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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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371 MÉTÉOROLOGIE ET PHYSIQUE DU GLOBE.

marche sensiblement uniforme dans les diffé-rents climats.

A partir de midi, le baromètre baisse etatteint son minimum entre 3 et S heures dusoir; puis il remoute et arrive à son maxi-mum entre 9 et 11 heures du soir. Il baisse denouveau et présente un second minimum vers4 heures du matin , pour s'élever de nouveaujusqu'à to heures. Voici la moyenne des heu-res critiques entre l’équateur et St-l’éters-bourg . en comptant de 0 h. (midi), jusqu'à23 h. (H h. du inatiQi du lendemain :Minimum du soir. 4 h. 5 m

Maximum du soir. JO JJ

Minimum du matin. J 5 43

Maximum du malin. 21 37

Os heures varient un peu dans les diffé-rentes saisons. M. Kaemtz a déduit ces varia-tions d'une série de 12 auoées faite à Ilalle.

ICn hiver, les niinima et les maxima serapprochent de midi ; ils ont lieu plus tôt dansl'après-midi, et plus tard le matin.

Etendue df.s oscillations diurnes. — Elleest dépendante de la latitude; ainsi, à Cu-mana Hat. 10 u 28'| et La Guayra |lat. 10° 36’),la différence moyenne entre la hauteur dubaromètre à JO heures du matin et à JOheures du soir est de 2 *nra 40 . A Pétersbourg,et à Abo elle n'est plus que de 0 ™™ U.

Pour obtenir la variationdiurne moyenneon soustrait la moyenne des deux miniumde celle des deux maxima. A Halle c'est enhiver qu'elle est le plus faible, savoir : de<)mm 4 (j. Elle va en augmentant Jusqu’enété, où elle est de Omm 57 ,

L’élévation au-dessus du niveau de la mera aussi une iufluence sur retendue des ex-trêmes de la variation diurne; elle était deQmm Q 4 à Zurich , et seulement de 0 m «v 24sur le Itigi, à J800 au-dessus de la mer. Lesobservations correspondantes de Zurich et deGenève ont.donné comme valeur de la varia-tion diurne moyenne de ces deux villesOmm 80 g. pt S ur le Faulhorn (2072*“) seule-ment «mm 269: ou voit qu'elle est moindre àune grande hauteur, et il est probable qu'àune certaine élévation dans l'atmosphèreelle doit disparaître complètement.

Les maxima et les minima n'ont pas lieuaux mêmes heures sur les montagnes et dansla plaine. Ainsi, le minimum du soir étaitenlrc3et4 heures à Zurich , et entre 5 et6 heures sur le iiigi ; à Zurich le maximumétait ft 8 heures du matin, sur le Itigi à midienviron. On conçoit l’importance de ces faitspour la mesure des hauteurs par le baromèlre.

Variations diurnes a différentes latitu-des. — En les réduisant au bord de la mer,on obtient pour les différeutes latitudes lesnombres suivants.

LATITUDE. OSCf Lf.ATION.

0°

0‘

2 nm

« 28

s

26

0

26

J7

52

2

03

23

53

J

80

2!)

28

J

58

34

26

J

34

39

4

J

J 3

43

34

0

9(1

48

J

0

67

52

33

O

45

57

J7

0

23

62

23

0

00

Causes de toutes les oscillations barométri-qc es. — Elles indiquent seulement un chan-gement de la pression atmosphérique dans lelieu où se trouve l'instrument.

M. Kaemtz, en dépouillant un grand nom-bre d'observations , en conclut que toutes cesvariations sont dues à des changements detempérature qui déplacent les couches d'airsupérieures. Car, en général, quand le ba-romètre baisse, le thermomètre monte, etvice versa. Dans le premier cas, le lieu oùse trouve le baromètre est plus chaud queles contrées voisines; c’est le contraire quandil monte.

Hauteur barométrique moyenne diurne —Celle de chaque jour se trouve en généralentre midi et une heure; on l'obtient aussien prenant la moyenne arithmétique desobservations, de 7 heures du matin, 2 et 9heures du soir.

Hauteur barométrique moyenne au niveaude la mer. — schouw a fait voir le premierqu'elle n'était poiut fa même à différenteslatitudes.

En moyenne elle est de 77Jmn», 34A l’équateur, de 767 , 95

De 30° à 40 lat. N., de 772 , 50

Vers 60" lat. N. de 757 , 90

Hauteur barométrique dans les diversessaisons. — MM. de Bucb et Dove ont trouvequ'entre les tropiques elle était d'autantmoindre que le soleil était moins distant duzénith.

Pour les lieux situés au nord de l'équateur,la pression va en diminuant à partir dejanvier jusqu’en Juin , puis en augmentantdepuis cette époque jusqu'en hiver.

A Calcutta , où i'on avait huit années d'ob-servations consécutives, la différence eutrele maximum et le minimum s'est élevée àplus de J0 millimètres. La même loi se re-trouve dans les régions septentrionales.

C’est à l'époque des équinoxes qu’on ob-serve en général la hauteur moyenne. Laliaison qui existe entre la température et lahauteur du baromètre se remarque encoreici.

OSCILLATIONS IRRÉGULIÈRES DU BAROMÈTRE.

— Elles sont d'autant plus considérablesqu’on s'éloigue davantage de l'équaieur.

O 11 le prouve en prenant la différence en -tre la plus petite et la plus grande hauteurde la colonne mercurielle dans chaque mois,et, divisant par J2. la somme de ces diffé-rences, on obtient ainsi l'oscillation annuellemoyenne.

Voici un petit tableau qui montre ces rap-ports.

Oscillation barométrique moyenneannuelle.

Batavia, 2mm 97

La Havane , 0

, 37

Madère, J0

, 41

Marseille , J7

, 68

Paris , 23

, 66

Copenhague,27

, 69

Stockholm , 29ChristiaDia, 33

, 82

, 04

Quand on compare ces différences pour ungrand nombre de lieux, on recounatt aussil'influence de la longitude; ainsi, à latitudeégale, les oscillations sont plus grandes surla cOte est de l’Amérique que sur la côteouest de l'Europe ; et elles diminuent encoreà mesure qu'on pénètre dans l'intérieur ducoutinent européen .

En faisant passer une ligne par tous lespoints où l’oscillation barométrique moyenneest la même , nous obtenons des lignes iso -barométriques. M. Kaemtz conclut de leurexameu qu’elles sont en rapport avec les