le système solaire , où la masse la plus forte ,
• elle de J upiter, n'atteint pas un ituilièuie de
I.es mouvements des comètes ont lieu, pourque que»-uues, sur des orbites hyperboliqueset paraboliques; dans ceux des étoiles doubles,
•m observe la proportionnalité des aires aux
• enips: la loi de ratiraciion (veut donc, ù bondroit, être proclamée universelle, puisqu’elleest constatée jusqu'aux contins de l'universvisible.
Perturbations. — Mais les corps célestesagissent les uns sur les autres et sur le Soleil lui-même, et de ces oltractions diverses il ré-sulte , dans leurs mouvement', des perturba-tions que les observations font entrevoir.
Les perturbations du mouvement elliptiquedes planètes sont de deux espèces : l u les in-utilités séculaires qui affectent les éléments
• lu mouvement elliptique , et croissent avecmie extrême lenteur ; 2° les inégalités péita-liques dont les périodes sont beaucoup plus
• ourles que celles des inégalités séculaires, etqui, dépendant de la configuration des planè-tes, sou entre elles, soit a l'égard des pointsprincipaux de leurs orbites, se rétablissenttonies les fois que ces coiiligurulioos devien-neut les mêmes.
Tous les éléments des ellipses planélaires«ont Variables . Ces ellipses s'approchent ous'éloignent insensiblement de la forme circu-laire ; leurs inclinaisons sur un plan lixe et surl'écliptique augmentent ou diminuent ; leurspérihélies, c'esl-li-dire les {«dots de leurs or-bites les plus rapprochés du S«-leil, et leursnoeuds , c’est-ii-dne les points où les plans deleurs orbites coupent réc.iptique.sont eu mou-vement. Mais Lagrange a démontré que lesmoyens mouvements des planètes et que leursdistances moyennes nu Soleil, ou que les grandsaxes de leurs orbites sont invariables; et laconstance de ces éléments est un des phéno-mènes les plus remarquables du système dumonde.
Laplace et Lagrange ont démontrénussi que,quelle' que soient les masses des planètes, parcela seul quelles se meuvent dans le mêmesens et dans des orbes peu excentriques et peuinclinés les uns aux autres , leurs inégalitésséculaires sont périodiques et renfermées dansd'étroites limites; en sorte que lesystéme pla-nétaire ne fait qu'osciller autour d'un étalmoyen dont il ne s'écarte jamais que d'unetrès-petite quantité. Les calculs récents deM. Le Verrier, poussés à un degré d'approxi-mation beaucoup plus considérable que ceux«le Laplace, oui pleinement conflrméccs loisadmirables et providentielles eu vertu des-quelles le glçbe terrestre sera à jamais pré-'erve de variations considérables de tempéra-ture moyenne qui pourraient nuire ou libredéveloppement de l'espèce humaine.
Les plus remarquables des perturbations•■prouvées par le globe lerr* sire, produisent laprécession des équinoxes et la nutation.l.a première consiste dan» une rétrogradationcontinuelle des mouds de l'equaleur terrestre'Ur l'ecliptique, et est due ii la combinaisondu mouvement de rotation delà terre autourde son axe avec l’action perturbatrice du .so-leil et de la Lune sur les couches matériellesaccumulées autour de l’équateur terrestre etsans lesquelles la Terre aurait une forme par-faitement sphérique. La rétrogradation est de>0”,t0 par an, ei elle parcourt le tour ntier•le l’ecliptique dans une période de 25 8f>8 uns.t.n nutation de l'axe terrestre est un petitmouvement gyratoire subordonné à la préces-sion, en vertu duquel, >'tl existait seul, le pôle
décrirait dans l'intervalle d'environ 49 ansune petite ellipse dont le grand axe seraitde 18", 5 et le petit axe de t;t", 71; le grandnxe étant dirige vers le pète ne l’ecliptique, etle petit dans la direriion perpendiculaire.
I.oi »k Bons:. — On désigné sous le nom deBoite, astronome de Berlin , une loi très-re-marquable que l'on a observée entre les diffé-rentes distances des planètes uu Soleil. Luajoutant aux nombres
0, 3, 0, 12, 21, 48, 00, <92dont In loi est facile A saisir , le nombre con-stant 4, on obtient la sene
4, 7, il), <0, 28, 52, <00, 490qui exprime les distances du Soleil aux pla-nètes Mercure, Vénus, la Terre , Mars, Céiès ,Jupiter, Saturne et Uranus . A l'époque oùcelte loi fut signalée , on remarquait une la-cune entre Mars et Jupiter , et ou avait con-jecturé qu'il pouvait bien exister une planètedans cet intervalle. Cette prévision reçut uneronllrmaiiun singulière lorsque l'on décou-vrit 1 nouvelles planètes au lieu d'une quel'on soupçonnait. On remarqua ensuite queles distances «le res planètes étant expriméespar les nombres 21,27, 28. et 28. sont peu dif-lereuies les unes des autres, et que leurs or-bites comme leur contlguralion. semblent in-diquer quel.es proviennent d'une planèteunique que quelque cause inconnue a bnsceen fragments dans l'espace. La découverted'Uranus , est aussi postérieure h celle de luloi de Bode, et eu a donné une cnullrmationnon moins singulière.
Les satellites de Jupiter sont arrangés sui-vant une loi analogue. Car eu ajoutant T auxnombres de la sene 3, 6. 12, 21, ou trouven. 'J, 15, 27 qui expriment les distances de«es satellites a In planète. Ce qu’il y a d'as-sez remarquable, c’est qu'en diminuantd'un tiers iliacundes nombres «pii exprimentles distances exactes A la plmièie , on trouvela suite 4, 7, 11), 18 qui ne diffère que parle dernier nombre de la suite 4, 7, tu, tlidéjà connue.
Pour les satellites de Saturne , on prendra laséné 0, I, 2, 4, 8. IG, 32, «1, et on augmen-tera chacun des termes de 3 unités, ce quidonnera 3, 4, 5, 7, 11, 19, 35, 67, qui sont pré-cisément les distances des satellites à la planote, sauf l'avant dernier 35, auquel rorres-|H>nd une lacune entre le 6® et le 7* satellites.
$ 3. Mouvements apparents des corpscélestes ,
Mouvements diurnes dü ciel. — En vertu dumouvement uniforme de rotation de lu ’lerreautour de son axe , tous les astres semblentdécrire sur la voûte céleste des arcs de cercleperpendiculaires à cet axe Les plus rapprochésdu pôle décrivent des circonférences de rayonsplus petits Ceux qui sont à WP du pôle dé-crivent h» circonférence du plus grand rayon..Mais les distances respective» des étoiles entreelles restent les mêmes, comme si ces étoilesétaient invariablement llxees A la voûte cé-leste, et les déplacements angulaires qu'elles«•prouvent en tournant avec celle-ci sont«l'une parfaite uuiformité.
Les astres qui ont un mouvement propretels que les p anètes, le Soleil, la Lune , etc.,tout eu participant à la rotation diurne, parun effet combiné de leur mouvement avec«Nîtte rotation, s'écartent plus ou moins de laroute parfaitement circulaire et uniforme qu’ilsauraient suivie sans cette cause particulière.
Tous les lieux qui sont situés entre le pôle