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public, puisqu’elles réussissent, ce qui me donnera occasion de les ad-mirer comme j’ai toujours fait tout ce qui est venu de vous.
A l’egard de votre dispute avec Mr. Renaud, je puis vous assurerqu’il ne m’a point communiqué sa réponse, quoique je le connoissetrès particulièrement. Ce n’est pas qu’il ne me soit venu chercher;mais il ne m’a pas trouvé, et il a été très peu de temps à Paris cethyver, parce qu’on l’a envoyé assez promtement sur les côtes.Quand même je l’aurois vu, je ne sçai si je serois venu à bout dele faire changer de sentiment, car, quand on est enteté, sur tout dansles questions ou la physique à part, je trouve qu’on en revient diffi-cilement. Il me semble que, si votre répliqué, dontMr. de la Hirem’a fait part, ne suffit pas pour cet effet, il seroit assez inutile qued’autres l’entreprissent.
La démonstration que vous m’envoyez pour ma réglé touchant lesrayons des développées des paraboloides est conforme à la mienne.Je crois que ma quadrature de la feuille de Descartes par les appli-quées à l’axe sera fort differente de celle de Mr. Volder ; car elle estuniquement fondée , comme je vous ai déjà mandé , sur quelques règlesque j’ai pour prendre les sommes, et dont je vous ferai part lorsquej’aurai un peu de loisir. Je n’ai plus de curiosité de voir ce qu’ily a de Mr. Newton, dans le livre de Wallis, apres ce que vous memandez. J’avois fait écrire à Mr. Leers, de m’apporter le traité deWallis de algebra mis en latin, cependant il me l’a apporté enanglois , ce qui m’est fort inutile , puisque je n’entens pas cette langue.
Je pars pour m’en aller du coté de Lyon en Bresse , où sont lesterres dont nous avons hérité de feu Mr. d’Antremonts. Si vous mefaites l’honneur de m’ecrire, on m’envoira vos lettres et j’aurai soixid’y repondre exactement, vous assurant que je suis etc,