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avec la main ; mais estant sec et à l’air il luit continuellement.Vous n’avés pas sujet de le ménager trop ; car je vous en puis faireavoir d’autres, puisque j’en puis faire. Je vous supplie, Monsieur,d’en monstrer l’effect chez Mr. Colbert et Mr. le Duc de Cheuvreuseet à l’Academie. Si vous trouvés qu’on l’agrée, je suis prest àcommuniquer la composition à l’Academie , qu’oyqu’elle m’ait cou-sté beaucoup de peine. Je vous supplie, Monsieur, de me manderquelque chose de ce qui se passe de curieux chez vous. Mr. Bros-seau, resident de mon Prince demeurant à la rue des Rosiers der-rière le petit S. Antoine, fera tenir la lettre. Vous aurés entenduparler de l’entreprise de Mr. Becher en Hollande, de tirer l’or dusable. Il y a des personnes qui en ont bonne opinion. Vousscavés que Mr. Hudde est un des commissaires. Mr. Becher ditqu’il traite aussi avec les François. Je serois bien aise de sçavoirsi vous en avez ouy parler à Paris. Pour moy je doute du succès,car je croy de sçavoir à peu près en quoy consiste son expérience.Il y a un vestige d’or: mais je ne scays’il y a de quoy gagner., car ilprétend qu’il y aura plus en grand qu’en petit à proportion, ce quiest paradoxe. Je suis avec zele, etc. ' *>
V.
LEIBNIZ A HUYGENS.
A Hanovre ce fg Octobre 1679.
Ma. J’espere que vous aurés receu la lettre que je vous ay écrite,d y a quelques semaines, avec une petite piece assés considérabledu vray phosphore, ou de cette lumière materielle et constante,
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