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§ IL
Ad pag. 9. lin. penult. verba : Je vous envoyé un essay.
Notum est Leibnitium mente concepisse methodum , qua characterumope situs exprimeretur, quemadmodum signorum algebraicorum auxilioquantitates indeterminatae designantur ; ipsum vero hanc suam inven-tionem non publici juris fecisse, quamobrem cum in MSS. fasciculo13°. illud ipsum periculum invenerim de quo Fasc. I. p. 9 mentio factaest, quodque principia novae hujus doctrinae complectitur, illudhoc loco describendum esse putavi.
J’ay trouvé quelques élémens d’une nouvelle characteristique,tout â fait différente de l’Algebre , et qui aura des grands avanta-ges pour représenter à l’esprit exactement et au naturel, quoyquesans figures, tout ce qui dépend de l’imagination. L’algebre n’estautre chose que la characteristique des nombres indéterminés, oudes grandeurs. Mais elle n’exprime pas directement la situation,les angles et le mouvement, d’où vient qu’il est souvent difficile deréduire dans un calcul ce qui est dans la figure, et qu’il est encorplus difficile de trouver des démonstrations et des constructions géomé-triques assez commodes lors meme que le calcul d’Algebre est toutfait. Mais cette nouvelle characteristique suivant des figures de vue,ne peut manquer de donner en meme temps la solution et la con-struction et la démonstration géométrique, le tout d’une maniérénaturelle et par une analyse. C’est à dire par des voyes détermi-nées. L’algebre est obligée de supposer les elemens de geometrie,au lieu que cette caractéristique pousse l’analyse j’usqu’au bout. Sielle estoit achevée de la maniéré que je la conçois, on pourrait faire