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voudrois donc scavoir s’il prétend qu’une voile faite de parallélo-grammes égaux et inflexibles ( que je représente icy par des lignesdroites) A,B,C,D,E,F,G,II (fig. 62) estant etendue par le vent setiendrait courbée, de mesme que feroit une telle chaine par son poids ,puisqu’il assume que la chaisne et la voile font la mesme courbure.Il me semble qu’il doit affirmer cela, parce qu’il me semble impos-sible autrement de rien penetrer dans cette affaire. Cependant jepuis démontrer que cela n’est pas ainsi. Le professeur a avancé degrandes absurditez touchant cette tension de la voile, lesquelles j’ayenvie de refuter en mesme temps. Je suis etc.
XXVIII.
LE M. DE L’HOSPITAL A H II Y G E NS.
A Ouquts ce 25 Nov. 1695.
Gomme il y a assez longtems , Monsieur, que j’ai conféré avec Mr.Bernoulli sur la courbure de la voile, et que je l’ai fait assez legere-ment et sans approfondir cette matière autant qu’elle le merite , jecraignois de ne pouvoir m’en ressouvenir, et c’est ce qui m’avoitempeché jusqu’à présent de vous faire reponce sur cet article. Ce-pendant dès que j’ay receu vôtre derniere, je me suis appliqué avecsoin à rechercher ce qu’il m’avoit communiqué, et je trouve quec’est à peu près ce qui suit.
Il prétend que la voile AFB (fig. 63) attachée par ses extrémités A et Bet enflée par le vent, en sorte que la ligne A D perpendiculaire à ladirection C A du vent touche la voile en A, se courbe de la mesme
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