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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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$27 ANATOMIE ET PUYMOLOGIE DE L’HOMME. «V28

alimentation abondante, et susceptible de ré-trécissement par la diète. Sa capacité chezl’adulte est en moyenne d'environ trois litres.Sa forme a été comparée à celle d'une peau decornemuse.I.’estomac est placé en travers donsl'hypochondre gauche et au-devant de la co-lonne vertébrale ; sa grande courbure estdirigée en bas et à gauche, sa petite cour-bure en haut et à droite, L'estomac commu-nique par un onflee, appelé pylore , et garnid'une 'valvule, avec le duodénum , qui luifait suite. Le duodénum,ainsi nommé par lesanciens à cause de sa longueur d'environdouze travers de doigt, est le commencementdu tube intestinal ; il se continue avec l’m-t es tin prêle proprement dit. Celui-ci est di-visé par quelques auteurs en deux parties, lejéjunum et 1’ iléon ; mais aucune limite n'é-tablit de point de démarcation entre ces deuxdivisions imaginaires. L'intestin grêle, géné-ralement un peu plus étroit que le duodénum,est, ainsi que ce dernier, garni de valvules,nommées 'valvules conniventes , et dontl'usage paraît être de retarder le cours desmatières alimentaires et surtout de mul-tiplier les surfaces d’absorption. L'intestingrêle s'abouche avec l’extrémité du gros in-testin et perpendiculairement à l'axe de cetteextrémité; l’orillce de communication estgarni d'une valvule nommée valvule iléo-caecale qui s’oppose dans l'état normal aumouvement rétrograde des matières. Le grosîulcstin, d’un diamètre beaucoup plus considé-rable que l'intestin grêle, au lieu d’étre cylin-drique comme ce dernier, présente des ren-flements et des étranglements successifs quiforment des bosselures. On a divisé le grosintestin en plusieurs parties, qui sont : t° lecæcum, c'est la portion qui fait suite à l'i-îéou.On remarque, près du point où ils s’unis-sent, l 'appendice vermiculaire, sorte de pro-longement du cæcum et organe rudimentairechez l'homme ; 2 U le colon , divisé lui-mêmeen colonascendant, colon transverse, colondescendant et S iliaque du colon. Il va dedroite à gauche. Le rectum , ainsi nommeparce qu'il suit une ligne moins flexueuseque le reste des intestins, d'un diamètre pluspetit que celui du colon, lui fait suite , com-mence au niveau de la base du sacrum et Unità l'anus. Son extrémité inférieure est entourée>nr un muscle analogue à l'orbiculaire desevres et qu’on nomme sphincter de l'anus.Ce muscle, par sa contraction, ferme l'extré-mité inférieure du rectum.

annexes Des organes de la digestion. — Onnomme ainsi des organes qui réagissent surles matières élaborées dans le tube digestif, eny mêlant le produit de leurs sécrétions, ouqui sécrètent, en les séparant du sang, dessubstances qui doivent être éliminées. Cesorganes sont :

Les glandes salivaires qui, placées àl’angle de la mâchoire inférieure et prés del’oreille, g. parotides, ou sous la mâchoireet la langue, g. sous-maxillaires, g. sub-linguales, sécrètent la salive et la versentdans la bouche par des canaux dont le princi-pal est le canal de Sténon . La salive est unliqnidealcalin donnant à l'évaporation environI pour tôt) de résidu sec et contenant du phos-phore, plusieurs sels alcalins, et notammentdu sulfo-cyanure de potassium (Tiedemannet timelin I.

2® Le Foie [hepar], organe glanduleux, im-pair, non symétrique, très-volumineux, etpesant chez l’adulte environ 2 kilogrammes.Placé dans l'hypocliondre droit qu'il remplit etd(ns lequel il se moule, le foie s'étend à l'epi-

gaslreet jusque dans l'hypoclionure gaucoe;de profondes^c/wMre.f le divisent en plusieurslobes. Il sécrète la bile ou .fiel, liquide Jau-nâtre, alcalin qui s'amasse dans la 'vésiculebiliaire suspendue à sa face inférieure. Labile arrive à la vésicule biliaire par les con-duits hépatiques et cystiques, et de là eslversée dans le duodénum par le canal cholé-doque.

:t® Le pancréas . organe analogue aux glandes salivaires, impair, placé transversalementderrière l'estomac; il secrète et verse dans leduodénum un liquide analogue à la salive etnommé suc ou liquide pancréatique.

â® La rate [splen ], organe spongieux, vas-culaire, impair, situé profondément dans l'Iiy-pochoudre gauche, derrière la grosse tubéro-sité de l'estomac. Ses fonctions, sur lesquelleson ne sait rien de précis, paraissent être ac-cessoires au travail digestif.

5° Les organes dont l'ensemble ronstiUielesvoies urinaires ; Le rein , organe glandu-leux ayant la forme d'une fève de haricot,ordinairement double, quelquefois simple, si-tue derrière les intestins, de chaque côté desvertèbres lombaires, et surmonté d'une sortede cansule graisseuse nommée capsule surrénale. Les reins sécrètent l’urine qui des-cend par deux canaux, les uretères, dans Isvessie. On nomme ainsi un sac ovoïde formed'une membrane musculeuse et tapissé inté-rieurement d'une muqueuse. Placée à la partieinférieure du bassin, en avant du rectum, lavessie se termine antérieurement par un col au-quel fait suite le canal excréteur de l'uriDeoucanal de l'urètre.

Péritoine. — Les organes contenus daml'abdomen y sont enveloppes plus ou moinscomplètement et Axés par une membrane sé- >reuse mmimee le péritoine , qui est à l'abdo-men ce que la plèvre est au thorax.

Qu’on se ligure une toile appliquée à elle-meme dans son milieu, de manière à formerun long et large pli. Au fond et dans le de-doublement de ce pli, est logé l'intestin quenous supposons étendu en ligne droite. La toile 'qui l'embrasse, adhère fortement aux trois >quarts de sa surface, et vient se réappliqueràelle-même. Les deux feuillets sont unis parun tissu cellulaire lâche, qui en permet l’e*carteiuent dans la distension de l’iutestin. Simaintenant on fronce*ce pli ô sa base, le limbedans lequel l'intestin est contenu, formera denombreuses sinuosités, et telle est la disposi-tion des circonvolutions intestinales. Dan»la région du colon, le pli que forme le péri-toine est beaucoup plus large et l’inteslin esllogé dans le milieu de sa largeur; le resteretombe comme un tablier nu-devant de lamasse intestinale , descend chez quelques in-dividus jusquedans le bassin, et, serephanlsurlui-même, remonte jusqu'à l'estomac qu’il em-brasse comme le colon. Ce vaste repli, c’est legrand épiploon , que dans les animaux oonomme vulgairement la coiffe, il coutient ïdans son épaisseur du tissu adipeux. Dans I* |région du foie et de la rate, on observe des <replis analogues qui sont connus sous le nomd’épiploons gastro-hépatique et gastro- ]splénique. La portion du pli située en arriéréde l’intestin, se fixe au-devant de la colonnevertébrale et reçoit le nom de mésentert.

On l'a subdivisé eu mèsocœcum, mésoenton,mésorectum, selon la portion d’intestin qu nembrasse. Après avoir formé le mése, | l ® l re '-;,péritoine se dédouble et va recouvrants droiteet à gauche du rachis tous les organes conte-nus dans l’abdomen. Il adhère à leur 8uri8cedans une partie de l’étendue qui n’est pas 8 P*

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