58 MONUMENS ANTIQUES.
établie sous les grands passages de l’est à l’ouest, était recouverte engrandes dalles qui reposaient sur un contre-mur établi de chaque côtéde ces passages.
Cet aquéduc intérieur recevait encore toutes les eaux qui tombaientdans les ouvertures des trente-deux vomitoires de la première et de laseconde précinction, dont les entrées correspondaient à la galerie inté-rieure du rez-de-chaussée. Ces eaux, qui, pendant les orages, pouvaientêtre très abondantes, étaient arrêtées sur le palier du passage de chaquevomitoire, par une marche dont le giron était creusé de 2 centimètresde profondeur. Un trou de 5 centimètres, ouvert à chaque extrémité decette marche, dans le renfoncement des vomitoires, servait de pissoir,ainsi que nous l’avons déjà dit, et absorbait en outre les eaux pluviales ,en les rejetant dans Taquéduc qui était immédiatement au-dessous. Parce moyen, les eaux tombant par les ouvertures des vomitoires, ne pou-vaient jamais arriver dans la galerie intérieure du rez-de-chaussée.
Les eaux pluviales jetées par les vents dans la galerie extérieure du rez-de-chaussée , par les ouvertures des soixante grands portiques de la façade,auraient bientôt inondé cette galerie si l’architecte ne se fût occupé desmoyens de l’en débarrasser promptement en leur ménageant un écoule-ment rapide et successif. Le pavé de la galerie extérieure et celui de tousles passages de communication, avaient une pente de i4 centimètres versla galerie intérieure 5 dès lors, toutes les eaux pluviales que le vent pou-vait jeter dans la galerie extérieure, se rendaient dans la seconde. Là ,elles trouvaient au pied des trumeaux qui divisent les passages des vomi-toires , un égout où elles disparaissaient, et à la suite un petit aquéducqui les conduisait dans le grand aquéduc circulaire intérieur ( PI. XIF^,fig. 1 ). Ce petit débouchait dans le grand, par un trou de 95 centimètresde hauteur sur 45 de largeur, établi à 4° centimètres au-dessus de labase du grand aquéduc. Cette disposition est indiquée sur le plan général.Il est à présumer qu’un pareil égout devait exister au milieu et au piedde la première marche des grands escaliers, pour admettre sous le pavéde la galerie extérieure et dans les décombres dont elle était terrassée,une partie des eaux de cette même galerie. Nous n’avons cependant puen reconnaître la trace nulle part, à cause de la dégradation de cettepartie du monument.
Il résulte de ce qui précède, que l’aquéduc circulaire intérieur rece-vait toutes les eaux des gradins et marchepieds depuis l’attique jusquesau podium, celles des trente-deux vomitoires dont les entrées corres-pondent à la galerie intérieure du rez-de-chaussée, et celles que le ventportait dans la galerie extérieure par les ouvertures des portiques d’en-trée. On voit que toutes ces eaux réunies pouvaient former une masseconsidérable pendant les orages violens , assez fréquens sous notre ciel j