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Description des monumens antiques du Midi de la France : dédiée au Roi / par MM. Grangent ... [et al.]
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AMPHITHÉÂTRE. 7 i

une entaille de 25 centimètres de longueur, faite dans la saillie de lapetite moulure qui couronne Tintérieur delattique, de manière quellearase cette partie de la corniche avec le nu du reste du mur ( Pl. XX,fig- i et 2 ). De chaque côté, et à douze centimètres de larête intérieurede lattique, il existe sur le couronnement un trou qui porte encore desrestes de scellement en plomb. Nous avons encore reconnu, perpendicu-lairement sous chacune de ces entailles, un trou de 25 centimètres encarré sur 16 de profondeur, ouvert sur le dessus du gradin le plus élevéjoignant lattique. Ces diverses découvertes nous ont fait présumer quedans lintérieur de lattique, et vis-à-vis chaque poteau extérieur, il de-vait exister un second poteau de 25 centimètres en carré, adossé au murintérieur, engagé dans lentaille faite à la saillie de la moulure du cou-ronnement , et retenu à cette hauteur par un collier de fer scellé dansles trous qui existent encore et dont nous venons de parler. Ce poteaureposait, par son extrémité inférieure, dans lentaille carrée qui se trouvesur le gradin le plus élevé.

Mais ces deux poteaux, ainsi isolés lun de lautre , et séparés de toutelépaisseur de 1 attique, ne pouvaient se prêter un mutuel appui, sans unsystème de charpente qui les liât lun à lautre : en remarquant le cou-ronnement de lattique avec la plus scrupuleuse attention, on peut recon-naître sur quelques points une légère différence dans la couleur de lapierre vis-à-vis chaque console sur une largeur de 25 à 3 o centimètres,et dans la direction du poteau rond extérieur au poteau carré intérieur.Cette nuance dans la couleur de la pierre annonce linterposition duncorps au-dessus de lattique, qui , en mettant cette portion pendantquelque temps à labri des impressions de lair et de la pluie , a pu con-server cette teinte un peu moins sombre que tout le reste du couron-nement de lattique -, dès lors, nous pensons quune pièce de bois trans-versale unissait ces deux poteaux, et que cette sablière portait une jambede force qui arc-boutait le poteau circulaire extérieur, en le soutenantdirectement contre laction intérieure du poids de la tente. Cest daprèsce que nous venons de dire, que nous avons établi sur lattique le systèmede charpente , tel que nous lavons indiqué sur la pl. XX, fig- i et 2.

Quant à la disposition de cette tente ( PL XIX, fig. i et 2), nous sup-posons dabord une partie fixe dans le milieu de lArène : nous pouvonsle présumer avec dautant plus de vraisemblance que nous lisons danslhistoire que, par suite de la prodigalité de quelques empereurs, lemilieu de la tente qui recouvrait le Colisée à Rome , était orné dune aigleimmense , brodée en or : cette broderie ne pouvait avoir lieu et êtreconservée que dans une portion fixe de la tente, toujours tendue, et quine participât en rien au mouvement de la manœuvre des autres parties.Cette portion fixe pouvait être plus ou moins grande que nous ne la sup-