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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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CHALEUR A LA SURFACE DU CLORE.

5S8

NOMBRE DES PLCItS.4 010.2

32.8

21.8iM

Oo trouve le même rapport en tenant comptede la fréquence relative des vents. C’est en hi-ver que lus vents du nord amènent quelque-fois une pluie à larges gouttes et de courtedurée, tandis que celles produites par lesvents de S.-O. sont Ûnes et continues.

En Scandinavie il pleut pendant des Jour-nées entières; sur toute la côte de Norwege ,les vents de s.-o accumulent sans cesse lesnuages qui s’arrêtent sur la crête des AlpesScandinaves. Pendant ce temps le ciel est sereinen Suède et il y tombe à peine quelques gouttesde pluie.

Dans ce dernier pays il pleut par des ventsd’ést qui amènent les vapeurs de la Baltique etdu golfe de Bottinie. A Saint-Pétersbourg enfin,il pleut par tous les vents.

Quantité us pluie dans les diverses sai-sons. — Elle diminue à mesure qu’on s’avancedans l’intérieur des continents, sur la côte oc-cidentale de l’Angleterre, elle est de 91 centi-mètres par an ; sur lu côte orientale et à l’in-térieur, de 3t. Sur la côte de France et de Hol-lande, elle est de 07 ; de 65 dans l'miérieur deces deux pays. Dans les plaines de l'Allemagne ,5i; et à Pétersbourg et Bude, seulement 35 a37 Le nombre des jours de pluie qu’on comptedans l'anuce continue ce résuliat.

Nombre des jours de p/uie.

Angleterre et France occidentale, 152

Centre de la France, t47

Allemagne centrale, 141

Bude (Hongrie ), 112

Kasan, 90

Si nous exprimons par 100 la quantité totalede pluie qui tombe dans le cours d'une année,nous aurons, pour chaque suison, les propor-tions suivantes :

Verts.

S.-E.

S.

S.-O

O.

S.-O.

Quantité relative de pluieii iv En.

Angleterre occidentale, 26 ,\

Intérieur de l'Angleterre, 23,0

France occidentale, 23,4

France orientale, 19,5

Allemagne , 18,2

Fetersbourg, 13,6

Bergen est la ville de l'Europe où il pleut leplus. I.a quantité d'eau qui y tombe dans unan s’élève à 224 centimètres.

De la ploie son les bords de la Méditer-ranée , — Sur les bords de la mer, dans la val-lée du Rhône, la quantité totale de pluie est àpeine supérieure a celle de l'Allemagne , maissa distribution dans les différentes saisons del'année est très-différente. En été, il tombeà peine 10 p 100 de la quantité annuelle,mais en automne 40 p. 100. A mesure qu'onremonte le tleuve, la quantité des piuies d'étéaugmente incessamment; néanmoins on trouveencore à Genève des traces de la constitutionmétéorologique méditerranéenne. Sous lepoint de vue de la quantité absolue de pluie ,M. Schouw divise l'Italie septentrionale enbande alpine , bande transpndane et bandecispadane. Cette quantilé diminue à mesurequ'on va du nord au sud, elle est plus consi-dérable sur la côte orientale que sur les rivesde l’Adriatique . Dans le nord ce sont les ventsde N. et de N.-O. qui condensent et précipitentdes vapeurs que les vents de S.-U. ont amenéeset accumulées sur les Alpes. A Rome , il pleutpar les vents du sud et du nord, rarement avecles vents intermédiaires. En Syrie il pleut àpeine en été, mais beaucoup en hiver; il enest de même sur tout le pourtour du bassinméditerranéen.

§ De la distribution de la chaleur à lasurjace du globe.

Deux sources de cualeer. — Le soleil est lasource calorifique qui tend sans cesse à éleverla température du globe terrestre et celle del’alinospbere qui l'environne.

Si le soleil n’existait pas, le globe et son at-mosphère rayonneraient sans cesse vers lesespaces planétaires dans lesquels ils se meu-vent, et leur température irait en s'abaissantcontinuellement jusqu'à ce qu'elle fût la mêmeque celle de l'espace céleste.

Moins le soleil est élevé au-dessus de l'ho-

dans les diverses saisons.

PR1NTEMTS. ÉTÉ. AUTOMNE.

19,7 23,0 30,9

20.6 20,0 30,4

18.3 25,1 33,3

23.4 29,8 27,3

21.6 37,1 23,2

19.4 30,5 30.5

mon . et plus son action échauffante est fai-ble, parce que ses rayons traversent une plusgrande épaisseur d’atmusphère, et que la plu-part rasent la surface de la terre sans la tou-cher. De là la basse température des régionspolaires pendant toute l'année, et celle de nosclimats en hiver.

Vhèliothermomètre de Saussure nous donneun moyen de mesurer cet affaiblissement gra-duel de la chaleur des rayons solaires, il s«compose d'une boîte noircie et formée ducorps mauvais conducteurs; celle boîte est per-cée d'une petite fenêtre composée d'une ou plu-sieurs lames de verre bieu transparentes der-rière lesquelles est un thermomètre à boulenoircie. On expose cct instrument au soleil demanière à ce que ses rayons tombent perpen-diculairement sur la fenêtre, et échauffent lethermomètre.

Toutefois, il faut apporter une petite correc-tion à ces résultats. En effet, ce thermomètres'échauffe par les rayons du soleil, mais aussipar Faction du milieu ambiant dont la cha-leur pénètre toujours un peu à travers les pa-rois de la bolie. Pour apprécier celte quantitéon interpose, pendant une minute, entre le so-leil et l'instrument, un corps opaque telqu'une planchette de bois. Le thermomètremonte, je suppose, de 0°, 3 ; on en leve l'écran,et, pendant une minute , il monte sous i'in--fiuence des rayons solaires de i°, 5. On replacel’écran , il monte de nouveau de 0°, 1 en uneminute.

Il est évident que, dans la seconde minute,pendant qu'il était expa-ê à l’action des rayonssolaires, il est monté, eu vertu de la tempéra-0, 3 4- 0,1

ture du milieu ambiant de — - -et par

conséquent seulement de 1°, 5 — ü«, 2 = 1°, 3,en vertu de l’action des rayons solaires. Par unjour serein, voici les résultats qu’on obtient enexposant l'instrument 5 Faction du soleil pen-dant qu'il s'abaissu sur l'horizon.