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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L’HOMME.
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SI. Notions préliminaires.
A la vue d'un être vivant, nous remarquonsd’8bord sa forme, sa structure, puis le jeu deses organes et leur action vitale.
L'Anatomie ( ana temno , disséquer ) nousapprend à connaître la structure des êtres vi-vants.
La Pdysiologib | phusis logos, nature dis-cours ) traite des phénomènes dont l'ensembleconstitue la vie.
On a donné à l'anatomie différentes qualifi-cations ; suivant qu’elle s’applique aux végé-taux , A . 'végétale , ou aux animaux, A. ani-male ; à tous les animaux, A. comparée, ouà l'homme seul, A. de Vhumme\ à la descrip-tion topographique des organes d’uu être,A. descriptive , ou à l'étude de la substancemême des organes, A. générale 1 , aux organessains, A. physiologique, ou altérés par lamaladie, A. pathologique ; enfin on anommé A. chirurgicale ou A. des régionscelle qui détermine les parties correspondantà une région quelconque de la surface ducorps et l’ordre de leur superposition.
Etres vivants. — Ce qui distingue les vé-gétaux et les animaux des autres corps de lanature , c'est la -vie, ce mouvement intérieurdont la cause est inconnue, mais dont les ef-fets frappent nos sens. Aux élres vivants seu-lement appartient la faculté de reproduireleur espèce, et, après avoir pris naissance parune sorte de dédoublement, de durer pendantun temps et sous une forme déterminée, euattirant dans leur composition des sub-stances étrangères à eux, et rendant au mondeextérieur une partie de leur propre substance.Cet échange, cette évolution de la matière, quis'opère de l'être vivant au monde extérieur,constitqe la nutrition dont le travail iutimeéchappe à nos sens, mais dont l'existenceest révélée par des faits nombreux. Pour neparler que des animaux, l'enfant, au momentde sa naissance, pèse en moyeune 3 kil-, et 2aans après, à l'âge adulte, 6on poids dépasse50 hil.
Après quelque temps de diète, le corps estamaigri, son poids a diminué; il a doncabandonné une partie de sa substance, dontla perte est devenue sensible parce qu'il nel'a pas réparée par l'alimentation.
Saoctorius, qui passa dans une balance unegrande partie de sa vie, a prouvé par ses ob-servations que la transpiration insensibleou perspiration fait éprouver au corps bu-main des pertes de poids considérables, il atrouvé qu'en sept heures la perspiration s'é-levait souvent à t k., 224 pendant le sommeil,et à 0 k., 612 pendant la veille.
Un homme bien portant et d'âge moyenperd Journellement de 2 à 3 bil. de son poidspar l'effet des sécrétions cutanée, pulmonaire,rénale et intestinale (Burdacb).
Enûn, lorsqu'on nourrit pendaut un certaintemps un animal avec delà garance, ses os seteignent en rouge; puis, quand on suspendl’usage delà garance, la teinte rouge diminueet Oint par disparaître daus un temps déter-miné (Voyez Absorption et Késorptiou , col. 511et 512.)
L 'Organisation est le mode de structureparticuiiersuivant lequel sont réunies les par-ties dissemblables qui forment le corps desêtres vivants, d'où la dénomination de corpsorganiques donnée à ces êtres par oppositionà celle de corps inorganiques, donnée à ceuxqui ne sont pas doue.'de la vie.
Caractères distinctifs des végétaux et desAnimaux. — Les principes chimiques des êtresorganisés appartiennent à la nature entière.Toutefois l'hydrogène, l'oxygène, le carbone etl'azote ont la plus grande part dans la com-position chimique de ces êtres.
Le caractère essentiel des végétaux c'est lecarbone: celui des animaux c'est l'azote.
Un caractère bien plus frappant qui distin-ue les animaux des végétaux, c'est la facultée sentir ou de recevoir des impressions, etd'en avoir la conscience, et celle d'exécuter desmouvements spontanés. De celte spontanéité,de cette volonté intérieure, nommée par lesLatins anima (souffle), est venu le nom d’e-tres animés , donné aux animaux par oppo-sition à celui d 'éires inanimés, donuê auivégétaux,
Chaleur animale. — Les élres organisés ootla propriété de produire de la chaleur. M. Du-troi bet a démoutré qu'il se produisait de lachaleur dans les végétaux. Mais c'est surtoutdans le règne auimal qu'on observe ce phé-nomène , et de là vient le nom de chaleuranimale, donné à son résultat, lorsqu'onignorait encore qu'il eût été plus exact de knommer chaleur organique.
I.a plupart des animaux développent du ca-lorique en quantité si minime, qu'il échappeà une observation superticielle. Quand on plaieun poisson dans un calorimètre plein drgtace à 0°, au bout de trois heures on netrouve pas qu’il se soit fondu une quantilédeglace appréciable. Eu plaçant un lapin dansles mêmes conditions, on trouve que, dans lemême temps, 500 grammes de glace oot passeà l'état liquide ( M. Edwards).
Toutefois, Hunter, Davy, MM. Despret/Becquerel et Breschet ont reconnu que la tem-pérature intérieure des poissons était supé-rieure à celle de l'eau. Spallanzani a prou'"ue, si un seul limaçon ne sufüt pas pourin-ueucer le thermomètre, plusieurs de ce (animaux réunis le font monter d'une manier-,sensible. Melloni, Davy, Bertbold ont démon-tré qu’il se produit de la chaleur chez les tu-sectes.
Dans le courant du mois de juin 1310, unefemelle de Python bivittatus, qui couvtnises œufs au Jardin-des-Plantes , a présentependant l'incubatiou une température de+ 41° C. Les couvertures qui enveloppaientimmédiatement le serpent ne donnaient anthermomètre que + 2*2°, et l'air de la cham-bre où il était renfermé, + 20°. L'incubationterminée, le serpent ne donna plus que latempérature du milieu où il vivait. ( M. Va-lenciennes)-
Il existe cependant entre les auimaui unedifférence de température sufüsante pour jus-tifier le nom d 'animaux à sang froid, durnjeà ceux dont la température est égale à celledes milieux dans lesquels ils vivent, taudisqu'on nomme animaux à sang chaud ceuiqui conservent uue température presque tou-jours supérieure à celle de l'atmosphère. Aureste, la température des uns et des autres es*à peu près constante. Celte température variepour l'homme et les autres mammifères de-f 36* à -f 40° : chez les oiseaux , elle s eleveà +42° (M. Edwards).
Suivai t Burdacb. le sang de l’hommea unetempérature de -j- 36° à + 36°,2 dans I iBk'rieur du corps. C’est dans les organes qui ‘ni -chent immédiatement ou diaphragme que i*température est le plus élevee.