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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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46! ACCROISSEMENT, LONGÉY1T É, GROSSEUR DES ARRHES.

En dehors de toutes ces parties est l'enve-loppe generale de la plante appelée MeduUeexterne qui la recouvre tout entière commeun Tourreou. Ou ne la voit clairement que surles jeunes tiges qui sont encore vertes ; là e'.leest semblable à une pellicule transparentequ'on peut enlever avec facilité.

Dans quelques végétaux , tels que le Chêne-I.iége (Quercus Suber ), cette dernière cou-che prend un développement extraordinaire.Elle forme le liege qui est employé dans l'in-dustrie. Sur les Jeunes branches des Ormesqui végètent dans les endroits humides etombragés, on observe souvent un développe-ment accidentel et tout à fait analogue de lamédulle externe. Elle est, comme In couchecorticale, distendue et déchirée à mesure quel'arbre grossit; elle se déchire alors, meurtet souvent môme se détache de l’arbre commeon le constate sur le Platane .

Accroissement des tiges exogènes. — Prenonsun chêne au moment où il germe: la racines’enfonce dans le sol, et une petite tige s'é-lance portant un bourgeon à son sommet.I.'hiver vient, et tout s'arrête; mais ou prin-temps suivant le petit bourgeon émet unenouvelle pousse qui continue la première.L'année suivante une troisième pousse 6 'a-joute à la seconde. Cet accroissement eu hau-teur marche simultanément a\ec celui euépaisseur. En effet, chaque année il se formeune nouvelle couche d'aubier et une nou-velle couche de liber. Ainsi, sur un arbre detrois uns la dernière pousse a une couche d'au-bier et une de liber; celle de la seconde année;deux couches d'auhicr et autant de liber; cellede la première, trois couches d'aubier et troiscouches de liber. Toutes ces couches formentautant de cônes emboîtes les uns dans les autresdepuis la base jusqu'au sommet de l'arbre,comme on peut le voir en le coupant par lemilieu , suivant son axe longitudinal. Enmême temps les couches d'aubier les plus in-térieures, et par conséquent les plus anciennes,se transforment successivement en bois nar-rait. r

Les branches sont de nouvelles plantes quise développent sur un tronc commun où ellesse mollirent d'abord à l'etnt de bourgeons.

Tiges endogènes ou Stipes. — Nous n'avonspoint dans nos climats d'arbres à tiges endo-gènes : ce sont celles des Palmiers , des bana-niers, des Cocotiers, qui caractérisent les ré-gions intertropicales. Leur struciure est touta fait differente de celle des troncs exogènes.Au centre nous ne trouvons point de moellem des rayons médullaires, mais des libresligneuses distinctes, séparées ou unies seule-ment par un lissu cellulaire très-Iftclie A™f stlre qu'on s'approche de la circonférence,ces libres se rapprochent, se soudent et finis-sent par former un bois parfait qui enveloppein parue centrale comme un cylindre creux,t est ce qui a fait dire que dans les Endogènesrt,., OIS a la l'icconference et l’aubier au/mT Lu . J,a che du bûcheron qui veut abaitrem.' 7 , ne e Pcouve plus de résistance a mesurequ eue approche du centre ; celle du sauvaged»n r .*’P ous - see d'abord, puis pénètre facilementans le siipe du Cocotier lorsqu'elle atteint sapartie non indurée.

éc!,'r,V lg , e8 tM,(1 ogènes n'ont point de véritablein il* J a dmnere enveloppe est formée parC ' . ^' u,lles H 1 " persiste, tandis que le* „ 8est détache. Toutefois on trouve unednne°?i assez a " alo 8 li e à celle des exogènesoans plusieurs endogènes herbacés.

Miw l! iuuir s’accroît d'abord en hauteur etépaisseur; mais, lorsqu'il a atteint un cer-

tain diamètre et que les libres extérieures ontformé un anneau ligneux inextensible, alorsson accroissement en diamètre s'arrête , etl’arbre, au lieu d’offrir la forme conique destroues de nos Chênes et de nos Ormes , estcylindrique dans toute sa hauteur. C'est pour-quoi un Palmier a pu vivre étroitement en-touré par le tronc d’un liauhinia sans lefendre et sans souffrir de son étreinte, commeon peut s'en assurer dans les collections duMuséum de Paris .

Les bulbes des Lis et des Ognons, les racineshorizontales, véritables liges souterraines desIris, celles des Poireaux, peuvent nous donnerune idee de lu structure des stipes à leurnaissance.

Longévité et ghossecr des arbres. —1° Exogènes. — Un Ormeau à Morges , surles bords du tac de Genève . avait 9 m ,74 de cir-conférence, et, d'après le nombre de ses cou-ches, 335 ans.

A Gigean, entre Montpellier et Pezenas , setrouvait un lierre dont le tronc avait 1 **>,0 decirconférence et dont les branches couvraientune surface triangulaire de 72 mètres carres.Cctnrbreavnit 43b uns.

A Geffle, en Suède, j’ai mesuré un Pin-Syl-vestre qui avait 03 centimètres de diamètre et437 ans.

A Neustadt en Wurtemberg est un Tilleuldont les branches étaient déjà en 1550 soute-nues par des étais; en 1064 son tronc avaitplus de 12 mètres de circonférence.

Près de Trons, dans le canton des Grisons ,se trouve un Erable sous lequel furent jurées lesligues grises en 148L A celte époque il devaitavoir au moins 100 ans, ce qui donne un âgeapproximatif de 500 ans environ.

Les Chênes de 800 ans à tOOO ans ne sontpas très-rares. Le Chêne de Wallace, près dePaisley en Angleterre , a plus de 700 ans. Unbûcheron a trouvé des vases et des monnaiesd'origine romaine dans un vieux Chêne desArdennes, ce qui lut donne un âge de i5 à 10siècles.

L'Oranger qu'on voit au couventde Sainte-Sabine, à Home, y a, dit-on, été planté parsaint Dominique en 1200, et celui de l'omlipar saint Thomas d’Aquiu eu 1278.

Le plus grand Olivier cité en Italie par Pic-eoni est à Pescio, il a7 m , 70 de circonférenceet environ 7 siècles d'existence d'après leslois connues de l'accroissement des oliviers.

En Angleterre on trouve des Ifs dans beau-coup d'anciens cimetières. Ces arbres, dontl'accroissement est fort lent, ont cependant ungrand diamètre, et l'àge de plusieurs d'entreeux doit être de 1000 à 3000 ans. Ce sont lesdoyens de la végétation européenne. La tra-dilion attribue a nn Figuier, Ficus indien,près de Nerbudda dans l'Inde , un âge de2 500 ans.

Les baobabs mesurés par Adanson , et com-parés a de petits individus d'un âge connu,devaient avoir au delà de 5000 ans.

2° Endogènes. — On a moins de documentssur l'âge des arbres endogènes; toutefois il estincontestable que beaucoup de Cocotiers etde Dattiers ont plusieurs siècles d'existence.

L aüraccena du jardin Franchi à Oratava, liede Tencrifie, était déjà célèbre par sa grosseuren 1402, lors de la découverte de l'Ile . En1796 il avait 13 mètres de circonférence, ei,depuis celle époque, son accroissement a étési peu de chose que l'âge qu'on est forcé delui donner fait remonter celle de sa nais-sance bien au delà des limites que toutes lestraditions historiques assignent aux derniers