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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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ORGANES P ES SENS ET DE LA RESPIRATION.

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aponévroses qui, superposées cl imbriquéesentre elles, viennent se joindre au-devant del’abdomen et former à leur point de réunionsur la ligne médiane, ce qu'on nomme la ligneblanche. De chaque côié de cette ligne des-cend un muscle long et plut, le grand droit,qui consolide la paroi abdominale et lléclntle tronc en avant ; près de son attache au pu-bis, il est renforce par le muscle pyrami-dal rudimentaire « liez l'homme. Mur ia lignemédiane et vers son tiers supérieur, on voitl 'ombilic ou nombril, oritice oblitéré de l'ou-verture à laquelle s'abouche le cordon ombi-lical.

l.a partie antérieure de l’abdomen situéeau-dessus de l'ombilic se nomme Vépigastre;ou désigné plus particulièrement par ce nomle point appelé vulgairement creux de l'es-tomac. La région inférieure à l’ombilic estVhypogastre ou bas-ventre.

À droite et à gauche de la ligne blanche, unpeu au-dessus des pubis, les aponévroses for-ment une arcade libreuse, Vatcade crurale,par laquelle passent les vaisseaux et nerfs cru-raux. Vers la partie interne de l'arcade cruraleun voit l 'anneau inguinal , onlice du canalinguinal, qui vient de l'interieur du bassinet passe obliquement entre les couches aponé-vrotiques. La région qui, de chaque côté, s'é-tend de la symphyse des pubis à i'epine ilia-que antéro-supérieure est la région inguinaleou de Vaine.

L'abdotuen est séparé du thorax par unmuscle membruniformo, le diaphragme. Cemuscle, presque circulaire, s’attache par sonpourtour aux parois thoraciques, et vers soncentre par des prolongements en faisceauxnommés piliers, h la colonne vertébrale. Lecentre du diaphragme est formé par une apo-névrose en trèfle. Ce muscle à J’elat de reposforme au-dessus de l’abdomen deux voûtesdont la convexité correspond au thorax et quirepondent aux deux côtes du tronc : ce sontles hypochondres, ainsi nommes parce qu’ilssont situés sous les cartilages des côtes.

Muscles do memuiib infiuueüu. Muscles dubassin aide la cuisse. Le bassin, dansson inté-rieur,présente le psoas-i/laque,W.» jumeaux,le pyramidal, et à l’extei ieur les grand,moyenelpetit fessiers,\n carré crural,aie.,qui se reudent aux trochanters et i» d'autrespoints de l’extrémité supérieure du fémurqu’ils fixent et meuvent sur ce bassin. C'estegalement au bassin qu’il convient de rappor-ter les muscles du périnée ce motcol.»32j.

D'outres muscles comme le couturier, leplus long muscle du corps, le droit antérieur,\tiadducteurs, le biceps, le demi-tendineuxet le demi-membraneiix, et enfin le tricepscrural, moteurs de la cuisse ou de la jambe,vont du bassin au fémur ou au tibia, et occu-pent les régions antérieure et interne, posté-rieure et externe de In cuisse. Une vaste apo-névrose dite fascia lata que tend un musclespécial enveloppe cet énorme faisceau demuscles.

Les muscles de la jambe ont pour fonrticne mouvoir le pied sur la jambe ou les orteisur le pied. Les principaux sont, à la face anlerteure et externe, le jambier antérieur,long extenseur das orteils et les péronie.latéraux ; postérieurement les jumeaux etvoltaire qui forment le mollet et se reunisseïen un tendon commun qui va au calcanéumc est *e tendon d'Achille , dans lequel vieise confondre celui d’un petit muscle rudinentaire chez l'homme, le plantaire grêlepois profondément <>u trouve le jambier posteneur ?t le long fléchisseur des orteils.

Les muscles du pied sont, à la face dorsale,le pédieux, en dedans les muscles propres augros orteil, en dehors les muscles du petitorteil, et à la face plantaire le court fléchis-seur commun, les lombricaux et les interos-seux qui agissent ici comme à la maivi.

§ 5. Sp/anchnolog/e.

La splanch noi.ooie [spfanchnon, viscera,entrailles) a pour objet l’etude des organes con-tenus dans les trois grandes cavités du corps,et par extension celle des organes des sens.

Le cerveau et la moelle épinière se ratta-chent spécialement au système nerveux (v.Nécrologie, § T).

La éEAü est l'organe du tact ; elle enveloppetout le corps et présenté des modifications sui-vant les régions qu'elle recouvre. Elle se com-pose de l'intérieur à l'exléneur, P d’on tissuélastique et serré nommé derme ou chorion ;2o des papilles ou petites saillies qui héris-sent le derme ; 3° du pigmentum , couche dematière colorante à laquelle est due la couleurde la peau et dont l'absence constitue l 'albi-nisme ; 4° d’un réseau lymphatique qui lui estpropre ; 5° de l 'épiderme, tissu corné, non orga-nisé et sécrété par la peau. C’est encore commedes productions sécrétées par la peau, comme desmodifications de l’épiderme, qu’il faut consi-dérer les cheveux , la barbe, les poils oui rou-vrent différentes régions, et les ongles quiprotègent les extrémités. On confond sous lenom de parties accessoires de la peau ces dif-férents produits et les follicules sébacés,petites poches qui contiennent et versent à lasurface de la peau une substance graisseuse.

L’épaisseur du derme varie suivant les ré-gions , et la délicatesse du tact est pinsonmoins grande suivant l’épaisseur de l’épi-derme. La couleur du pigmentum, et purconséquent de la peau , peut être modifiée pardes causes externes comme les rayons solaires,les plaies, ou des causes internes’, comme parexemple l’emploi du nitrate d’argent à l’iu-terieur.

Indépendamment du tact, les fondionsd'exhalation et d'inhalation npparlieunent en-core à la peau. On observe à su surface de pe-tites ouvertures visibles à la loupe et par les-quelles ou voit s’écouler la sueur. Ce sont lespores; ils sont plus ou moins nombreux sui-vant les régions, et donnent passage è la sueur,secrétion acide et différant du liquide aqueuxqui s'exhale dans la transpiration insensible.L’intérieur des cavités splanchniques, ou desorganes eux-mêmes, est revêtu de membranesqui sont les téguments internes comme la peauest le tégument externe. Les unes sont nom-mées muqueuses parce qu’elles sécrètent lesmucosités, elles tapissent en générai l'inté-rieur des canaux organiques; les antres exha-lent la sérosité ; ce sont les séreuses qui re-vêtent les parois des cavités splanchniques etla surface libre des organes.

L'oeil, organe de la vision ,est contenu dansune cavité de la face qu'on nomme orbite.D une forme à peu près sphérique, le globe del’œil est lixé et mu dans l'orbite par six mus-cles. La sclérotique , membrane libreuse quiforme l'enveloppe extérieure de l'œil, est percéeen avant d’une ouverture circulaire que rem-plit la cornée transparente et par où pénètrela lumière; une cloison contractile diverse-ment colorée, l 'iris, sépare l'intérieur dol’œil en deux chambres qui communiquentpar l'ouverture qu'on nomme la pupille. Der-rière celle-ci est placé le cristallin, lentilleorganique qui remplit ici les mêmes fondionsque la lentille dans un instrument d'optique, et