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VENTS. METEORES AQUEUX.
•v.O
l’une est plus échauffée que Poutre, il y n unvent inférieur qui va des parties plus froidesvers le point échau f fé, et fin courant supérieurqui se dirige du point échauffé vers les par-ties plus froides.
Ouvrez, en hiver, une chambre échauffée quidonne dans une pièce froide, et placez deuxbougies allumées au bas et au haut de laporte, la direction des flammes fera voir qu’ily a un courant inférieur d’air froid qui entredans la chambre, et un courant supérieurd’air chaud qui en sort.
Dans les pays de montagnes, les vents sontpins violents; de môme que l'eau d’un fleuveoffre, à pente égale, des courams plus rapidessur un lit hérissé de rochers que sur une sur-face unie.
Brises de terre et de mer. — Sur les côtes,lorsqu'il n’y a point de vents généraux, il s'é-lève une brise de mer vers dix ou onze heuresdu matin, et une brise de terre après le cou-cher du soleil. Leur effet est augmenté ou di-minué si des vents généraux soufflent dans lemême sens ou eu &ens contraire.
Vents alisés. — A 30 degrés de distance dechaque côté de l'équateur terrestre, on irouw;des vents inférieurs constants qui soufflent duN.-E. dans l'hémisphère boréal, du S.-E. dansl'hémisphère austral ; leur force diminue àmesure qu'on s'approche de la ligne. Ainsi,dans l’Océan Pacilique le vent de N.-E. règnedu 2* nu 25 e degré de latitude boréale; celuide S.-E., du 2« au 2i a de latiiude australe.Dans la nier Atlantique, le vent de N.-E. va de8° lat. N. à 28 ou 30 lat. N. : celui de S -E., de3° lat. N. à 28° lat. S. Ces limites varient sui-vant les saisons. Entre ces courants on trouvela région des calmes. Voici un tableau des li-mites voisines de l'équateur.
Limites des vents alisés.
Limite do
Limite do
Largeur
VENT AI.1SÉ
VENT ALISE
DE LA ZONE
BORÉAL.
AUSTRAL.
I.NTF
:rmé-
DIA
1I1E.
Hiver. . .
5°
45’ N.
2° 25’ N.
3°
20’
Printemps.
5°
47’
1° 45’
4°
2’
11°
20’
3° 15’
8°
5’
Automne .
9"
55’
3° 15’
6°
40’
Atmee. . .
8°
12’
2° 20'
5°
52’
Dans la région supérieure de Pair entre lestropiques il règne un vent de S.-O. constant;ce vent règne presque constamment sur le picde Ténériffe . Delà poussière volcanique lancéedans une éruption a été transportée de l’ouestà l’est, de Plie Saint-Vincent à la Barhade. Le23 février 1835, les rues de Kingston (Jamaïque )furent remplies par les cendres projetées parle volcan de Cosiguina, dans l'état de Guati-mala, qui est au S.-O. de Pile .
Vers le 30° de latitude, le courant de S.-O.s'abaisse à la surface de la terre, et il en ré-sulte ce vent presque constant qui favorise lesvoyages des Etats-Unis en Europe : 23 jourssont, d'après une moyenne de t» années, le tempsnécessaire pour aller de New-York a Liverpuol ;pour aller de Liverpoot à New-York la moyenneest de -40 jours. Sur In ligne de contact de ce ventet de Palisé il y a souvent des calmes, des ventschangeants et des coups de vent. Ce courant sepropage jusqu'en Europe , et cause la prédo-minance des vents de S.-O. qu'on y remarqueIVoy. le Tableau, colonne 3481. Après eux, <esont ceux de N.-E. qu'on observe le plus sou-vent dans les latitudes moyennes.
Les mocssons sont des vents qui régnentdans l'Océan Indien et dont la direction va-rie dans les différentes saisons, l'n tableau
dressé par M. Kæmtz, d’après de longues sé-ries faites à Calcutta , nous donne les résultatssuivants :
Fréquence relative des vents dans l'Inde et L'Océan Indien .
RAPPORT DES RAPPORT DES VENTSVENTS D'OHEST A DD SCD A CEUX l>0CECX d'est. NORD.
Janvier,
<, 89
0, 25
Février,
1 , 34
0, 03
Mars,
1, 29
3, 48
Avril,
1, 95
12, 88
Mai,
0, 8i
11, <1
Juin,
0, 85
10, 10
Juillet,
0, 75
14, 2!)
Août,
0, 04
0, 03
Septembre,
ü, 58
4, 43
Octobre,
2, 10
0, 42
Novembre,
2. 82
0, 07
Décembre,
3, 47
0, 03
On voit
qu’en hiver
ce sont les vents du
N.-O. qui dominent dans Plnde. Mais enmars, les vents du S. sont plus fréquents queceux du N., et vers le solstice d'été le ventsouffle du S.-S.-E., direction diamétralementopposée ô celle de l'hiver.
Vents de la Méditerranée. —En été le solbrûlant du désert de Sahara détermine unvent de N. presque constant; en hiver, c'est lecontraire, parce que le sable du désert rayon-nant plus que la mer se refroidit aussi plusvite qu’elle.
Vents changeants dans l’Edrope moyenne. —Us sont liés à des différences de températuredans des pays voisins, et leur combinaisonentre eux et avec les vents régnants amènedes directions qui peuvent être dans tous lesazimutlis possibles.
A Paris , les vems de S.-O. sont plus com-muns en hiver, ceux de N.-E. en été.
Propriétés des vents. — E'Ies tiennent nupays d’où ils proviennent. 1° Vents froids :le vent du nord appelé bora en Dalmatie ,gallego en Espagne , bise dans les vallées duUliône; le vent du S. connu sous le nom demistral dans le midi de la France . 2° Ventschauds : le samun de la Perse et de l’Ara-bie vient du désert de Sahara ; sa chaleur estsouvent de + 50° cent, et il chasse devant luile sable brûlant du désert. A la Louisiane , auChili et dans les grandes plaines de l’Oreno-que, à la Nouvelle-Hollande, les vents de terresont très chauds. Il en est de même du si-rocco de l’Italie et du solano de la Pénin-sule ibérique .
§ 3. Des météores aqueux.
Nous désignons sous ce nom avec M. Kæmlztous les phénomènes de l'atmosphère danslesquels Peau joue un rôle quelconque, qu'ellesoit à l’état liquide, solide ou aérifornie.
Hygrométrie. — Le météorologiste détermi-nera d’abord la quantité de vapeur d’eau dansPair. On sait que l’humidité que nous sentonsdépend t°*de la quantité de vapeur d’eau quePair contient, 2° de sa température. En hiveri'air nous paraîtra humide, quoiqu'il con-tienne moins de vapeur d’eau que Pair quinous paraîtra sec en été.
Les hygromètres de Saussure et Daniel! sontsujets à de graves inconvénients dans la pra-tique de la météorologie. L'instrument qu'ondoit préférer actuellement, c'est le psi/chro-mètre d'August, quoiqu'il oe soit pas à l'abride toute critique. Il consiste en deux thermo-mètres aussi semblables que possible el exnr-