ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L HOMME.
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lorsqu'on ouvre la veine pendant la périodealgide, on le voit sortir à l'état de pelée.
Subvenir aux besoins de la nutrition , telleest fa destination spéciale du sang qui ren-ferme tous les matériaux nécessaires à In for-mation des parties solides ou liquides ducorps ; c'est In ce qui lui a fait douner le nomexpressif de chair coulante.
C'est encore à ce liquide que sont dus l'excita-tion vitale desorganeset IVmretien de i'acli'ilé.Lorsque dans un point quelconque le cours dusang est interrompu de manière que le li-
uide nourricier ne puisse arriver il une partie
u corps, celte partie perd bientôt la sensibi-lité et est frappée de mort ; c'est ce qui arrivelorsque chez les vieillards les artères des mem-bres, obstruées par des concrétions osseuses, nedonnent pins passage nu sang.
Vhéniorrhagieoxi écoulement du sang, pourpeu qu’elle soit considérable, amène la sus-pension des mouvementset de la facultédesen-lir, et si elle continue, l'abolition de tout phé-nomène vital.
Lorsque, sans être interrompu complètementdans une partie du corps, le cours ou sang yest ralenti ou gêné de manière que celte partiene reçoive pas toute la quantité de sang quilui est dévolue, la nutrition s’opère avecmoins d'énergie, le volume, la vitalité destissus diminuent, on dit alors que ces tissussont a Vèintà'atrophie IV.ltésorplion.col. 512).
Quand au contraire une cause augmente fré-uuemmentou d’une manière continue l'aflluxdu sang vers un point , la nutrition est plusénergique, et l'on voit se produire Yhi/per-trophie.
Le repos long-temps prolongé d'une parti»*du corps amène constamment le premier ef-fet: exemple: l'atrophie d'un membre qu'unefracture a condamné long-temps è l'inaction.
L’exercice produit toujours une hypertro-phie plus ou moins marquée, c'est ainsi quechez les danseurs les membres inferieursprennent un développement considérable;que les muscles qui font mouvoir le brassur In poitrine deviennent très-volumineuxchez les ouvriers qui les exercent beaucoup ,comme les boulangers , les tailleurs depierre,etc.
Pour porter ainsi les éléments de la nutri-tion .el.l’excitalion vitale dans toutes les par-ties, il faut que le sang les parcoure, qu'il semeuve, et c’est ce mouvement qu'on nommecirculation (voyez § 6).
Pour que les éléments de la nutrition puisésdans le monde extérieur puissent se mêler ausang et être assimilés aux organes, il faut queces éléments pénètrent dans l’économie ,qu’ils soient en quelque sorte pompés par lestissus, et ce dernier pbénomèue a reçu le nomd'absorption.
C'est par imbibition que les liquides sontabsorbés. Les tissus de l'économie animalesont perméables aux liquides; ainsi, lorsquel'on remplit d’eau acidulée un tronçon deveine et qu'on le place dans un vose conte-nant de la teinture de tournesol, ou voit aubout de quelque temps le liquide bleu tour-ner au rouge , par le contact de l’acide quipasse & travers la membrane qui le contient.
En observant les phénomènes de la perméa-bilité des tissus et du mélange des liquidesséparés par des membranes, M. Dutrochet areconnu que quand deux liquides d’inégaledensité, comme de Peau et une solution degomme, sont ainsi mis en espérience, parfois leliquide le moins dense est absorbé et vientse mêler au plus dense; si donc la solutionrfc gomme est placée dans un sac metnbro-
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neux, surmonté d’un tube et plongeant dansun vase plein d’eau, l'eau pénètre dans le sac et,mêlée à la solution de gomme, s'élève dansletul>e, de sorte que le niveau du liquide le plusdensedevient alorssupérieur à celui du liquidele moins dense, (’.e phénomène curieux del'ahsortion des liquides n reçu le nom dV«-dosmose. 'voyez col. (3R5I.
Quand le sang ou une portion de sa partieaqueuse et des matières solubles qu’elle ren-ferme, pénètre les tissus et s’épanche dans liscoûtes ou au dehors à Pelât liquide ou envapeurs, on dit qu’il y a exhalation.
Le sang ou les liquides épanchés dans lescavités, ou extravasés dans l’épaisseur des tis-sus, »ii>paraissent dans un certain espace detemps et sont repris par l'économie. De mêmeaussi les atomes constituants de l’organismequi ont pris naissance dans le sang parl'action plastique, retournent après un tempsdonné dans le torrent de In circulation, y sontde nouveau modifiés, abandonnent sons formed'excrctions une portion de leur substance, etpar celte évolution continuelle sont tour è tourassimilés en remplaceuientd'autresetéliminéstandis que d'autres les remplacent.
II en résulte qu'eu un certain espace detemps, sur lequel les auteurs ne sont pus d’ac-cord, toute la substance du corps est renou-velée. Ce phénomène d'absorption particu-lière est appelé résorption. Son action s'élendnon-seulement sur les liquides épanchés ouextravasés, mais aussi, comme nous l’avoihdit, sur les parties solides dans lesquelles furti-vité vitale diminue, et qui au lieu de puiserdans le sang les éléments de leur nutrition,coopèrent à la nutrition générale aux dépensde leur propre substance.
I.a résorption est donc un des phénomènesqui concourent à produire l'atrophie. C’estpar résorption que les os colorés par la ga-rance reprennent leur couleur normale , quechez les individus affectés d 'ictère ou jiiu-msse, la hile qui colore en jaune le pignien-tum de la peau, di'parult au bout d’uu cer-tain temps, etc.
Les tissus animaux seuls sont résorbés.Quand un corps étranger insoluble est placedans un point quelconque de l'économie, ilpeut y séjourner indéliniment sans diminuerde volume, on voit des balles de plomb de-meurer dans l'épaisseur des tissus sans y èlr*:soumises à la résorption , taudis que les es-quilles détachées d'un os s'arrondissent et U-uissent quelquefois par disparaître.
J'ai connu un jeune homme qui depuis plu-sieurs années portait dans la pulpe du poucegauche une écharde de bois:comme ce corpsétranger lui causait souvent des douleurs vi-ves, il s’ouvrit un jour le pouce et parvint avecassez de peine à extraire l'écharde qui avaitenviron 2 millimètres de large sur C à 7 delongueur; elle était d’une couleur brune assezfoncée, mais les angles en étaient aussi vif>que si son introduction dans le doigt eût datedelà veille, et l’on pouvait y reconnaître latexture du bois de chêne.
Quand il se sépare du sang des produit'!nouveaux qui en différent par leur natureou leurs proportions chimiques, ou qui ren-ferment en abondance des substances dont onne trouve dans le sang que des traces, ce tra-vail, ainsi que le produit qui en résulte, sontdésignés sous le nom de sécrétion.
Nous étudierons les autres liquides enmême temps que les organes, avec lesquels il*ont uu rapport spécial.
$ 2. Idée générale du corps humain-
Èn considérant le corps de l'homme, on voit