Buch 
Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
Entstehung
Seite
311-312
JPEG-Download
 

AM l.OMJMlL-

51 I

Les eloile» les piu» petites, qui disparaissentdans les brumes légères de l'horizon , restentvisibles à travers la partie la plus dense delàcomète.

Le nombre de comètes observées monte àplus de7uo, etil est probable qu'il en existeplusieurs milliers. Beaucoup doivent échap-per a nos regards, parce qu'elles traversent lapartie visible du ciel pendant le jour. Seneque rapporte que lors d'une éclipsé totale de So-leil armée 60 ans avant J.-C.. on aperçutune comete très-large près du Soleil . Les co-mètes de 1 402 et de 15:1*2 et celle qui parut unpeu avant la mort de César étuient, dit-on ,assez brillantes pour être aperçues eu pleinmidi, dans tout l'éclat du soleil.

La constitution physique des comètes estprobablement tres-variee. Il paruit vraisem-blable que la structure de quelques-uns de cesastres est celle d’une enveloppe creuse, deforme parabolique, qui reufermc près du som-met la télé et le noyau. Dans quelques-unesou a aperçu un point stellaire tros-petit, indicede la présence d'un corps so ide.

Les mouvements des comcies, quoique irré-guliers en apparence , s'effectuent sur descourbes tre»-aliongées , de forme elliptique,hyperbolique ou parabolique. Le mouvementapparent peut aitemdre une rapidité telle,que la comète de H72 décrivit eu un Jour unarc céleste ne 12u°. Les cmnetes qui ont pourorbite une ellipse peuvent être considéréescomme apparU-uaut à notre système plané-taire, et reviennent périodiquement tant queleurs mouvements ne sont pas altérés par l'in-fluence des planètes. La plus remarquabled'entre elles e»t celle dont Ualley prédit en1682 la réapparition pour l'année 1759, et quia été observe» de nouveau en 1825. Elle avaitparu précédemment eu 16U7, en 1521, eu 1456,en 1305, etc.

La comète d'Ëncke, ainsi nommée du célè-bre astronome de Berlin qui, le premier, eu aconstate, eu 1819, le retour périodique, est re-marquable par la brièveté de sa révolution,qui s'opère en 1267 jours ou 3 ans et demi àpeu près, sur une ellipse tres-excentrique, in-clinée d'environ 13® 22 'à l’écliptique.

Due au.re comete à courte période porte lenom de M. Bieiu de Josenlistailt, qui eu a lepremier reconnu lu périodicité il y a quelquesannées. Elle décrit eu 6 ans | une ellipse mé-diocrement excentrique. La dernière appari-tion a eu lieu en 1838.

6-tte coineie esl sans queue et sans aucuneapparence de noyau solide. Son orbiie coupeje plan de l’échpuque très-près de l'orbite dela terre; et si, lors du passage de 183*2, la terreeu» été en avance d'un mois sur son orbite,«•Ile aurait traversé la comete : rencontre .sin-gulière, qui aurait bien pu n'élre pas sansdangers.

Les comètes sont de beaucoup les corps lesplus volumineux de notre svsieine. Newton atrouvé que la queue delà grande comèie deI68 j, immédiatement aprèn le passageau pointle plus près du soleil, u'avait pas moins de 86millions de kilomètres de longueur : la plusgrande longueur de cette queue s'e>t élevée àP us de 165 millions de kilomètres, ce quidépassé considérubleuteul la distauce de laTerre au Soleil .

Constellations. — Les astronomes attachentpeu d'importance aux divisions arbitrairesdont la plupart sont établies dans le ciel de-puis lu plus haute antiquité . et auxquelles ona donné le nom de cousiellotious. Ils ne s'enservent que pour désigner d'une manière

abrégée le» eioilts remarquâmes, eu Joignantau nom de la constellation une lettre grecqueattribuée à chacune des étoiles qui la compo-sent, comme a du Lion . 10 du Scorpion. etc.

Le moyen le plus simple d'auorendre a con-naître les cousie.lations consiste a empuiyetun globe céleste que I on coumare avec le netdans les differentes saisons de l'aunee l’our16 fr , on peut s'en procurer un de ü* 25 dediamètre, monte sur un pied avec neux cer-cles gradués en cuivre et eu zinc. Lu mé-thode {tes alignements, qui cousisie h dé-terminer la position des étoiles au moyeu néslignes que l'on imagine par d'autres étoilesconnues, fud.ite singulièrement l'usage duglobe celeste. Pour eu donner un eein exemple,nous dirons nue l 'étoile polaire , qui «ci upe ■peu près le pôle nord d>- l'axe amour duquel luTerre opère sou mouvement diurne, est sensi-blement dans le proiuugemeut d'une liguedroite que l'on imagine projetée sur la voûteceleste, en passant pir les deux marries de laGrande Ourse , ou du Chariot ne David, con-stellation que tout le monde enmiuK.

Etoiles dk diverses grandeurs. — Les étoi-les sont ordinairement classées d'apres loiréclat apparent, que l'on nomme grandeurLes numéros ie* moins cleves appartiennentaux étoiles les moins brnl«uu*s. ri,ms les cir-cousiancés les plus favorable» on ne peut aper-cevoir à l'a*il nu que les étoiles des six ou sentpremières grandeurs. Musa ec le secours desteiescopes, ou va beaucoup plusioni.ei une.personne exercée compte les étoiles jusqu’à I»seizième grand -ur.

D'-ipro» l.iltrnvv , le nombre des étoiles depremière grandeur est de 14; celui de ladeuxième est de 70: celui de la troisièmed'environ 3nu: celui des étoiles visibles à l'un!nu , c'est-à dire comprise-dans tes six pre-mières classes, esl d'environ 5 OOo; relut desétoile» rie-* neuf ou dix première» nasses, d'eu-viron 70 600.

Ces grandeurs ne se manifestent h nos in-struments que par i’inteusite. et nullementpar un diamètre apparent quelconque II es:même à remarquer que plus le télescope em-ployé esi parfait, plus l’étoile tend à se réduirea un simple point brillant , qu'un Ul d'arai-gnée éclipse loialemem. Jusqu'à oreent le»astronomes ne sont pas d'accord sur la loi de-intensités lumineuses des grandeurs, tout eureroimaissijiii que ceue loi auuroche d'uneprogression gcotiié rique dont chaque termeserait la moitié du précédent.

Variations de lumière des etoilf.s. — Cnmoyen exact de classer les étoiles damés ('in-tensité de le.ir lumière, serait de Ia nlus bailleimportance parce quil servirait à faire con-naître les cliangeiiienis qu elle purnuve dans lasuite des siècles. Les Grecs aitnhuuient la cou-leur rouge à Sinus qui nous puait aujour-d'hui d'un blanc éblouissant. Castor einii. dan*l'antiquité, ie plus grand des deux cerneaux,tandis q.i'aujourd'liiu il est évidemment plu»petit que Holtux. L'étoile a de l'Ilydre étaitrangée dans la première classe par les anciens,et maintenant elle ne peut plus Cire considéréeque connue de la deuxieme. Les 7 belles elui-)<g de la Grande-ourse éli.iugetii « onlinu. lie-tiH'in dVélai, et tour à tour une d'elles parmiplus bntlame que les autres

Dans certaines étoilés, ces changements d’e-Clat et de lumière sont périodiques L'unedes plus remarquables est i'etoile 0 . dans UBaleine, signalée d'abord par FabriCM» en