ETOILES. KEBLLELSES.
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45U0. Sa période «al d'euvirou 334 Jours. Dons«ou plus grand éclat, qui dure environ <5 Jours,l'étoile parait à peu prés de deuxième grandeur ;elle décroît pendant 3 mois . devient invisi-ble pendant 5 mois et augmente de nouveau degrandeur apparente pendant 3 autres mois. Ce-pendant, il y a parfois des irrégularités dansces diverses phases. Ilevelius rapporte mêmeque. pendant plus de 4 années, d'octobre 1572à décembre IG7t), elle ne parut pas du tout.
Algol, ou p de Pcrsée, parait ordinairementcomme une étoile de deuxième grandeur, etreste telle pendant 2 jours 44 heures, au boutdesquels son éclat décroît .soudain, et dans l'es-pace d'environ 3 heures | elle est réduite à laquatrième grandeur. Elle recommence alors àcroître, pour reprendre au bout de 3 heuresson éclat habituel, l'étendu»» entière de sa pé-riode étant d'environ 20 Jours 2U heures 48 m.Goodricbe, qui a découvert ce fait importanten 1782, pensait que cet effet singulier est où àla presence d'un corps opaque (pu tourne au-tour de l'etoile et vient s'interposer entre elleet nous.
L'apparition soudaine d'une étoile, l'an 425avant J.-C., décida, dit-on. Nipparqueà en-treprendre son catalogue d'étoiles, le plusancien dont il soit fait mention. L'an 38!) deuotre ère, près de a de l'Aigle , on vit paraîtreune étoile qui eut, pendant 3 semaines, l'edatde \enus, et disparut ensuite entièrement.Dans les années 9*5 , 420) et 1572 , des étoilesbrillantes ont paru dans lu région du Ciel com-prise emre Cephee et Cassiopée, et il paraitvraisemblable qu'elles sont un seul et memeastre dont ia période serait de :iuu, ou, suivantCoodricke, de 450 ans. L'apparition de l'éioilede 1572 fut si soudaine, que le célébré astro-nome danois Iycho-Brabe, reiournonton soir(le II novembre), de son observatoire chez lu i,fut étonné de trouver un groupe de curieuxoccupe» è regarder cette étoile, qu'il u’a-uitpas uperçue une demi-beure auparavant. Elleétait alors aussi brillante que Sinus, et ellecontinua de croître en éclat au point de sur-passer Jupiter ; ou la voyait eu plein midi. Ellecommença a décroître eu décembre de la mêmeannée, et au moi»de mars 4574 elle avait en-tièrement disparu. Le <0 octobre <G04 , uneétoile du même genre apparut dans ia constel-latin.j du Serpentaire et fut visible ju»qu'enoctobre 1005.
En un mot, lorsqu'on fait une revue atten-tive du ciel en le comparant avec les catalo-gues , ou trouve que beaucoup d'etoiles iiihii-
uent ; et, même en tenant compte des erreurs
es catalogues, on doit regarder comme cer-tain que plusieurs étoiles ont réellement dis-paru.
ItéPAllTmOM DES ÉTOILES DANS L'ESPACE. — Les3 ou 4 premières classes d’etoiles paraissent assezuniformément sur la voûte ceieste. Mais.ei:tenant iomple de toutes celles qui sont visi-bles à l'œil nu, ou s'aperçoit que les nombreséprouvent un rapide accroissement quaim onapproche des bords de la 'voie lactée, banded'une couleur banrhâtre qui sillonne le < teldans presque toute sa longueur. Bien p us: l'ac-cumulation des étoiles ien scopiques le longde cette zone et des deux toram lies dans les-quelles elle se divise, surpasse riiu»giualü>n;tellement qu'eu réalité la lumière de Ih voielactee n'est que le résultat de celte accumu-lation prodigieuse d'etoiles «lotit la grandeurmoyenne peut être rapportée à la dixième ouonzième grandeur. Au contraire . les régions
du ciel correspondant aux extrémités d'un aieperpendiculaire A la voie lactée, dans le voi-sinage de la Chevelure de Bérénice ei de l'A-telier du sculpteur, sont extrêmement pau-vres en étoiles. Les choses se passent à peuprés comme si les étoiles étaient aggloméréesdans un espace de forme l« nticutaire, dontnous occuperions le centre . et dans l'immen-sité duquel noire soleil, avec tout son systèmeplanétaire , se trouve comme perdu.
I.e nombre des étoiles doit être considèrecomme réellement inüni dans le sens littéralde ce mot. I.e 22 août 471)2. W. Herschel, mumde son réflecteur de 6 tneires rie foyer, ne vupas moins de 258 04KJ étoiles traverser le chani|ide ce télescope eu 4! minutes de temps ; et l'onpeut considérer com < e certain que nous nevoyon» que la portion du ciel la pius rappro-chée de nous. Que serait-ce donc si non» pou-vions augmenter eucore la puissance de nosinstruments !
!S ebi leoses. — On distingue en divers pondsdu ciel des taches lumineuses de forme plusou moins régulière, dont quelques unes rap-pellent d une manièrefrappanie la emislituhoi.de notre voie lactée. Tel est le cas de lu nébu-leuse qui se trouve près de l'éioile V du laconstelluiion d'Andromède. Elle est visible al'œil uu , et les personnes qui ne sont pas fa-miliarisées avec l'aspect du ciel la prennenttoujours pour une comète. On en aura uneidée assez neite en imaginant que la en-niete de la ligure Ü ait pris une forme sy-métrique des deux côtés d uu axe perpen-diculaire à celte ligure dans le sens de salongueur, et que l'intensité de la lumièrede cette ligure aille en décroissant du cen-tre vers les l«>rds. Simon Murius, qui l'asignalée en 4UI2, la compare avec assez dejustesse a une chandelle vue à travers de lacorne. Elle a près d'un demi-degre de lon-gueur sur 15 a 20 minutes de largeur. M Lit-trow regarde comme probable que celte né-buleuse et toutes celles qui ont une formeanalogue sont composées d'oina» d étoiles pla-cées a unedisiance prodigieuse de nous. Quelques-uues d'entre elles sont probablement40 oOO fois plus éloignées que les etoi es lesplus vo-smes de noire soleil .et par conséquentleur lumière n'emploie pas moins de 92 500 ansè nou- parvenir. A celte distance, notre voielactée occuperait à peine un espace d'un tiersde seconde sur la voûte ceieste , et serait purconséquent tout 8 fa t invisible pour nous.
Les nébuleuses oui une grande variété d'as-pect. Parmi les plus remarquables on distinguecelle d'onon decouverte par lluygens en 1050.et celle que Luciulle a decouverte près de l>-toile V] dans la constellation australe le Chênede Charles. La première consiste eu petitesmasses ou flocons nébuleux, qui semblentadnerer vers leurs bords a une foule de peti.esétoiles, et notamment a une elOile coostdé-rab.e emouree d'une atmosphère nébuleuseremarquable par son étendue et par tu singu-larité de sa ligure. Quelques astronomes, einotamment ceux du collège romain , en com-parant «elle nébuleuse avec les diverses liguresqui en ont été données, eu ont conclu qu'elleéprouvait dans sa forme des changementssensibles et quelquefois même assez rapides ;niais MM. Arugo et llerscbel sont loin de re-garder ce fait comme certain et sont disposesa utiribuer aux variations atmosphériques et ad'autres causes semblables les differentes sigmitees.
Il est è remarquer qu'h mesure que l'on