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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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NEIGES ETERNELLES. GLACIERS.

570

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Différente dans chaque localité, celle limitene varie cependant pas tellement sous une la-titude donnée qu'on ne puisse la considérercomme une ligne courbe qui vaen s'abaissantde l'equnteur au pOle, comme on le voit dans

la table suivante.

PAYS.

LATITUDE.

LIMI1

Amérique du sud.

0° 0 0.

4870

Chili (versant E. des Andes )

18 OS.

5300

Mexico .

19 ON.

4580

n , y 1 Versant sud.

30 0

3900

Hymalaïa ^ Vll| . S8nl

31 0

5000

Ara rat.

39 30

4320

Pyrénées intoy..

42 45

27 30

Caucase.

43 0

3330

Alpes .

45 30

2630

Norvège .

60 0

1660

Norvège .

63 15

1570

Norvège .

67 0

13:10

Norvège .

70 0

1070

Norvège .

71 10

715

Spitzberg.

79 30

0

La latitude n'est pas le seul élément quidétermine la limite des neiges éternelles. I.achaleur et la durée des étés, la quantitéde neige tombée en hiver, la conllgurationde chaînes de montagnes , la direction desvents élevés ont aussi une influence immensesur leur fonte annuelle et sur ieur persistanceà une certaine hauteurGlaciers . — Les neiges perpétuelles sontsoumises, pendant l'elé, à une fusiou incom-plète qui les convertit en glace légère appe-lées névés \ Fi me ail. ). Ces névés emetteiü,dans les couloirs ou les vallées étroites, desglaciers qui descendent d’autant plus au-dessuus de la ligne des neiges perpétuellesque les montagnes sont plus élevees et le cli-mat plus froid. Eu Savoie et en suisse , leslaciers qui descendent le plus bas sont ceuxes Bossons , de la Brenva , d’Aleisch et deGrindt-lwald ; ils oro* leunent du mont Blanc ,du mont Rose et des Alpes bernoises . Enmoyenne. leur extrémité inférieure est à1230 m . au-dessus du niveau de la mer.

D ins le nord, l'abaissement de la tempé-rature compense la hauteur des montagnes.Ainsi, en Norvège , >ous le 61 e de lat., les gla-ciers descendent à 400 m ., et au Spitzbergon les trouve au bord de la mer.

La puissance des glaciers de la Suisse estde 10 à 40 n»; celte des glaciers du spiizberg,de 30 à 120 Dans l'un et l'auire pays ilscontribuent à restituer à l’Océan une partiede l'eau qui s'eu évapore continuellementpour tomber à l'état de pluie ou de neige surle continent.

En été, les glaciers du Spitzberg s'écroulentsans cesse dans les flots qui fondent leur baseà mesure qu'elle se trouve en contact aveceux; de là le nombre immense de glacesflottantes qui couvrent les mers polaires.

Les glaciers de la Suisse donnent naissanceà de grands fleuves, tels que le Rhône , leRhin , le Tèsiu , qui vont se jeter dans l'O-céan ou la Méditerranée .

Les glaciers sont animés d'un mouvementde progression qui fait sans cesse avancerleur extrémité inférieure. En été ces glaciersfondent à leur extrémité inférieure, et ils'établit un équilibré plus ou moins parfaitentre la fusion et la progression.

De nombreuses crevasses, les unes larges etbéantes, les autres capillaires, sillonnent lesglaciers Au spitzberg , ils sont adhérents ausnl; en Suisse , l’action simultanée des sour-ces et de la chaleur atmosphérique les fond

et donne naissance a ces belles voûtes quifont l'admiration des voyageurs.

Si on pénétré sous un glacier, on voit qu'iln'est pas en contact immédiat avec la rochesous-Jucenle; il en est séparé par des cail-loux et des graviers provenant des partiessupérieures de la montagne. Au-dessous deces graviers, on trouve que la roche en placeest polie et striée. Les stries sont parallèles augrand axe du glacier; elles sont d'autant plusmarquées que la roche est plus tendre.

Dans le voisinage des glaciers on trouveaussi des roches arrondies, polies et striées.

La plupart des glaciers portent à leur sur-face des blocs de pierre qui sont tombés desmontagnes voisines, et dans leur mouvemei tde progression ils les entraînent avec eux etfinissent par les déposer à leurs pieds. Cesblocs ont été désignés sous le nom de blocserratiques. Quand ils sont disposés en grandnombre à la surface du tzlacier, ils consti-tuent les moraines médianes; accumulessur ses bords, les moraines latérales; dépo-sés à son extrémité inferieure, la moraineterminale, quelquefois ces blocs sont élevesau sommet d'un piédestal de glace. Ou lesnomme des tables des glaciers , parce que leniveau général des glaciers a buissé par lafusiou et l'évaporation, taudis que le bloc apreserve de ces influeuces la glace qu'il re-couvrait. .

Jamais on ne trouve de corps étranger dansl'intérieur des glaciers de la Suisse ; toutes lespierres qui tombent dans les crevasses sont,en apparence, rejetées au dehors; mais, enréalité, c'est le niveau du glacier qui baisseet arrive à celui de la pierre qui se trouvealors à la surface.

Dans les glaciers du Spitzberg et dans lesnévés de la Suisse , on voit des blocs enchâs-sés dans l'épaisseur de la glace.

On ne trouve pas seulement des blocs er-ratiques autour des glaciers. Les plaines deta Suisse et le Jura sont couverts de blocsgranitiques qui proviennent des Alpes . Dansles plaines de l'Allemagne, de la Russie , desPays-Bas, sur les côtes d’Angleterre et d’E-cosse , on renconirc des blocs originaires desAlpes Scandinaves. Ces masses ont été trans-portées soit par des glaces flouantes détachéesdes glaciers, soit par les glaciers eux-mêmes.Les deux opinions sont également soutena-bles.

Près de l’embouchure de la Léna, en Sibé-rie , on a trouvé couservé dans la glace unéléphant d'une espèce qui n'existe plus è lasurface du globe. Il était couvert de poils etde chair parfaitement conservée, qui a servide nourriture è un grand nombre d'animaux.Son squelette et sa peau se trouvent dans leMuséum d'histoire naturelle de Pétersbourg.

§ 5. Barométrie.

On mesure la pesanteur de l'air en lui fai-sant équilibre, au moyen d'une colonne demercure d'une longueur et d'une densité con-nues. (Voyez col. 387.)

Variation diurne du baromètre. — La hau-teur du baromètre n'est pas la même à cha-que heure du jour; il monte et baisse régu-lièrement dans le cours de vingt-quatre heu-res; mais ses oscillations sont d’autant moinsrégulières qu'on s'éloigne davantage de l'équa-teur.

Dans nos latitudes en particulier, la varia-tion diurne est masquée par des variationsaccidentelles qui n'ont point lieu sous l'équa-teur. Toutefois, la variation diurne suit une10 .