Buch 
Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
Entstehung
Seite
363-364
JPEG-Download
 

5 G.j

564

MÉTÉOROLOGIE ET PHYSIQUE DU GLOBE.

des étés augmentent à mesure qu’on pé-nétré dans le continent européen . Celte loiest générale , car elle se reproduit dans lapresqu’île Scandinave et sur le continentméricain.

ISOCUIMÈNES ET ISOTDÈRES. — CODCeVODSune ligne passant par tous les points de laterre qui ont la même température moyenneen été, ce sera une ligne isothère. Celle quipassera par tous les points ayant la mêmetempérature moyenne en hiver prendra lenom d 'Isochimène. Ces courbes seront loinde coïncider avec les parallèles qui passent partous les lieux équidistants de l’equateur; dansl’ouest de l’Europe leslsochinièiiess’abaissentvers l’équateur et dans l’est elles s’élèvent versle pôle; c’est le coutraire pour les isotbères.Onconçoit l’influence de ces lignes sur la végé-tation et l’existence des animaux. Ainsi, l’é-lan, le plus grand des cerfs, se trouve encoreen Suède par 65° de latitude ; dans l’intérieurde la Sibérie il ne dépasse pas 135°. Le hêtreI Fagus sylvatica ) s’avance en Norvège jus-qu'à Bergen par 60° 24’; en Lithuanie jus-qu'au 55 e , et dans les montagnes de la Cri-mée jusqu’au 45 e environ.

TEMPERATURE MOYENNE DE l'ANNEE. — La

table «de la col. <55bdu supplément donne latempérature moyenne d'un grand nombre delieux sur la terre, rangés dans l’ordre de cestempératures. Tous les points dont l’élévationn'est point indiquée, sont situés au niveau outres-peu au-dessus du niveau de la mer.

Différence de température a latitudeégale. — En général la température va encroissant du pôle à l’équateur; toutefois il y aune foule d'exceptions qui inürnient cette ré-gie. Elles reconnaissent les causes suivantes :

t° Les vents. Ils rafraîchissent l’air despays situés près de l'équateur et réchauffentcelui des régions septentrionales.

2 U Le voisinage des grandes mers produitun effet analogue. En effet, les vents alizés•le l'Atlantique déterminent dans la mer ungrand courant qui se dirige vers l’ouest etse sépare en deux branches au niveau de laFloride orientale; l’une descend vers le sud,l’-auire se précipite avec impétuosité dans lecanal de Bahama , où elle aune températurede27°;puiselle remonte, sous le'nom de Gulf-Stream, le long de la côte est de l’Amériquedu nord en augmentant de largeur et eu di-minuant de vitesse.

A la hauteur de Terre-Neuve, le Gulf-Stream se dirige dans l'est pour redescendre le longdes côtes d’Afrique , dont il tempère le climatbrûlant ; mais il envoie une branche dans lenord qui emporte sur les côtes occidentales del’Ecosse des graines, des fruits d’Amérique et les débris des naufrages qui ont Heu prèsdes Antilles .

Ce courant s’élève encore pins haut dans lenord, car j’ai trouvé, moi-même, des grainesde Mimosa scanaens au cap Nord, et latempérature élevée delà surface de la mer en-tre le Spitzberg et le cap Nord (-|- 3°) nesaurait s'expliquer autrement.

Déjà , en 1780, Blagden et Francklin re-commandaient aux navigateurs de s’assurerparle thermomètre, s’ils étaient dans leseaux du Gulf-Stream , et eutre 40<> et 41° delat. M. de nurabotdt a trouvé sa températurede 22o,5, tandis qu’elle n’était que de 17°,5en dehors du courant.

Les Floridesont uue température supérieureà celle des Canaries , qui sont sous la mêmelatitude; mais le Gulf-Stream quittant l’A-mérique vers le 50 u de Int., la températuredécroît plus rapidement sur les côtes orien-

tales du nouveau cootinent que sur les côtesoccidentales de l'Europe , comme le montrele petit tableau suivaut :

COTE 0. D'EU-ROPE .

41°,33’ lat.52, 303, 2370, 50

TEMPERATURE COTE E. D AME-

MOYENNE. RIQUE.

15° 380,24’ lat.

10 4I, 30

5 44, 51

0 51, 57

C’est l’influence combinée du Gulf-Stream et des vents de S.-O. qui adoucit le climat dela Norvège , au point de produire une diffé-rence de température de 10° à latitude égaleavec la côte de l'Amérique .

Ainsi, en Amérique on trouve une tempé-rature annuelle moyenne, de 0° par 52° lat.N., et eu Norvège , par 71° lat. N.

Température de l’équateur. — M. de lluni-boldtl’afixéeè 27°,5. Elle est probablementplus forte daos l'iutérieur des terres. Le peud'observations que nous possédons sur cellede l'Afrique continentale, portent à croirequ'elle est de 29°, même à 300 m. au-dessusdu niveau de la mer.

Isothermes. — Si on réunit par des lignestous les points du globe dont la tempéra-ture moyenne est la même , les courbes quien résultent prennent le nom d 'isothermes,que M. de Humboldt leur a donné, en tra-çant leur direction sur l'hémisphère boréal.\oici le parcours de quelques-unes d’entreelles :

L'isotherme de 25° commence sur la eô:couest de l’Amérique , (lat. 10°,50), un peu aunord d'Acapulco , passe par Vera-Cruz.au nordde la Havane , descend vers l’embouchuredu Sénégal , coupe les extrémités septentrio-nales de la mer Bouge et du golfe Fersique,pour Unir au nord de l’Iie Luçon, par 17°lat. N.

Isotherme de 20°. En Californie elle setrouve veis 28 u lat. N. et marebeà peu prèsparallèlement à la précédente, passe eutreMadère et Tenériffe, un peu au nord d’Alger ,entre le Caire et 1 Ile de Crêie, et se termineen Chine, près de Nankin .

L’isotherme de 15° coupe la côte o del’Amérique , près de San-Francisco ( lat.37°,48), passe dans l’état de Délawaré , entre3/o et 38 lat.: puis s’élève vers le nord, at-teint la frontière septentrionale du Portu-gal , passe un peu su nord de Home, descendvers la Turquie septentrionale et se termineau Japon méridioual , par 32°,45 lat. en-viron.

L’isotherme de 10° est au niveau de l’em-bouchure de la Colombia , sur la côte occiden-tale d’Amérique ; elle descend ensuite dans lenord de l’état de l’Ohio, passe à New-York puis s'élève brusquement, atteint presque laville de Londres, coupe la côte de France près de Dunkerque ; puis redescend dans l’est,passe près de Prague, suit le nord de la merNoire , et se termine probablement à HleNi-pon, dans le Japon .

Isotherme de 5°. Sur la côte ouest de l’A-mérique , elle se trouve par 58° environ, coupele lac Michigan , traverse l’état du Maine,passe au sua de Terre-Neuve , au nord desFéroe, coupe la côle de Norvège à Dron-theim, redesceud vers le sud de l’autre côtédes Alpes Scandinaves, se dirige au nord deStockholm et au sud de Moscou , vers la côteasiatique qu’elle atteint au niveau de lachaîne des Kuriles.

L'isotherme de 0° doit se trouver par la la-titude du Labrador; puis elle coupe la pointesud de l'Islande , s’élève jusqu'au cap Nord de