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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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PRÉLIMINAIRES. IDÉE DU CORPS HUMAIS.

L'action musculaire arcrott In chaleur chezles animaux. Les émotions vives l'accroissentou la diminuent.

On ne sait rien de positif sur les causes dela chaleur dans les êtres organisés.

Organisation. — On appelle organes \or-ganon, instrument! les parties à Faction des-quelles sont dus les phénomènes vitaux. Quandplusieurs organes concourent à produire unphénomène, on désigne cet assemblage sousle nom d'appareil, et l'on entend par fonc-tion l'action d'uu appareil ou d'un organe.

Les fonctions peuvent se diviser en troisclasses : fonctions de gènércUion et de nu-trition assurant la conservation de la raceet l’entretien des corps, communes à touslesèlres vivants et constituant la vie végéta-tive ; fonctions de relation servant à établirles rapports entre les individus, particulièresaux animaux et constituant la vie animale.

Moins les organes et les appareils sont nom-breux, plus lés fonctions sont restreintes. Chezles animaux dont la vie est la plus simple etdont les facultés sont aussi les plus bornées,la structure du corps est partout la même,et il n’y a qu'un organe, c’est le corps, l’êtretout entier qui, suivant l’ingénieuse compa-raison de M. Milne Edwards, est semblable èunatelieroù tous les ouvriers seraient occupésd'un même genre de travail ; et de même que,séparés les uns des autres, ces hommes n’enexécuteraient pas moins leur travail, et quechacun d'entre eux pourrait devenir le noyaud'un nouvel atelier, de même si l'on divi>eces animaux en plusieurs morceaux, chaquefragment continue à vivre, se nourrit, se dé-veloppe, et constitue bientôt un nouvel anima!aussi complet que celui dont il provient. Entredes êtres aussi simples et ceux dont l'orga-nisation est la plus complexe, il existe une dis-lance immense, mais occupée par des degrésintermédiaires. En les parcourant, on voit lesorganes augmenter de nombreet les fonctionsse localiser, c'est-à-dire que chaque organeoccupe une place spéciale dans le corps. Lors-qu'on IVn sépare, l’anima! perd une de scsfonctions, et celte perte amené dans l'orga-nisme une perturbation proportionnelle à! importance de cette fonction pour l’entretiende la vie.

Le corps des animaux est composé de soli-des et de liquides.

Les solides constituent ce qu'on appelle le;n&vuj organiques. Quelque variés que sem-blent ces tissus, telle est leur analogie qu’exa-minées au microscope ils paraissent tous for-mes, en dernière analyse, de pe’its globule;réunis en chapelet et ne différant que par leuidisposition. On distingue cependant cinq lissus organiques principaux :

1° Le tissu cellulaire, ainsi nommé à causiü?,,?? l , e3 ff ure , en cellules; il constitue la près-a lté du COr Ps chez les animaux les plu;

amples et concourt chez l'homme à la for-

/îlc„ 10,i i d S , lous ,e8 organes dans la plupardesquels il joue le même rôle que le morlieidans une construction. C’est dans son épais-tS2!i,î ue I e dé P° se l fi graisse , sécrétion par-

Su adipeux!*"* °" 8 d ° nUé 16 “° m dl

** ss , u musculaire, connu vulgaire-dïï.,* 0 ^ e nom de chair - C’est l’agent prosusS^ 8 “ 10UT ements ; il consiste en flbrer P * C ,«. de s ® raccourcir par contractionîaiKTo/.? 5 ’ d,8 P osé es par couches ou réunies eisceaux, prennent le nom de muscles.

3° L e tissu fibreux, qui diffère du tissumusculaire par ses caractères chimiques etphysiques, et surtout en ce qu’il n’est pas con-tractile. Il forme les teudoos, les aponévroseset les ligaments.

4 9 Le tissu osseux , de consistance pier-reuse , formé de gélatine et de phosphate dechaux, présentant quelquefois une dispositioncelluleuse, quelquefois compacte comme l'i-voire.

5° Le tissu nerveux, siège de la faculté desentir, substance molle et ordinairement blan-châtre qui constitue Yencéphale et les nerfs.M. Milne Edwards considère les membranesmuqueuses et séreuses, et même les tissusfibreux et osseux, comme des modifications dutissu cellulaire.

Les liquides sc réduisent tous à de l’eautenant en dissolution ou en suspension diver-ses substances, et c’est à leur existence dansl’épaisseur même des tissus que ceux-ci doi-vent leur souplesse; de là la rigidité des tissusorganiques soumise la dessiccation, et la pos-sibilité de leur rendre leur souplesse en leshumectant de nouveau. Le corps de l'hommecontient environ les 9/10® de son poids de li-

3 uides; ainsi, en desséchant au four pendantix-sept Jours, un cadavre pesant 60 kil., onen a réduit le poids à 6 kil.

Les principaux liquides sont :

1° Le sang, auquel on peut rapporter tousles autres, soit comme destinés è entrer danssa composition , soit comme lui ayant appar-tenu ;

2° La lymphe , dont les caractères physiquesprésentent beaucoup d'analogie avec ceux dusang, et qui parait n’êtrc qu'un sang imparfait.

Le sang n’a pas les memes caractères cheztous les animaux. Celui de l'homme est rougeet présente au microscope deux parties dis-tinctes : to un liquide Jaunâtre et transpa-rent, le sérum ; 2° de petits corps solides cir-culaires et d’un beau rouge, les globules dusang. Leur diamètre est en moyenne 0 mil.,0073 La quantité de ces globules est, suivantM. Milne Edwards, ea rapport avec la chaleuranimale. Chez les oiseaux qui de tous les ani-maux possèdent la plus haute température,les globules forment 14 ou 15 centièmes dupoids du sang ; chez l'homme et les autresmammifères, ils varient de 9 à 12 centièmes,tandis que chez les animaux h sang froid lesang n'a guère que 5 à G centièmes de sonpoids en globules.

Sur 100 parties de sang on compte environ78 d'eau, 7 d’albumine, 15 de fibrine , quel-ques millièmes de graisse et de sels et des tra-ces de peroxyde de fer.

Hors du corps, le sang se divise bientôt endeux parties distinctes : l'une gélatiniforme ,compacte, assez cohérente et de couleurrouge, c’est le caillot; l’autre liquide, d’unjaune verdâtre, baignant la première, c'est lesérum.

Le caillot est formé principalement dofibrine et de matière colorante. Le sérum sccompose presque uuiquement d'eau et d'al-bumine.

Aucun moyen ne peut arrêter la coagulationdu sang, ce u’est qu'à l’état de vie que sesparties constituantes restent entièrement unies,et la coagulation peut être considérée commela mort au son?.

Dans quelques maladies, le sang qu'on tirede la veine se coagule imparfaitement. Dansle choléra asiatique, au contraire, le sang secoagule tout vivant, pour ainsi dire, puisque