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BOTANIQUE.
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grand» bouleversements dont notre planète aété le théâtre.
Multiplication des végétaux. — Si Ton en-toure de terre humide une jeune branched'arbre, elle ne tardera pas à pousser des ra-cines; et en la séparant du tronc, on aura unnouvel individu. Celle opération se nommemarcottage. On l'emploie de preference pourdes végétaux précieux ou délicats tels queceux quoi) cultive dans les serres.
Pour multiplier certains arbres, tels que lesSaules , les Peupliers qui poussent facilementdes racines, il subit de couper de Jeunes bran-ches *»» de les piauler en terre. Ce sont alorsdes boutures.
La greffe consiste dans l'union de deuxbranches du même individu, ou dans le trans-port d'une Jeune branche ou d'un jeune bour-geon d’uu arbre sur un arbre de la mêmeespère ou du même genre. Elfe est fort nsiieepour améliorer les espèces de fruits ou ob-tenir de plus beaux sujets.
Organes appendiculaires. — On nommeainsi tous les organes auxquels la tige sertde support. Ils se divisent en organes de lauutrition et organes de ta fécondation.
Organes de la nutrition. — 1 ° Poils, beau-coup de plantes ont des appendices Uliformesanalogues à ceux des animaux et désignés sousle même nom. Les uns sont une simple cel-lule allongée; d'autres se composent de plu-sieurs cellules placées bout à bout; d'autressont rameux, eu étoile, en goupillon, etc.
Quelques-uns ont une glande à leur base .tels sont ceux de l'Ortie ( Urtica urens et(J. dioica ) Le poil qui est creux perce la peau,et la glande comprimée laisse échapper un sucâcre qui pénétré sous fepiderme. Les poils duMalpighia urens sont placés horizontale-ment, au-dessus d'une glande analogue.
La Fraxinelle ( Dictamnus Fraxinella ) etle Pois chiche \Cicer arietinum ) sont munisde poils qui perlent des glandes à leur som-met. Les poils protègent certains organescontre le froid ; tels sont ceux qu'on trouve àl'intérieur des bourgeons dans le Marronniero’Inde : ils s'opposent à une trop forte évapo-ration: aussi les plantes dépourvues de sto-motes sont-elles en général privées de poils.
'±' J BourgeonsX.or\>$ ovoïdesetd aspeet varié,développes dans Vaisselle des feuilles, c'est-à-dire dans l'aiigiequ'elles forment avec la tige.
Certain', bourgeons ne contiennent que desfeuilles, ils sont foliifères; d‘auires,_//o/7/e-res, ne renferment que des heurs; <fautres,mixtes.cimtiennent l'rm et l'autre. Leurs enve-loppes sont formées de feuilles ou de stipulesavortées. Quelques-uns, têts que ceux du Mar-ronnier d'Inde et de certains Peupliers, sonteuduits d'une matière résineuse qui empêchela pluie de pénétrer dans l’intérieur du bour-geon et de pourrir les organes déiiculs qu'ilrenferme.
3® Feuilles. Expansions d’un faisceau defibres de formes variées et le plus souvent co-lorées en vert. Lorsque ce faisceau se ramifieau moment où il se sépare de la tige, on ditde la feuille quelle est sessile (exemple, le Pa-vot ). i.e plus souvent ce faisceau se prolongeen dehors de la tige, et forme le pétiole , ap-pelé vulgairement la queue de la feuille (ex.Tilleul, Lilas ). Celui-ci est quelquefois con-tinu avec la tige, comme dans le Lierre , etquelquefois articulé avec elle ( Platane,Marronrierd'lnde). D'autres fois il l'embrasse,comme dans les Ouibellifères, les Céréales ; ondit alors qu’il est amplexicaule ou engai-nant.
le Petiole compose quelquefois In feuille
tout entière, alors il en prend la forme en sedilatant et se nomme PhylloHe. Exemple MesAcacias de In Nouvelle-Hollande, le Strelitziajuncea, le Jiuplevru/n falcatum, etc. L’ex-pansion du pétiole ed appelée le limbe de lafeuille Ce limbe se compose d'une couche epi-dermique de cellules étroitement unies entreelles, percées de trous elliptiques ou arron-dis, appelés stomates , qui communiquentavec les méats intercellulaires de la feuille.C'est l'epiderme de la surface supérieure. Au-dessous se trouvent les ramifications du pe-tiole appelées nervures, qui se divisent àt'iniini et forment un réseau des plus compli-qués ; ces nervures se composent de trachées,de vaisseaux sëveux, et de vaisseaux du latex.
Les intervalles de ce réseau sont remplis detissu cellulaire plus ou inouïs lâche, dont lesméats intercellulniressout fort grands, surtoutvers la Lice inferieure de la feuille. L'epidermede cette face inferieure est percé d'un plusgrand nombre de stomates que la face supé-rieure et elle est aussi plus souvent hérissée depoils.
Cette face inférieure est toujours invariable-ment tournée vers le sol. Ainsi, dans le Frênepleureur dont les rameaux se dirigent vers l«terre, tous les pétioles des feuilles sont tordus,et la face inferieure des feuilles se trouve ainsireplacée dans su position normale par rapportau sol.
Les feuilles son! opposées, c'est-à-dire pla-cées l’une en face de Fan re sur la lige (ex.Lilas ), ou disposées en spirales plus ou moinscompliquées. Ces spirales s'expriment par desfractions dont le mimèraieur indique le nom-bre des tours de spire , le dénominateur lenombre des feuilles qui composent celte spi-rale. Ainsi | est une spirale composée de cinqfeuilles et qui fait deux tours (ex le Poirier.Cette Traction exprime en même temps l'aogieque forment entre eux les pé.tioles des deuxleuilles consécutives. Ou reconnaît que la spi-rale est terminée lorsqu'ayanl pris une fouillepour point de départ, on eu reucoutre une quila recouvre exactement
Relativement à la forme, les feuilles se di*visent eu simples et en composées.
A. Les feuilles simples sont formées d'aupétiole et d'un limbe; leur figure dépend îlela manière dont les nervures se ramilleni. .*>'les nervures restent parallèles quoique plusdistantes que «tans le pétiole, il en résulte des
feuilles parallèlinerves en forme de rub.
de lame d’epée, comme celles des Iris eidetoutes les Céréales.
Les nervures vont-elles en rayonnant à par-tir de l’extremilé du pétiole , comme d’uncentre , les feuilles sont dites j veltinevves.Ex : Capucine.
Les nerv ures qui s'écartent comme les doigtade la inoin engendrent les feuilles paltm-nerves. Ex. : Ricin, Erable .
Si le petiole se continue jusqu’à l’extrémitédes limbes sous la forme d'une nervure mé-diane et le partage en deux moitiés symétri-ques, les nervures s’échappent latéralementcomme les barbes d'une plume , et la feuilleest pentunerve. Ex. : Orme, Pavot, Magno-lia .
Il est rare que le limbe d’une feuille soitentier et qu'il ne présente aucune interrup-tion. Le plus souvent il est découpé. Ces de-coupures ne traversent jamais les nervures,mais elles s’insinuent entre elles; aussi lesfeuilles à nervures parallèles sont-elles tou-jours entières. Les autres sont dentées si leursdivisions sont aiguës, lobées lorsqu'elles sont