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maniéré que ferait une chaîne égalé par son propre poids, en conce-vant alors que la tangente AD fust horisontale. C’est-à-dire pouroster tout équivoque, que, si l’on conçoit que la voile AFB soitdivisée en un nombre infini de petits parallélogrammes g¥, F eégaux, inflexibles et sans pesanteur, ils forment la mesme courbure ,étant étendus par le vent, qu’ils feroient par leur propre poids tenfaisant partie de la chaîne AFB. Voici les suppositions dont il sesert pour démontrer ce théorème.
1°. Que les petites parties qui composent le vent peuvent estreconsidérées comme de petits globules. ‘2 Que ces petits globulesaprès avoir heurté contre la voile, s’écartent librement et sans trouverd’obstacle; d’où il suit que chaque globule comme T heurte la voileen F, selon la perpendiculaire F M à la tangente F E, qui passe parle point de rencontre F, avec une force diminuée , qui est à sa forcetotale comme le sinus L I de l’angle d’incidence IFL est au sinustotal F L. 3^. Que si l’on prend sur la courbe AFB, les partiesg F, F e égalés entr’elles , le nombre des petits globules , qui heurtenten mesme temps, c’est-à-dire de compagnie contre la partie eF,n’est pas égal à celui des globules qui heurtent aussi en mesme tempsou de compagnie contre la partie F g, mais que ces nombres sontentr’eux comme hl est à IA; les lignes eh, FI, g h sont parallèlesà la direction C A du vent. 4°. Que si l’on attache la voile en F,supposant que la partie F B soit retranchée, la partie restanteF A ne changera point de courbure. Ces suppositions étant ainsifaites, il me paroit que tout le reste se tire par des conséquenceslégitimés. C’est donc à vous, Monsieur, de faire voir que quelqu’unede ces hypothèses est fausse, puisque vous pouvez démontrer que laconclusion, ou elles conduisent, n’est pas vraye. Vous me ferez plaisirde me faire part de ce que vous en pensez.
Votre remarque sur le livre de la manoeuvre des vaisseaux est