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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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*(i") TEMPÉRATURES DES SOURCES ET DES MERS. Sü(i

la Norvège , descend parallèlement à lachaîne Laponne, passe au nord du golfe deBothnie, au nord de Kasan , et vient couperla côte est du Kamtschalka, vers le 50° de la-titude.

Ces lignes sont les seules qui fassent le tourdu globe. Celles au-dessous de zéro s'étendentde l'Amenque septentrionale au nord de laSibérie et reviennent 6ur elles-mêmes. Ellesue sont pas encore bien connues.

La température du pôle boréal est de — 8°a 10°, suivant toutes les probabilités.

Pôles do froid. — ils ne coïncident pasavec les pôles terrestres. Il y eu a deux dansl'hémisphère boréal : l'un au nord de l'Amé-rique , vers 78° latitude et 90 i> longitudeouest; l'autre au nord de la Sibérie , par 79”latitude et 70° à ttü° longitude est.

TEMPÉRATURE DE l’HÉMJSPHÈRR AUSTRAL. —Elle est beaucoup moins connue. Un seul faitparait hors de doute, c'est qu'a latitude égale,le climat est plus froid que dans l'hémisphèreboréal; aussi la calotte des glaces polairesaustrales occupe-t-elle une bien plus grandesurface que celle de l'hémisphère opposé. Lesoleil séjournant envirou (3 jours de plus dansl’hémisphère boréal ( col. 324 |, on comprendque celui-ci s’échauffe davantage. L’absenced'un grand courant équatorial allant vers lepôle austral, si elle était constatée, compléte-rait cette explication.

Tempêratcre do sol.— Imaginons une sériede thermomètres enfoncés dans le sol à desprofondeurs différentes; si on lit tous lesjours leurs indications, on trouvera que ceuxqui ne sont enfoncés qu'à 2 décimètres oumoins indiquent encore la variatiou diurnede la température ; à 6 décimètres ils nedonnent plus que la moyenne diurne; plusprofondément, à 3 mètres environ, la moyennemensuelle ; enfin à 10 mètres environ, unetempérature qui s'écarte peu de la moyenneannuelle.

En outre, la marche d£ ces thermomètresn’est pas la même que -celle des instrumentsexposés à l'air libre; plus ils sont profondé-ment enfoocés, plus leurs maxima vienuentlong-temps après ceux de l'air, à causedu temps que la chaleur atmosphérique metà se propager jusqu'à leur cuvette. Ainsi àBruxelles , un thermomètre enfoncé de 3 m.88 avait son maximum en septembre, sonminimum en avril, tandis que le maximumde l'air est en juillet, le minimum en jan-vfer.

Le thermomètre placé dans la cave de l’Ob-servatoire de Paris , à 28 mètres au-dessousde la surface du sol, marque constamment11°,7. Les faits précédents résultent des expé-riences faites à Paris par M. Arago et àBruxelles par M. Quetelet.

Dans l'Amérique tropicale, où la variationannuelle est très-faible, il suffit, comme l'afait M. Boussingault, d’enfoncer le thermo-mètre à 5 ou G décimètres pour trouver latempérature constante.

Au moyen des températures du sol, le mêmesavant a déterminé la température moyennede 128 points situés entre 11° lat. N., et 5° lat.S. En adoptant 1<>,5 comme températuremoyenne de la limite des neiges éternelles àune hauteur de 4 Kt>0 mètres, sur la mer, ontrouve que le décroissement de la tempéra-ture est de 1° pour 176 mètres, nombre quiD’excède que de 8 mètres celui trouvé parM. de llumboldt en étudiant les lois du dé-croissement delà température de l’air.

M. Bischoff a fait des observations analoguesdans le Siebcngebirge et dans les Alpes au

moyen d'une bouteille d'eau plongée au fondd'un trou du 13 décimètres de profondeur,dans lequel il enfonce une caisse en formede prisme à base carrée. Après avoir laisséséjourner la bouteille pendant plusieurs se-maines, il la relire et prend la températurede l’eau au moyen d'un thermomètre très-sensible. H s'est assuré de cette manière quela loi de M. Boussingault se vériGait aumoins jusqu'au 51 e de lat. N., et il a trouvéqu’entre 48° 10' et 4G<> 12' lat. N., la tempe-rature moyenne de l’année est 0° à unehauteur de 1983 mètres; et qu'en adoptant2GG5 comme la limite moyenne des neigeséternelles , on trouve que la températuremoyenne de l'air à cette hauteur est de-3°, 7.

Température des socrces. — Les sourcessont entretenues par les eaux pluviales quis'infiltrent lentement dans des couches de laterre dont elles prennent la température. Sices eaux se réunissent dans des réservoirs si-tués assez profondément pour n'étre plus in-fluencés par des variations diurnes et men-suelles, elles auront, en sortant, une tempéra-ture qui se rapprochera de celle de l’année.Elle sera au-dessous, si ces sources provien-nent de sommets élevés; au-dessus, si ellesviennent d’une grande profondeur, on peutdéduire les résultats suivants des travauxde M .M. de llumboldt, Wahlenberg, de Buch,Erman, (iuppfer et Hi6choff.

Dans l’Europe occidentale, la températuredes sources est à peu près égaie à la moyenneannuelle. Dans le centre du continent, au norddes Alpes , leur température est plus élevée.En Italie et entre les tropiques, elle est plusbusse.

M. de Buch a fait voir que ces différencesétaient en rapport avec les quantités relativesde pluie qui tombent dans chaque saison. EnAngleterre, où il pleut autant en hiver qu'enélé, la température des sources est celle de lamoyenne annuelle. En Allemagne , où il pleutdavantage en été, elle lui est supérieure ; enfinelle lui est inférieure en Italie et entre les tro-piques, où il ue pleut que dans la saisonfroide. Les puits couverts peuventaussi donnerune estimation approximative de la moyennede l’année, si leur profondeur totale est com-prise entre 15 et 25 mètres, et celle de l'eauentre 5 et 10.

Sources thermales. — Toute source dontla température est de plusieurs degrés au-dessus de la moyenne de l'année peut êtreconsidérée comme thermale, puisque sa tem-pérature ne dépend pas uniquement de Cellede l'atmosphère.

On les trouve dans des plaines et sur dehautes montagnes; cependant c'est dans h s

randes chaînes qu'elles sont surtout nom-

reuses. Beaucoup d'entre elles ont une tem-pérature comprise entre 20 et 40°. Un pluspetit nombre dépassent 50 ou 60'\ La lislosuivante donne l’indication de quelques-unes.Il y a presque toujours plusieurs sourceschaudes dans un même lieu ; nous indiquonstoujours celles dont la température est la plusélevée ; car, chez les autres, on est en droitde supposer que leur chaleur est moindre àcause de leur niélauge avec des filets d’eaufroide.

Température de quelques sources ther-males.

Courmayeur ( Piémont ). 34®,44

Saint-Gervais | Savoie ). 30°,00

Barèges ( France I. 48°,8S

Louèche | Suisse ). 52°,22