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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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3.*>| M ÉT KO B OLOGI £ ET PHYSIQUE DtJ GtOUE. Ô5*i

minent comparés, portant des divisions assezgrandes pour qu’on puisse bien estimer un• iiiiéme ne dégré; la cuvette de l’un des ther-momètres est entourée d’un linge, ou mieux■ l'une mousseline. Ou humecte cette «aze avec..e l’eau avant l’observation; fenu en s'évapo-rant fait baisser le thermomètre qui finit purre-terstatumnnire. on noteledegre où il s'estnrretp, puis celui de l'autre thermomètre. Ap-pelons t le degre marqué par le thermomètre>ec : t' le degré indiqué par le thermomètrehumide en degrés oentig.; b la hauteur dabaromètre en milli. -oient de plus e et e' lesélasticités de la vapeur aux températures cher-- hées t et l'\ et K la tension de -a vapeur ex-primée par la hauteur en milli. de la colonnemercurielle à laquelle elle fait équilibre :un a :

E = «'— 0,000804 b.

Si la boule du thermomètre mouillé estrouverte de glace la formule devient

E = e’ — 0,000748 ff-n b.

Maintenant, si l’on veut estimer, seulementapproximativement, la quantité de vapeureau correspondant à une tension donnée, onrappellera que le nombre qui donne la ten-sion de la vapeur en millimétrés exprime aussitrès-approiimativement en grammes le poidsde la quantité de vapeur correspondante con-tenue dans un mètre cube d'air.

Variation diurne de l’état hygrométriquede l'air. — La science ne possédé pas un grandnombre d'observations sur ce sujet ; celles quiexistent sont dues à MM. Neuber, Kuppfer etKœmtz. Ce dernier, qui observait à Halle, adéduit des siennes les résultats suivants.

C'est au lever du soleil que la quantité devapeur d'eau est la plus petite dans l air. Ce mi-nimum vient un peu plus tard que celui de latempérature ivoy. col 3415) ; mais celle-ci étantfort basse, l'air est très-humide.

A mesure que le soleil s'eleve, l’air devientplus sec, quoiqu’il se charge toujours de nou-velles vapeuis; le maximum coïncide à peuprès avec celui de la température. En hiver,c'est dans l'après-midi. pois lorsque le ther-momètre baisse, la vapeur se condense à l'etatliquide autour des corps froids.

En été, la quantité de vapeur augmente dansla matinée; mais le maximum a lieu avantmidi un peu plus tût. un peu plus tard, suivantles mois. Puis elle diminue pendant toute l’a-près-midi jusqu'au moment du maximum dela temppratuie.

Elle augmente de nouveau à partir de cetinstant, et atteint un second maximum vers lecoucher du soleil; puis elle va en diminuantassez régulièrement jusqu’au lever du soleil.

Au boni de la mer, la quantité ne vapeurd'eau va en augmentant assez régulièrementdepuis le matin jusque dans l'apres-midi, oùse trouve le maximum.

Sur les montagnes, l’accroissement de laquantité de vapeur dans la journée et la dimi-nution le soir sont très-rapides, ainsi que>1. Kœmtz l’a observé »ur le ftign180U met.)et sur le Fmilhorn. 1 2(581! m.

Variation annuelle de la quantité de va-peur deaü. — C'est en janvier que cette quan-tité est la plus faible , quoique l'humidité re-lative ne soit inferieure qu'a relie de décem-bre. Cette quantité va en augmentant de jan-vier d'aboro leniemcnt, puis plus rapidementen mai et juin. En juillet, la quantité de va-peur est aussi grande que possible , quoique,grâce a la température elevee de ce mois, l’airSoit prcsqu'iMHM sec qu'en août , où il atteint

son maximum de sécheresse. Puis la quantitéde vapeur va en décroissant jusqu’au-mois dejanvier, où il atteint son minimum.

Le tableau suivant donne une idée de cettemarche à Halle,dans le ce ire de l'Allemagne ,pendant les années (8:s8 et 1839. Partout où on aétudié jusqu'ici l'etat hygrométrique de l'air,ou a trouve une marche analogue , même àHonores dans l'Inde , où Prinsep a fait une lon-gue sérié d observations.

Tension rie la vapeur d'eau, et humiditérelative dans les différents mots.

TENSION

DE la

Humidité

vapeur

d’eau.

RELATIVE.

Janvier.

A mm 509

85,0

Février.

4,

749

79,9

Mars.

5,

197

76,4

Avril.

6 ,

247

71,4

Mai.

7,

836

69,1

Juin.

10,

843

69,7

Juillet.

11.

626

66,5

Août.

10,

701

66,1

septembre.

9,

560

72,8

Octobre.

7,

868

78,9

Novembre.

5,

644

85,3

Décembre.

5,

539

86,2

Commuons uyorométriques db différentsroi NT8 sur la terre. — Apres cel es des tempé-ratures, il n'en est point qui aient une plusgrande influence sur la vie des végétaux etde» animaux.

I.a quantité de vapeur d'eau diminue enallant de l'equateur au pâle. Sur nier, Pair estpre'que toujours voism du point de satura-tion , c'e-t-à-dire qu'il sufilt que la tempéra-ture 6'abaiSf.e de- quelquesdegres pourque celtevapeur passe à l'etat liquide. A mesure qu'ons'avance dans les terres, la quantité de vapeur “est moindre.

La sécheresse de Pair est extrême dnn« lessteppes de la llussie, les plaines de l'Oiénu-que, l’intérieur de la Nouveile-Holldiide et lesdéserts de l’Afrique .

Conditions uyorométriques suivant la hau-teur. — 11 est evmenl a priori , et Pexpé-rience prouve que a deni-iié de la vapeurdiminue à mesure quon s’élève dans Paimos-plière 11 s'agit donc uniquement de l'humi-dité relative de ['atmosphère.

On admet généralement que Pair est plussec dans les régions supérieures Par un tempsserein , il est vrai que la sérberes»e de Pairest exirême sur les hautes montagnes; laneige s’évapore sans mouiller la terre; maislorsque ces mêmes montagnes sont entouréesde uuuge, Pair est sursaturé de vapeur d eau,et en somme il est au moins aussi humide quedans les plaines. Pendant un séjour de 9 se-maines sur le liigi , Pair contenait, eumoyenne , 84,3 pour cent de la quantité devapeur nécessaire pour le saturer, et a Zurich seulement 74.6 Apres 11 semaines d'observa-tions sur le Faulhorn, le ropporl avec Zurich était comme74,4 est à 74,8, c’est-à-dire aussi «humide eu moyenne dans la plaine que sur lsmoniagne. Eu )833, qui fut mie année plu*vieuse, l’humwliie fut de 8>,5 sur le Faiilborn,et seulement de 73,3 à Zurich . Ces phénomè-nes, étudies par M. Kœmiz, sont liés à ceux ' udecroissement de la température, qui est plusrapide par les temps couverts que par lestemps tereins.

Influence des vents sur les conditions hy-grométriques de l’atmosphère. — On sait, enthese générale , que les vents du nord cl del’est sont secs. Voici le-rapports exacts de leurSécheresse relative, d'agrès quatre année»