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Vuucieu astronome Manilius ; le cratère àgauche celui de Menélaüs. Schræter et Grui-ihtiisenoul souvent observé que les apparences«l'une même région de la Lune variaient d'unelunaison a l'autre; mais ces changementssont dus à des différences dans la manièredontune même portion de la Lune peut être éclairéepar le Soleil .
Satellites des aethes planètes. — Jupiter est entouré de quatre satellites que l'on peutapercevoir, même avec des télescopes d’unmédiocre pouvoir. Leurs orbites coïncidentpresque exactement avec l’équateur de la pla-nète principale, et par conséquent ou aperçoittoujours ces satellites connue des points bril-lants sur une ligne droite passant par le cen-tre de Jupiier, et parallèle aux bandes. Leursdiamètres, dans l'ordre des distances à Jupiiersont —, yj et yylu diamètrede cetteplanète. I.e diamètre apparent d'aucun d’euxn'atteint 2 secondes pour nous. Les satellitestournent d'occident en ot ienl autour de Jupi-ier. Tantôt ils passent derrière l’ombre portéepar la planète et disparaissent niomeiiluué-ment; tantôt ils passent sur le disque delàplanète elle-même. Dans ce dernier cas il ar-rive souvent qu'on observe le satellite commeune tache bnlianle sur me bande obscure ;parfois, au coniraire, il parait comme unetaclie obscure de dimensions plus petitesque l'ombre qu’il projette sur le disque de laplanète. Ce fait curieux observé par Mhræteret Harding indique, pour certains satellites, destaches obscures d'une grande étendue, sur lasurface ou dans l’atmosphère de ces corps. Les(rois premiers satellites ne peuvent pas êtreéclipsés simultanément, et l'on ne connaîtqu'une seule observation, faite par Molineuxle 2 novembre Î08I ( vieux style ), où Jupiter ait été vu sans satellite.
Les 7 satellites de Saturne sont bien moinsconnus que ceux de Jupiter . Le septième, !<•plus éloigne de la planète t'emporte de beau-coup sur les autres par ses dimensions, qui nele cèdent guère a celles de Mars. Son orbite aune inclinaison sensible sur le plan de l'an-neau avec lequel les orbites de tous les autrescoïncident à très-peu près. Ce satellite offre,comme ceux de Jupiter , des variations pério-diques dans sa lumière, ce qui a permis deconstater qu'il tourne sur son axe dans lemême temps qu'il met à accomplir une révo-lution autour de «Saturne . Le sixième satelliteest vu assez facilement; les trois suivantssont très-petits et ne peuvent être aperçusqu’avec de bons télescopes. Knlio les deuxsatellites intérieurs qui viennent effleurer lesbords de l'anneau et qui sc meuvent exacte-ment dans son plan, n'onl été aperçus que dansdes circonstances particulières. A une époqueoù l’anneau disparaissait dans les télescopesordinaires, en 1789. Herscliel le père, mumd'un télescope à reflectcurd'un mètre20 cent,d'ouverture, b s a vus enfiler, comme lesgrains d'un chapelet, le filet de lumière très-mmee auquel se réduisait l’anneau, s'éloignerpour un temps très-court de l'extrémité de celili't, puis se dérober de nouveau aux regards.Mais ce qui prouve combien la pureté du cielpeut suppléer à la puissance des instruments,c'est qu’à Home, dans le courant de juin etde juillet 1838. les astronomes du Collège desJésuites ont vu tous les satellites de Saturne àtravers une lunette de Caucboix dont l’objectifn’est que de 0“16 de diamètre. La ligure 4,(jui se rapporte à cette observation déjà citée,moutre le satellite le plus rapproché de laplanète. Les cinq satellites les plus éloignés
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ne sont jamais éclipses, si ce n'est à l'époqueoù le plan de l'anneau passe par le Soleil etoù nous le voyons de côté.
Après les deux premiers satellites de Sa-turne, ceux d'Uranus sont les plus difficiles àapercevoir, sur six qui ont été signalés parHerscliel le père, deux seulement, le second etle quatrième, ont été revus. Contrairement al'analogie qui s’observe dans tout le systèmesolaiie, les plans de leurs orbites sont presqueperpendiculaires à l'écliptique, et leurs mou-vements sont rétrogrades, c'est-à-dire qu'ilss'opèrent d’orient en occident ; le mouvementordinaire d'occident en orient porte le nom dedirect.
Comètes. — Ces astres consistent ordinaire-ment en une niasse de lumière large et écla-tante, mais mal terminée, qu’on appelle latête, où se trouvesouvent un centre ou noyaubeaucoup plus brillant, semblable à une étoileou à une planète. La queue consiste en deux(rainées lumineuses qui parlent de la tête dan*une direction le plus souvent opposée au Soleil ,par rapport à la comète, tantôt se réunissant,tantôt restant distinctes et séparées, yuelque-fois la queue atteint une immense longueurapparente. Celle de la comète de l’an 371 avantJ.-C., citée par Aristote , occupait un tiers del'étendue du ciel ou 60”. Celle de l’an tOI8 denotre ère avait, dit-on. une traînée de ïüi° delongueur. La comète de 1680 avait une tètedont l’éclat n'excédait pas celui d'une étoilede 2° grandeur, avec une queue qui rouvrait70°, et selon d'autres 90" du ciel. La Ugure 0 re-présente In comète de 1819, une des dernièresque l'on ait pu apercevoir à l’œil nu.
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Cumete de 1819.
Les comètes de 1585 et de 1763 n’offraien,aucun vestige de queue, et Cassini décrit cellede 1682 comme ayant ia rouueur et l’éclat deJupiter . Aii coniraire celle de 1744 avait sixqueues qui se déployaient comme un immenseéventail sur une longueur de près de 30”. Lespetites comètes télescopiques, qui sont les plusnombreuses, ne paraissent que comme desmasses vaporeuses, rondes ou un peu ovales,plus denses vers le centre , mois sans novaudistinct