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le ciel reste clair pendant toute la ma inée;bientôt des cumulus se forment, se conver-tissent en curnuio-stratus, et il pleut dansl'après-midi.
Pluie et neige. — Quand les vésicules desnuages grossissent, elles deviennent plus lour-des et tombent ; si l'air est sec, elles s'éva-porent en partie pendant leur chute, et iltombe plus d'e<<u sur les parties elevées quesur la terre; si Pair est chargé de vapeurs,les gouttes d'eau les condensent autour d'ellespendant leur chute, grossissent, et alors lapluie est moins abondante en haut qn'en bas.
En comparant les quantités de pluie tom-bée pendant l'année <830 dans la cour et surla terrasse de l’Observatoire de Paris , ontrouve qu'elles sont dans le rapport de 11 à10 pour une différence de niveau de 28 mè-tres. Ou mesure la quantité de pluie au moyendes pluviomètres ou ombmmètres. Le plusparlait est celui de M Uornero Zurich ; il con-siste en un entonnoir au-dessous duquel estun petit bateau divise en deux compartiments.Ce bateau bascule avec une extrême facilite;et des qu'un centimètre cube d'eau est dansl'un des compartiments, il s'abaisse, se vide,et l'autre compartiment vient se présenter al'extrémité inférieure de l'entonnoir. Une rouedentée communiquantavec uneoiguilîe donnete nombre des oscillations et par conséquentle nombre de centimètres d'eau qui sont tom-bes i Voyez Kæmtz, Traité de météorologie, 1.1,p. 413.»
Quelquefois les gouttes de pluie tombent ge-lées, c'est ce que l'on nomme des giboulées.>i elles gèlent en touchant le sol, elles formentdu 'verglas : ces deux phénomènes annoncentle dégel.
Quand Pair est à une température voisinede zéro, la pluie tombe à l’etat de neige ; maisplus le thermomètre descend au-dessous dupoint de congélation, moins elle est abon-dante, parce (pie la quantité de vapeur d'eaudans l'air diminue à proportion.
La neige est formée par la cristallisai iontranquille de gouttes d'eau ; ces cristallisationsde forme très-variée peuvent se ramener à cinqtypes environ. Ils ont été surtout étudiés parScuresby.C'est par un temps calme et un air purque se forment les nlus belles cristallisations.
Par un grand froiu, lorsque te ciel est serein,on remarque souvent de pentes particules gla-cées qui flottent dans Pair et brillent auxrayons du soleil, ce sont des vapeurs qui s’é-lèvent de la terre et qui se congèlent. M. deHumboldt el d'autres ont vu de la pluie tom-ber d’un ciel serein; c'est que des vapeurs sesont condensées sans passer par l’état vésicu-laire.
La quantité de pluie qui tombe en une seulefois est souvent très-considérable. En cinqheures de temps , l’illustre voyageur quenous venons de nommer a vu tomber près duItio-Negro 47 millimètres de pluie ; une autrefois, en trois heures, 31 mm .5 : à Bombay, iltomba chaque jour, pendant un certaintemps, t 08 »nm d'eau. L'amiral Houssin a ob-servé à Cayenne que pendant une pluie quidura de 8 heures du soir jusqu’à (j heures dumatin, il tomba 28ü mn *de pluie.
Dans les latitudes septentrionales les pluiesne sont plus aussi ubondantes. Toutefois, iltomba une fois à Joyeuse en un jour une pluie de250*®*», et à Genève de en trots heures.
Pluies entre les tropiques. — En mer, ellessont milles dans la région des vents alisés ,le ciel est toujours serein ; mais il pleut sou-vent dans la région des calmes.
Dans les In res où les vents alisés ne souf-
flent pas aussi régulièrement,il y a deux saisons:celle des pluies et celle de la sécheresse. Voici’suivant M. de Humboldt, la succession desphénomènes dans cette partie de l’Ameriquedu Sud qui se trouve au nord de l'équateur. Leciel est serein depuis décembre jusqu'en mars,Pair est sec, et les plantes sont privées de leursfeuilles. Les vents sont à PE ou à PE.-N.-EVers la lin de mars le ciel est moins serein.l'hygromètre annonce plus d’humidité dansl'air; les arbres commencent à pousser desbourgeons ; une légère brume voile quelque-fois le soleil; lèvent alisé souffle moins fortet est interrompu par des calmes ; de grosnuages, semblables à des montngnes,s'entas-sent dans le S.-S -O. ; des orages fréquents semontrent dans le S.; la quantité d'electricité at-mosphérique augmente surtout au coucherdu soleil, et la saison des pluies commencevers la Un d'avril. Alors le ciel est gris; il va des orages tous les soirs; el bientôt, lorsquele soleil est nu zénith, ils commencent dés lematin. Dans la plupart des contrées, la nuitest sereine ; mais il en est où il pleut aussipendant que le soleil est sous l'horizon.
L’air est alors si humide, mémo en Afri-que , que les vêtements, les souliers sont imbi-bés d’eau , et les habitants se trouvent dansun bain de vapeur permanent. C'est aussi lasaison des fièvres et des autres maladiesendémiques. La saison des pluies coïncide, pourchacun de ces pays, avec la présence du soleilau zénith.
En Afrique , près de l'équateur, elle com-mence en avril ; dix degrés plus au nord , surles bords du Sénégal , elle commence en juin,et elle dure jusqu’en septembre. En Amérique ,les pluies surviennent, à Panama , au com-mencement de mars; à Saint-Vélos de Cali-fourni, nu milieu de juin.
Dans la presqu'île de l'Inde , la saison despluies est pendant la mousson de S.-O. sur lacôte occidentale; pendant celui de N -E., surla côte orientale. Les vapeurs poussées par cesvents se condeiiseut sur les sommets des Ga-tes et retombent à l'etat de pluie. La quantitéd'eau qui tombe dans une seule de ces soisonsest très-supérieure à celle qui tombe cheznous pendant toute l'année, elle s'élève sou-vent à U)0 el même 325 centimètres.
Ploies dans des latitudes plus élevées. —A mesure qu’on s'éloigne de l’equateur, l’alter-nance régulière d'une saison de pluies avecune saison sèche disparaît ; ainsi, déjà sous lalatitude de Madère, il pleut pendant toute l'an-née et plus abondamment en hiver qu'en été,tandis que c'est le contraire entre les tropi-ques.
Vents pluvieux en Europe . — On peut,sous ce point de vue, distinguer trois climatsen Europe : celui de l’Angleterre et de laFrance occidentale, qui s’étend très-loin dansl'intérieur du continent ; celui de la suède etde la Finlande , et entln celui des côtes sep-tentrionales de la Méditerranée. Dans cetteportion de l'Europe qui est au nord des Al-pes et des Pyrénées , les vents du S.-O sontchargés de vapeurs qui s’élèvent sur la mer;arrivés dans des latitudes plus froides, ces va-peurs se précipitent. M. de Bûcha fait un re-levé de tUO pluies tombées à Berlin , el il atrouvé le rapport suivant :
Fréquence des pluies par les différentsvents.
Vents. Nombrr des pluies
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