7 o MOJNTUMENS ANTIQUES.
soir au Colisée la tête couverte, parce que le vent empêchera le servicede la tente : »
Nam populo ventus vêla negare licet.
Mais si tous les auteurs ont été d’accord sur l’existence de cette tente,aucun n’a parlé de sa disposition, ni de la manœuvre en usage pourl’ouvrir ou la fermer j en sorte que nous sommes forcés, dans cette seulecirconstance, de supposer les moyens employés par les Romains : aussice n’est qu’avec la plus grande circonspection que nous développeronsici notre opinion, que nous avons cherché cependant à appuyer de toutesles probabilités, en utilisant toutes les constructions antiques qui peu-vent avoir quelque rapport avec cette manœuvre. Nous avons rapproché,combiné et étudié toutes les dispositions qui ont servi de base à notre sys-tème pour nous mettre du moins à l’abri de toute objection grave etfondée.
Il existe au niveau du couronnement de l’attique cent vingt con-soles saillantes en dehors du monument, et percées chacune d’un trourond de 5o centimètres de diamètre (P/. XX,fig. i et 2 ). Ce trou cor-respond perpendiculairement à une entaille circulaire de la même gran-deur , ayant 1 5 centimètres de profondeur, et pratiquée dans la sailliede la corniche du second ordre. L’ouverture supérieure du trou dechaque console porte extérieurement une rainure de 4 centimètres dehauteur, destinée à recevoir un collier de fer : ce collier avait une tigescellée par un fort tenon dans le couronnement de l’attique, et dans untrou correspondant au centre de la console. Ces trous se font remarquerpartout avec les mêmes dispositions, et nous avons encore trouvé dansplusieurs les restes du fer et du scellement en plomb.
Il nous a été facile de présumer que le trou de chaque console devaitrecevoir un poteau rond-, que ce poteau, en traversant la console, allaitse reposer dans l’entaille circulaire et correspondante de la cornicheinférieure, et que le collier de fer servait à empêcher le poteau, pénétrépar l’humidité de l’atmosphère, d’agir trop fortement par sa dilatationcontre les consoles qu’il eût bientôt rompues sans cette précaution indis-pensable. Mais des poteaux ainsi isolés , ayant seulement 3o centimètresde diamètre, nous paraissaient bien faibles pour soutenir une tente éten-due sur toute la surface elliptique dun monument ayant plus de i33mètres de longueur sur le grand axe, et plus de 101 sur le petit. Dès lorsnous avons présumé que les Romains avaient cherché à les consoliderpar des moyens accessoires ; nous avons redoublé de soins pour les décou-vrir , et nous avons été assez heureux pour croire y avoir réussi.
Nous avons trouvé en dedans de l’attique, et vis-à-vis chaque console,