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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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ENUMERATION ET DESCRIPTION DES OS,

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d’abord un tégument général qui l’enveloppe enentier; c'est la veau dont les ongles et les poilssontuue dépendance. Partout où des ouverturesétablissent une communication entre l'inté-rieur et l’eitérieur du corps, la peau se réflé-chit sur leur pourtour et va, en modiüant sastructure,constituer la membrane muqueuse,cette peau interne devinée, comme l'externe,à préserver les organes qu elle tapisse de l'ac-tion directe des agents extérieurs ou des sécré-tions.

D’autres fonctions non moins importantessont communes b la peau et h la muqueuse ;ce sont l'exhalation et l'absorption. Telle estl'analogie entre ces deux membranes, que lapeau,soumise;au contact prolongé des matièresqui baignent la muqueuse, des larmes p,<rexemple, prend bientôt l'aspect et les carac-tères de la muqueuse, de même que celle-ci,exposée au frottement des vêtements et à l\ictiondesséchante de l'air, se transforme bientôt eupeau. Telle est la sympathie, la solidarité qui ré-sultent deieurs fonctions communes,que l’unene saurait être gravement atteinte sans que l'a ti-tre n’en ressente le contre-coup ; exemples : ladiarrhée, suite des brûlures étendues, lerhume, suite des refroidissements, l'influencebonne ou mauvaise mais constante des médi-cations internes sur les maladies de la peau.

Sous la peau s’étend une couche de tissucellulaire graisseux qui remplit les vides etarrondit les formes, c'est ce qu'on nommevulgairement la graisse. Dans quelques ré-gions, des muscles s’insèrent directement à lapeau qu'ils sont destinés à mouvoir; ce sontles muscles peauciers. Au milieu du tissucellulaire sous-eutuné rampent les veines etles vaisseaux lymphatiques superüciels ; cesderniers traversi nt çA et lii des renflementsréunis par groupes sur quelques points, etque l’on nomme ganglions lymphatiques.

Au-dessous du tissu cellulaire ou trouve 1rsmuscles juxtà-posés et superposés les uns auxautres, et enveloppés pur des membranes cha-toyantes comme la nacre, solides, inextensi-bles, qui séparent les couches musculaires etquelquefois isolent les muscles en les engai-nant et s’attachant à certains points de leursurface. Ces membranes sont les aponévroses.Quand, nées & la surface ou dans l'intérieurd’un muscle, elles constituent son extrémité««us forme de cordes à fibres parallèles, on lesnomme teruions.

Au centre de toutes ces parties, sont les os,charpente articulée dont chaque pièce est in-flexible et soutient ce qui l'entoure; c’est danse voisinage des os et à l'abri des agents ex-térieurs que se trouvent les troncs principauxdes vaisseaux et des nerfs.

Au sommet du corps , la tête repose sur lerachis ou colonne vertébrale, support osseuxe long duquel viennent se suspendre les par-ties qui constituent le tronc et les membressupérieurs. La colonne vertébrale maintienttronc dans la ligne droite et transmet sonpouls aux membres inférieurs.

A l’intérieur de la tête, on remarque unegrande cavité à peu près ovoïde, formée par laooite osseuse du crâne et contenaut le cerveauf,J e cervelet', cette cavité communique avecüûcf 8 ! 10 creu8 é dans l'épaisseur du rachis :

i, . ca . na l vertébral qui renferme lamoelle épinière.

H ^ ans case8 spéciales et comme enchâssés»o„» « 8 08 * a ^ ace e * du crâne, se préseu-ï. D, i!W^ de la vision , de Vaudition,„„ (faction. Au-dessous de ces appareilseien communication avec la cavité qui recèlete dernier, s’uuvrela bouche où siège l’orcane

du goût et de la parole. De la bouche part uncanal qui descend le long du cou au-devant deta coloune vertébrale et conduit dans la gramu*cavité du tronc. Cette dernière est <mis<cvers la moitié de su huuteur par une cloisonmuseulo-aponévrotique, le diaphragme, quiétablit la limite entre In parlie supérieure dutronc ou thorax et su partie inférieure ou alukmmette t sépare la poitrine ou cavité thoraci-que du ventre ou cavité abdominale. Dans lapoitrine sont placés les poumons et le ru*ur. or-ganes principaux de la respiration et de lacirculation. L'abdomen renferme dons sa ca-vité les différents appareils destinés à élaborerles éléments de la nutrition et à séparer dusang les sécrétions principales.

Les poumons communiquent avec la bouchepar un long tube, la trachée-artère dontl'extrémité est formée par le larynx, organede la voix. Derrière la trachée et les poumons,descend un autre tube, Ya’sophage, qui, partiaussi de l'arrière-bouche, vu traverser le dia-phragme et parvient dans l'abdomen.

Nous avons pris du corps humain une idéegénérale en l'examinant de l'extérieur à l'in-térieur. Procédant maintenant en détail, nousparcourrons dans l'ordre qui suit les divisionsde l'anutomie, eu étudiant les phénomènesphysiologiques qui s'y rapportent.

t° VOsteologie |os et cartilages).

2 Ü La Myologie (muscles) et l ' Aponèvrolo-gie (aponévroses et tendons ).

3° La Splanchnologie (organes contenusdans les cavités.)

4° V Angéiologie (système vnsrulairel.

5” La Névrologie (centres nerveux et nerfs 1 .

§ 3. Ostéologie.

L’ostéolooie \osteon, oj) comprend l'étudedes os et celle des cartilages, ou chondrol»-gie ; on y rattache également celle des arti-culations ou syndesmologie.

Les os sont des parties de consistance pier-reuse, destinées a servir de Jonction auxautres parties du corps, de moyens (le pro-tection à plusieurs, et de points d'attache auxmuscles qui les enveloppent.

On divise les os, suivant leur forme, en oslongs, os plats ou larges , os courts, et osmixtes. Les os participent à la nutrition ge-nerale, et reçoivent des vaisseaux par leursuperficie. Ils sont entourés d'une membranevasculaire et fibreuse nommée le périoste.Les os longs présentent h leur centre, et dansune parlie ae leur étendue, une cavité dontla forme est en rapport avec celle du eorps del’os, et qu'où nomme la cavité médullaireparce qu’elle contient la moelle de l'os, sub-stance graisseuse qu'il ne faut pas confondreavec la moelle épiniere.

Les os sont plus gros chez l'homme quechez la femme, et les saillies qu'ils formentdans les points d'attache des muscles sontplus prononcées.

Le tissu osseux est plus ou moins compactesuivant qu'on l'observe à l'extérieur ou al'intérieur des os. Les couches externes, dontla densité est très-grande, constituent le tissuébumé ou ivoire des os. Dans les os plats,comme, par eiemple, ceux du crâne, c’est letissu éburné qui forme la table interne etla table externe. A l’intérieur des os, le tissuosseux devient aréolaire, comme spongieux, etreçoit le nom de diploé. C’est ce dernier quiconstitue presque exclusivement les oscourts,comme, par exemple, ceux du carpe et dutarse.

Les os présentent à considérer une partiemnvenne ou corvs et <b*s extrémités qui, sut *22 .