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attachée à la partie extérieure des velaria, et qui tombait en dedans del’attique.
La tente ainsi tendue et disposée, avait nécessairement dans son milieuun abaissement plus ou moins considérable , soit par son propre poids,soit parce qu’on devait laisser aux cordages principaux le jeu nécessaireà leur mouvement subordonné aux diverses situations de l’atmosphère.Nous avons supposé cet abaissement de 3 mètres, ce qui ménageait à tousles spectateurs la faculté de se voir réciproquement, même à ceux quiétaient sur les gradins les plus élevés. On peut pourtant supposer l’abais-sement de la tente plus considérable -, mais nous avons cru devoir nousarrêter à ce qui était suffisant pour le resserrement ou la dilatation descordages, en les empêchant d’agir trop fortement sur les poteaux exté-rieurs qui portaient le système général des velaria.
Dans cette hypothèse, la tente éprouvant un abaissement nécessairevers le milieu, et qui pouvait être plus considérable que nous ne l’avonsdéterminé, il fallait nécessairement parer au grave inconvénient résul-tant de l’action directe du vent qui pouvait soulever la tente et lui fairedécrire au-dessus du couronnement de l’Amphithéâtre et en sens inverse,la courbe funiculaire quelle décrivait. La tente alors, en faisant éprouveraux poteaux qui la soutenaient une secousse vive et spontanée, aurait puen rompre quelques-uns et causer des accidens et des avaries plys oumoins considérables. Il était donc à présumer que les Romains s’étaientoccupés des moyens de les prévenir *, nous avons dû donner tous nossoins à les découvrir par les recherches les plus minutieuses, et nouscroyons y être parvenus.
Nous avions remarqué plusieurs fois sur le derrière et dans la partiesupérieure des dalles formant le revêtement du podium, des trous dontplusieurs portent encore des débris de fer et de scellement en plomb{ PI. XIX , fig . 2 , et PI. XX, jig. 3 ) *, nous avions reconnu aussi queplusieurs pierres du couronnement du podium portaient intérieurementdes coches ou rainures circulaires de 2 ou 3 centimètres de largeur, donton ne pouvait deviner d’abord le motif. Nous avions pensé qu’il fallait ungrand but d’utilité pour déterminer les Romains à embarrasser par descrampons de fer, en saillie, le dedans du marchepied de la premièreprécinction, réservée pour les personnages les plus importans de lacolonie 3 mais en nous occupant ensuite de la disposition et de la ma-nœuvre de la tente, nous avons cru trouver la véritable destination deces crampons et la cause des rainures que nous avions remarquées surles pierres de la corniche du podium : nous pensons que des cordes atta-chées au câble elliptique qui portait la partie fixe de la tente, étaientassujetties par leur extrémité inférieure à des anneaux de fer scellés dansles trous que l’on trouve derrière les dalles du podium, et que les rainures