toutes les parties rompues.
L’Arène étant bombée dans le milieu, toutes les eaux pluviales étaientrejetées vers le podium. On avait eu le soin d’ouvrir de petites rigoles ,très rapprochées, depuis la base du podium jusqu’à l’aquéduc, où ellesvidaient toutes les eaux par des rainures ouvertes dans l’assise des pierresde taille qui portaient les dalles du couronnement. Ces rainures, largesde 20 centimètres, sur une profondeur de 6 centimètres, laissaient au-dessous de la dalle du couronnement, un vide suffisant pour le promptécoulement des eaux pluviales de l’Arène. Cet acquéduc était recouverten dalles de 20 centimètres d’épaisseur; elles reposaient sur une assisede pierres de taille de 16 centimètres de hauteur, formant une légèresaillie sur le parement intérieur. La partie supérieure est établie à