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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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377 ORAGES. FOUDRE.

fies calmes; ils sont accompagnés d’ouragansterribles qui ODt quelquefois lancé des navi-res à plusieurs mëire6 au-dessus des pointsles plus éleves que les eaux aient atteints.Us ont lieu le jour; mais , dans l'intérieurdes terres, il y a aussi des orages noctur-nes.

Cependant il est des pays-où il ne tonnejamais; par exemple, à Lima, au Pérou , auC aire, les orages sont très-rares, tandis qu’ilssont presque journaliers de novembre enavril a la Jamaïque .

Dans les latitudes moyennes, les oragessont moins violents et distnbués.inegalementdans les differentes saisons.

Si nous désignons par 100 le nombre totaldes orages dans l’année, nous aurons la dis-tribuuon suivante dans les différentes con-trées de l'Europe .

HIVER. PRINTEMPS. ÉTÉ. AOTOMNE.

Europe

occidentale

8,9

17,7

52,5

20.9

Suisse .

0,4

20 0

69.0

10,(1

Allemagne

1,4

24,4

66.0

8,2

Europe

centrale .

0

15,7

79,3

5,0

Les orages sont communs dans le nord del'Italie. En Grèce , on eu compte, annéemoyenne, quarante de plus qu'en Allemagne ;mais en Sicile leur nombre diminue.

Dans le nord ils sont très-rares, Scoresby,pendant le cours de ses nombreux voyages ,n’a entendu le tonnerre que deux fois, passéle 65" de latitude; Thorstensen , en Islande ,une fois ; M. Hans Ulich, marchand qui ha-bite depuis fort long-temps à (lavoe-Sund ,près du cap Nord , m’a dit n'y avoir vuqu'un seul orage, le IG juillet 1838.

Déjà dans le midi de la >uède et de la Nor-vège, aux Shetlaod et aux Féroé , iis sontpeu communs, et éclatent le plus souvent euhiver

Les indications de l’électromètre sont très-variables pendant les orages, et nullementen rapport avec leur durée, leur éloignementou leur intensité.

Des personnes ont été tuéps, des objets fou-droyés sans qu'on ail vu d'éclair ni entendude coup de tonnerre rapprochés. C’est l'effetdu choc en retour.

Voici ce que Brydone raconte à cet egard :• Le 19juillet 1785, après unematinée sereine,ou vit des éclairs éloignés. Ils étaient accom-pagnés de coups de tonnerre qui les suivaientà l’intervalle de 25 à 30 secondes. Tout àcoup Brydone entendit un bruit semblable àla décharge de plusieurs coups de fusil, maissans éclair. A peu de distance de sa maison,un homme, qui conduisait un chariot, futtué avec ses deux chevaux, et on trouva, dansla trace de la roue, un trou de 4 centimètresde diamètre. Un berger qui gardait les mou-tons près de la éprouva une commotion, etvit un agneau tomber mort au même ins-tant. Une femme qui coupait de l'herbe dansle voisinage fut renversée, et un hommesentit la terre trembler sous ses pieds. »

Les hautes montagnes arréient la marchedes orages qui s'y arrêtent et y éclatent. Sbu-vent aussi elles changent leur direction.

La plupart des orages nous sont amenéspar des vents de S. O. De là, la baisse extra-ordinaire du baromètre. Souvent ils résultentdu combat des vents d'est contre les ventsd'ouest. C'est surtout le ras en hiver.

Les éclairs sans tonnerre connus sous lenom d'ér'airs de chaleur, et qu'on observe

GRÊLE. TROMBES. 5Î8

souvent à l’horizon dans les beaux Jours del'été, ne sont que le reflet des éclairs d'orageséloignés qui sont situés au-dessous de notrehorizon. On s en est assuré positivement. Le16 août 1832, M. Kaemtz vil ainsi que tous lesmembres de la sociélé de physique de Ge-nève , des éclairs dans le nord, et peu de jour-nées après les journaux étaient remplis denouvel les des désastres que les orages avaientcauses dans le Wurtemberg, la Bavière et lepays de Bade .

Do GRESIL ET DE LA GRELE . Les OrOgeS SOntsouvent accompagnés de la chute de petitesmasses de glace connues 60 us le nom degrêle. Lorsque ces masses ne dépassent pasla grosseur d’un petit pois, on les nommegrésil, mais le grésil et la grêle sont uneseule et même chose. Le grésil des hautesrégions se métamorphose en grêlons à me-sure qu’il tombe dans des régions inférieuresde l’atmosphère. Parfois les grêlons ont laforme de secteurs sphériques à trois côtés,d'après les observatious de MM. Delcros etNoeggeratb.

Iis ont souvent un poids considérable.Les observations de grêlons pesant 100 et200 grammes ne sont pas rares. On admettraavec plus de réserve celles où l’on prétendqu'ils pesaient un et même deux kilogram-mes, à moins de supposer que ces massesétaient formées de grêlons qui se sont fon-dus partiellement, et ensuite réunis aprèsavoir touché le sol.

C’est ou moment de la plus grande chaleurdiurne que la grêle tombe en général ; ilgrêle rarement pendant la nuit. Le grésil estd’autant plus commun qu'on se rapprocheplus des côtes de l'Océan ; la grêle, au con-traire, devient plus fréquente à l'intérieur ducontinent.

C’est au printemps et en hiver que le grésiltombe en Frauce et en Angleterre , laodisque la grêle se montre pendant l’été en Al-lemagne et eu Russie .

La grêle tombe plus communément dans lesplaines que sur les montagnes ou les pla-teaux ; certaines localités voisines de som-mets élevés sont privi légiées à cet égard, d’au-tres presque régulièrement ravagées tousles ans. En effet, souvent la pluie ne se trans-forme en grêle que dans les régions infé-rieures, et d'autres fois elle foud avant d’ar-river dans les vallées.

Ce fléau est rare entre les tropiques, in-connu a Cumana et à la Martinique ; mais sil'on s'élève dans les montagnes il se montresouvent. I.e 17 août 1830, il tomba tant degrêle à Mexico que les chevaux en avaient àmi-jambe dans la rue.

La grêle se forme souvent pendant un com-bat des vents du sud avec les vents du nord ;la température des régions inferieures estalors trés-élevée; mais elle décroît rapide-ment avec la hauteur, et s'abaisse au-dessousde zéro dans une zone iuférieure à celle desnuages orageux.

Voila a fait remarquer avec raison qu'i! yavaii toujours deux couches de nuages lorsquela grêle se formait , et rhacun des grains n'estprobablement composé que d'un noyau deneige ou du grésil grossi par la vapeur d'eaudes nuages iuférieurs qui se condense à lasurface.

Trombes. — Elles se montrent sur terre etsur mer, mais toujours dans le voisinage desterres, et se composent d’une colonne d’emi

ut unit un nuage avec la mer ou les eaux

'un lac. Les uns les considèrent comme for-mées par des tourbillons de vent : M l’eltier