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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L HOMME.

angles plus ou moins ouverts suivant l'éner-gie de la contraction, et en outre elles parais-sent revenir individuellement sur elles-mê-mes (Muller) ; toutes se contractent à la fois ,et le muscle qu'elles forment se trouvant rac-courci , tend à rapprocher les deux points oùs'attachent ses extrémités. C’est ainsi que Usmuscles impriment le mouvement aux diffé-rentes parties du corps.

Dans la théorie de9 mouvements, les os re-présentent des bras de levier de divers gen-res, et les muscles la puissance; on comprenddonc que, suivant que le muscle s’insère àl'os sous un angle plus ou moins rapprochéde l'angle droit, il agit dans sa contraction ,suivant une ligne plus ou moins rapprochéede la perpendiculaire à l'axe de l'os , et avecplus ou moins de puissance.

Les mouvements sont volontaires ou invo-lontaires, simples ou complexes. Chez l'hommeet les animaux supérieurs , ils se combinentde manière à présenter les phénomènes lesplus curieux, comme la locomotion et ses dif-férents modes. Nous renvoyons, pour l'etudede ces questions compliquées, à ia physiologiedu système nerveux de .Muller.

Tous les muscles ne sont pas soumis à l’em-pire de la volonté; il ne dépend pas de nousde produire et de suspendre l'action de quel-ques-uns (V. Névrologie ). On observe aussidans les muscles en général des contractionsindépendantes de la volonté, et qui n’ont lieuque dans quelques muscles à la fois ou dan6 unseul : ces contractions , d’autant plus doulou-reuses qu'elles sont plus énergiques «consti-tuent les crampes.

La contraction musculaire ne peut durer uncertain temps sans produire un épuisementde force et uu sentiment de lassitude que lerepos seul peut faire cesser. Telle e*\.\wfatiguequi survient plus ou moins promptement,suivant que les contractions sont plus ou moinsénergiques et répétées, et que les muscles sontplus ou moins habitués à agir.

La coutractilité musculaire persiste quelquetemps encore après que la vie a cessé. On saitdepuis G alvani qu'on peut, au moyen d’uucourant électrique , produire sur un cadavrerécent des mouvements semblables à ceuxque l'on observe pendant la vie.

Les muscles sont extenseurs ou fléchis-seurs suivant qu'ils étendent les parties enligne droite ou qu'ils les fléchissent sous unangle quelconque; abducteurs, adducteursou rotateurs suivant qu'ils écartent ou rap-prochent une partie quelconque de la lignemédiane, ou qu’ils font tourner un os sur sonaxe; dilatateurs quand ils ouvrent unorilice;sphincters quand ils le ferment.

Quand deux muscles agissent dans le mêmesens, on dit qu'ils sont congénères ; leur ac-tion opposée s'appelle antagonisme.

La plupart des muscles ont leurs extrémitésformées par des tendons. Ou nomme ainsi desfaisceaux llbreux, blancs, chatoyants, inexten-sibles qui naissent dans l’epaisseur des mus-cles et les terminent, tantôt sous forme de toiles, aponévroses ; tantôt arrondis en fuseauou aplatis comme un lacet, tendons propre-ment dits.

Muscles de Lt TÊTE. — Les uns sont destinésa mouvoir les organes des sens ou leurs enve-loppes, et concourent au jeu de la physionomie,comme le muscle occipito-frontal , les mus-cles de l’œil dont l’inégalité d'antagonismeconstitue le strabisme, les élévateurs et lesorbiculaires des paupières et des levres, lessourciliers , les muscles du nez, du menton,les auriculaires, ces derniers à l’état rudi-

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meniaire chez l'homme. D'antres , comme letemporal, le masseter, les ptérygoïdiens,les ouccinateurs, sont destinés à rapprocherle maxillaire inférieur du supérieur dans lamastication, ou à maintenir les aliments entreles deux mâchoires. D'autres entln forment lelangue ou lui donnent le mouvement.

Muscles du cou. — Les uns servent à mou-voir la tête ou à la maintenir immobile patantagonisme. Tels sont: le sterno-cléido-mastoïdien, qui doit son nom à ses attachesau sternum , à la clavicule et a l'apophysemastoïde de l'occipital, le splénius et lecomplexus ; d'autres agissent sur les vertè-bres cervicales, comme les scalènes ; d’autrescullu servent à lixer le larynx et l’os hyoïde,ou partent de cet os pour se rendre au maxil-laire inférieur et à la langue, tels sont . lessterno-thyroïdien, sterno-hyoïdien,elc.

De chaque côté du cou s'étend lin musclemeinbraniforme, sous-jacent à la peau, c'estle muscle peaucier.

Les muscles de la. colonne vertébrhemaintiennent le tronc dans sa rectitude, lefléchissent et le redressent. De ces muscles, lesuns, sacro-lombaire, long-dorsal, vont dusacrum aux vertèbres lombaires ou aux vertè-bres dorsales; d'autres vont d'une apophyseàl’autre, comme les transversaire-épineux,inter-épineux, etc.

Muscles du tuorax.— Le thorax est munide muscles qui élèvent on abaissent les côtes.Plusieurs Jouent tour à tour l'un et l'autrerôle, et sont inspirateurs et expirateurs ;les principaux sont les inter-costaux, legrand et le petit dentelé. Ces deux derniers,ainsi que plusieurs autres, ont aus>i pourlonr-tiou de fixer l'omoplate, et par conséquent lemembre .supérieur au thorax , tels sont lerhomboïde et le trapèze, qui agit à la foi»sur la tête et sur l'omoplate.

Muscles du membre supérieur. — Les mus-cles de l’épaule et du bras sont : le deltoïde.principal élévateur du bras et qui forme lemoignon de l’épaule, le grand et le petitpectoral en avant, le grand-dorsal eu ar-rière, le grand-rond , le sous-ép/neux, lesous-scapulaire , etc., qui sont adducteurs ourotateurs du bras.

Les muscles qui font mouvoir l’avant-brassur le bras sont : au bras , le biceps et 1 c bra-chial antérieur, fléchisseurs, le triceps bra-chial, extenseur; 5 Yavanl-bras, autour del’articulation du coudeetà la face intérieurede l’avant - bras , sont placés superficielle-ment les muscles rond - pronateur, radialet cubital antérieur , long supinateur,radiaux externes, palmaires, etc., qui flé-chissent l'avant-bras ou la main, et les met*tent dans la pronation ou la supination,c’est-à-dire U paume en dessous ou en dessn-Au«<ievant de l'articulation et entre les dewfaisceaux que forment ces muscles est cooi-pnse .a région qu’on nomme vulgairement, 1 *saignée, pi"» profondément sont les fléchis-seurs superficiels et profonds des doigts '•a fac<» postérieure, sont les extenseurs wla main et des doigts. . . . .

Les muscles de la main sont destinés <

» approcher Cu à écarter les doigts et a met-tre le pouce 90 opposition avec les autre'doigts. Ils Tonnent les deux saillies de ipaume de la roaiu ou éminences thènarenypoihénar . A

Muscles de l’abdomen. — Les P ar01 *l’abdomen sont formées par les muscles R™' 'et petit obliques ctiransverse. Ces musca-dons les noms indiquent la direction par r »lnort à l’axe du tronc, donnent naissance a '.