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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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LE SOLEIL, MERCURE , VENUS, MARS. TM

ombre. Deux ladies de ce genre sont repré-sentées dans la ligure I. Les taches du Soleil ne sont pas permanentes. D'un jour â l'antre,ou même d'heure en heure, elles semblents'élargir ou se resserrer, changer de forme,puis disparaître tout - à - fait, ou reparaîtredans d'autres parties de la surface où il n'yen avait pas auparavant.

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Taches du Soleil.

Ces mouvements, qui sont indépendants dumouvement de rotation commun au Soleil et auxtaches de sa surface, s'opèrent quelquefois surune échelle immense. Il résulte d'observationsrécentes de M. Laugier que souvent une mêmeforce semble rapprocher et éloigner à la foisdeux taches de l'équateur solaire. Une multi-tude de pores ou petits points ohscuis, defacules ou raies plus lumineuses que le restedu disque dans le voisinage des grandes ta-ches, couvrent encore lu surface du Soleil.Celte surface parait donc dans un état conti-nuel de changement. L’hypothèse de W. 11er-schel parait expliquer d'une manière assezsatisfaisante les diverses apparences que pré-sentent les taches du Soleil. Il suppose que cetastre se compose d’un noyau solide obscur,entouré d’une atmosphère assez dense, d’unegrande étendue, qu'enveloppe enfin la sub-stance lumineuse et calorifique, si les deuxcouches gazeuses extérieures viennent è se dé-chirer, le noyau obscur occupera le centred'une tache, et la pénombre sera produite parla réflexion de la lumière sur l'atmosphère in-termédiaire.

Les flammes les plus vives et les corps soli-des dans l’état d’ignition le plus intense neparaissent plus que comme des taches noiressur le disque du Soleil, quand on les interposeentre ce disque et l'œil. Il pourrait donc seTaire que le noyau solide du Soleil fût dans unétat d'ignition très-intense, quoiqu'il nousparaisse obscur quand il est vu au milieu destaches.

On en est réduit à des conjectures pour expli-uer la puissance calorifique et lumineusees rayons solaires. Cependant on est généra-lement porté è l'attribuer a des causes suscep-tibles de les reproduire indéfini ment, telles quele frottement ou l’excitation produite par unedécharge électrique, plutôt qu’à une véritablecombustion de matière pondérable.

Mercure. — La petitesse de cette planète etsa grande proximité du Soleil la rendent très-diftlcile à observer.Son diamètre apparent variede 4” à 12". Son diamètre réel n’est que le tiers,sa surface la dixième partie et son volume lavingt-cinquième partie du diamètre de la sur-face et du volume de la Terre . Mercure, suivi ètravers un puissant télescope, laisse voir desphases tout-à-fait analogues è celles de notreLune , mais dont les bords mal terminés in-diquent l'existence d'une atmosphère, sebræ-ler a signalé dans cette planète des monta-gnes dont la hauteur serait double de celle denos plus hautes montagnes. A l'aide d’échan-

crures observées nu croissant dans les phases,on a cru reconnaître que Mercure tourne surlui-mème h peu près en vingt-quatre heures,commme la Terre . Quelquefois Mercure vientà passer entre la Terre et le Soleil sous laforme d'une tache noire qui décrit la cordede ce disque. Le dernier phénomène de cegenre a eu lieu le 7 novembre 1835; les au-tres passages du dix-neuvième siècle aurontlieu aux dales suivantes : 8 mai 18'iS, 9 no-vembre 1848, 12 novembre 1801, 5 novembre1868,6 mai 1878, 8 novembre 1881, iü mai1891, lü novembre 1894.

Vénus . — Cette planète est un peu plus pe-tile que la Terre ; so surface est les 0,9et son volume les 0,8 de la surface et du vo-lume de notre globe Quoique son diamètreapparent atteigne parfois la valeur de 61". cequi excède le diamètre apparent de toute autreplanète, elle est la plus difficile de toutes àvoir d'une manière nette dans les télescopes.Le grand éclat de la partieéclairée produit desscintillations de lumière, qui amplifient tousles défauts de l'instrument optique. Vue autélescope, Vénus nous présente des phasescomme Mercure et comme la Lune , passantpar toutes les formes intermédiaires entrecelles d'un croissant délié et d'un disque com-plet. Elle est entourée d’une atmosphèreanalogue pour In densité et retendue à l'at-mosphère terrestre. Schræter a cru voirdans celte planète des montagnes colossales,qui surpassent six fois en hauteur nos plusgrandes montagnes, telles que le Chimborazo et le Dhavalagiri. Le grand Cassini avait crureconnaître, en 1066, que Vénus tourne sur elle-même en 23 heures 18 minutes. Schræteravait assigné è celte rotation une durée de23 heures 21 minutes. Cependant Bianchiniavait prétendu qu'elle était de 24 Jours envi-ron. On était donc dans l'incertitude è ce su-jet, lorsque les astronomes de l'observatoiredu Collège des Jésuites à Home, par une suited'observations de Jour, faites avec beaucoupde soins et d'assiduité, dans le cours de 1839,à l'aide d'une excellente lunette de Cauchoix,ont levé tous les doutes en conlirmant le ré-sultat de Schræter. Comme .Mercure, Vénus s'interpose quelquefois entre tious et le Soleil,sur le disque duquel elle parait semblable ilune tache ronde. Ces passages, qui sont très-rares, ont la plus haute importance pour lesastronomes, parce qu’ils donnent le moyen leplus exact que l’on connaisse de mesurer ladistance du Soleil è la Terre . Les deux der-niers ont été observés en 1769 et en 1772.Ceux des siècles suivants auront lieu les 9 dé-cembre 1874, 6 décembre 1882, 8 Juin 2004,Gjuin 2012, 11 décembre 2117, 8 décembre2125, etc.

Mars est la première des planètes ditessupérieures , par opposition aux deux précé-dentes qui 6ont appelées inférieures commeétant entre la Terre et le Soleil. Son diamètren'est environ que les 0,6, sa superficie les 0,3et son volume les 0,2 du diamètre, de la su-perficie et du volume de la Terre . Son diamè-tre apparent varie de 4” à 27”. On distinguetrès-nettement sur celte planète des contoursqui peuvent séparer des continents et des mers.La figure 2 la représente telle qu'elle a étéobservée par M. Ilerschel le 16 août 1830,avecun télescope à réflexion de six métrés defoyer La forme légèrement allongée de celleligure indique une des phases, qui sont beau-coup moins scmibles que pour Vénus , à causedu plus grand éloignement. 1.6 couleur rou-geâtre que la planète o'fre, même à l'œil nu.indique sans doute une teinte orreusc du