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MÉTÉOROLOGIE ET PHYSIQUE DU GLOBE. “‘6
dure que les conditions climatériques d'unepartie de la terre sont singulièrement boule-versées
Vers Noël 4821, le baromètre se tint très-bas daus presque toute l'Europe ; aussi àPans et da 06 l'Europe occidentale , la tempé-rature de janvier et de février fut-elle supé-rieure de plusieurs degrés à la moyenne;taudis que l'biver fut très-rigoureux aux Etats-Unis , en Perse où de la neige rouvrit les plai-nes du Kordofan. L'été suivant fut très-cbaudet très-sec à Paris. Dans l'Inde , au contraire,des vents de mer violents et humides régnè-rent pendant tout l'été, et à Bombay on vittomber 84 centimètres d'eau de plus que lamoyenne
Il existe d'autres observations semblables.Ainsi, l'biver si doux en Europe de 4883 à4834 a été d'une rigueur extrême dans toutel'étendue des Etats-Unis et en Perse ; l'étésuivant fut d'une sécheresse remarquable enEurope , mais la crue du Nil fut plus considé-rable que de coutume, et des pluies abon-dantes tombèrent eu Chine et daus la pres-qu'île de l'Inde .
Les mêmes différences se remarquent sou-vent sur les deux versants des Alpes ou entrele nord et le midi de la France : ainsi les pre-miers mois de 4838 furent très-froids en An-gleterre, en Allemagne, en Russie et dans leDord de la France , tandis que le printempssemblait avoir remplacé l'biver dans le midide la France et en Italie au delà des Apenuius.En deçà, c'est-à-dire daus la Lombardie ,l'hiver fut rigoureux comme dans le nord.
S 6. Électricité atmosphérique.
Lorsque le ciel est serein , l'électromètrede Volta, placé dan* un lieu découvert, accusede l'électricité positive*, la quantité varie :elle est faible au lever du soleil et augmenteà mesure qu’il s'élève Jusqu'à 6 ou 7 heuresen été , et 40 à 42 heures en hiver ; puis ellediminue jusqu’au coucher du soleil, où ellecommence de nouveau à s’accroître.
Cette électricité positive vs sans cesse enaugmentant avec la hauteur. On ne sauraitrien conclure de ces faits sur l'état électriquede l'atmosphère elle-même, car cette électri-cité positive peut être de l'électricité terrestreentraînée par les vapeurs qui montent.
El-ECTRICITB PENDANT LA ROSÉE, LE BROUIL-LARD et la plue. — Elle est tres-forte, posi-tive, et, suivant Schubler, plus forte en hiverqu'en été. Kaemtza néanmoins souventobservéle contraire.
Pendant la pluie, elle est le plus souventpositive.
Formation des oraoes. — Avant un orage letemps est ordinairement très-calme, le cield'un bleu pâle, la chaleur étouffante, parceque 1 évaporation est nulle , sans que le ther-momètre accuse une température trè6-élevée.Des cumulus s'élèvent de quelque point del'horizon, se gonflent, augmentent de volumesans changer de place et Unissent par se réu-nir; des cumulo-stratus fort épais semblentles réunir à la terre; en même temps, descirrus légers couvrent le ciel et vont bientôtse réuni' en nuage principal. II est rare qu'unseul nuage engendre un orage.
La hauteur des nuages orageux varie, suivantles calculs de M. Arago, entre 214 et 8080mètres ; les hauteurs les mieux constatées l’ontété, dans les Alpes et les Pyrénées , parMM. Kaemta, Peytier et Flossard; ils onttrouvé que les orages élaient entre 3200 et 4500mètres.
üu éclair est une étincelle, électrique qui
met deux nuages ou un nuage et la terre eucommunication. Les éclairs se dessinent or-dinairement sous la forme d'une ligne bribceen zigzag ordinairement simple, mais qui sebifurque quelquefois à son extrémité. D'au-tres éclairs sont des lueurs qui embrassent unepartie de l'horizon ; ils sont beaucoup pluscommuns que les premiers. D'autres euUu ,sous la forme de niasses lumineuses arron-dies, traversent l'atmosphère où l'œil peut lessuivre penoant plusieurs secondes. M. Aragoeu a réuni un grand nombre d'exemples. Leséclairs partent de la partie inferieure, maisaussi de la partie supérieure des nuages.
Une chapelle, situee sur le sommet du montSainte-Ursule, en Slyrie, fut foudroyée par unéclair parti d'un nuage qui était veis le milieude la hauteur de la montagne.
Le bruit du tonnerre succède d'autant plusvite a l’éclair que le spectateur est plus rap-proché. Tantôt il ressemble à la détona-tion d'une ou de plusieur* armes à feu. tantôtil {orme un roulement dont la durée peutaller jusqu'à 47 secondes, même dans un paysde plaines.
L’intervalle qui s'écoule entre l'éclair et letonnerre varie de 0.5 à 72 secondes.
Dans les pays chauds, il y a des éclairs sanstonnerre. Ce phénomène parait être rare enEurope .
Les éclairs sont souvent accompagnés d'uneodeur sulfureuse tres-marquée. Ils combinentl’azote et l'oxygène de Pair et donnent nais-sance à une certaine quantité d'acide azoti-ue dont M. Liebig a démontré la presenceans les pluies d'orage.
Effets de la foudre. — Elle suit en géné-ral les corps conducteurs, fond souvent lc>corps métalliques, vitnüe la surface des ro-ches fusibles ou forme dans les sables quart-zeux des tubes longs quelquefois de plusieuométrés appelés fulgurites. Elle enflamme le-corps combustibles et transporte des poid?-énormes. Ainsi, à Manchester, le tonnern-déplaça u’un mètre une muraille dont le poid*fut estimé à 2600 kilogrammes; et dans lecomté de Cornouailles il lança à 55 métroune pierre du poids de 75 kiiog. Souvent loobjets qu'elle a frappés sont percés de plusieurstrous.
Si la foudre atteint des boussoles, elle ren-verse les pôles, diminue ou même détruit leurmagnétisme; d’autre part, du fer non ma-gnétique le devient après avoir été frappepar la foudre. Cette seule cause sufût pourchanger sur un navire la direction de la bous-sole, altérer la marche de ses chronomèires.et par conséquent compromettre 6a navi-gation.
Pendant les orages des flammes paraissentquelquefois à la surface de la terre ou deseaux. Plus souvent encore de petites flammes,connues sous le nom d efeux de Saint-E/mc.se montrent à l’extrémité de corps métalliquesaigus et élevés, tels que les mâts de navires,les lances des soldats, ou même à l'extrémûedes cheveux ou des chapeaux.
En 4696, M. de Forbin vit plus de 30 feux deSaint-Elme sur son vaisseau ; il ordonna à unmatelot d'aller chercher celui qui était à i.tgirouette du grand mât, et qui avait plus de5 décimètres de long. Le matelot, arrivé enhaut, entendit un bruit semblable à celui quefait de la poudre mouillée qui brûle; il en-leva la girouette , mais immédiatement !cfeu la quitta pour se placer au sommet dugrand mât.
Les orages ont une violence extraordinaire*entre les tropique® surtout dans la rrgnm