Buch 
Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
Entstehung
Seite
525-526
JPEG-Download
 

ORGANES DE LA DIGESTION.

,V25

situés l'un a droite l'autre à gauche ; leurForme est à peu près celle de deux cônes dontla base repose sur le diaphragme et dont lesommet correspond à la région supérieure duthorax. C’est un peu au-dessous du sommetdes poumons et à leur face interne que pé-nètrent les bronches. Le poumon gauche estdivisé en trois lobes par deux scissures pro-fondes. le poumon droit n'a que deux lobes.

Plèvre. — Les poumons sont enveloppéspar une membrane séreuse, la plèvre, qui ta-pisse la surface interne du thorax, se repliesur les poumons et les embrasse en laissanten avant et en arrière un espace prismatique,le médiastin antérieur et le médiastinf>ostérieur. L'antérieur contient le cœur etses enveloppes et le thymus , organe dontl'usage est inconnu et parait se borner à la vieintra-utérine; dans le postérieur passentl’œsophage et plusieurs vaisseaux. La cavitédu thorax se trouve ainsi complètement rem-plie. A l'état normal, elle ne contient ni gazui liquides , et la présence des uns ou des au-tres è l'état pathologique coïncide toujours avecla compression et la diminutiou de volumedu poumon.

Kesphutioü. — C’est une des conditionsessentielles de la vie que l'assimilation parles êtres vivants d’une partie de l'air atmo-sphérique. Chez l'homme, c’est au poumonqu'appartient cette fonction qu'on appelle res-piration. Bile se compose de deux temps :t° Yinspiration pendant laquelle l'air entredans tes poumons où son oxygène sc combineavec le sang; 2° l 'expiration par laquelle lepoumon se debarrasse de l'acide carbonique,produit par la combinaison de l'oxygène del'air avec le carboue du sang. C'est aussi dansl'expiraiion que s'exhale à l'état de vapeurle produit de la transpiration pulmonaire.C'est par un mécanisme analogue à celuid'uu souKlet que le phénomène de la respi-ration s'exécute; seulement l'air entre dansles poumons et en 6ort par un même conduithes muscles dont plusieurs ne sont pas sou-mis à la volonté, augmentent par leur actionla capacité du thorax; les poumons, qui sctrouvent alors dans le vide, suivent ce mouve-ment de dilatation , leurs cellules s'ouvrentet l’air s’y précipite en passant par le6 fossesnasales ei la bouche, le larynx et la trachée-artère. Voici comment a lieu l'augmentationde capacité du thorax. Le diaphragme à l'étatde repos forme à la base du thorux une dou-ble voûte qui fait saillie dans cette cavité;quand il se contracte, cette voussure s'abaisseet tend è se transformer en plan. D'autrepart nous avons vu que les côtes forment desarcs de cercle dont la courbure est dirigéeen bas. L’action des muscles inspirateurssoulève ces aresde cercle de manière que cha-cun de leurs points décrit un arc autour deleur corde; leur convexité est ainsi dirigée endehors et non plus en bas, et par conséquent,a capacité du thorax est augmentée latéra-lement. De plus, les côtes dont l’articulationa la colonne vertébrale est plus elevée quej autre extrémité unie au sternum, sout sou-levées de manière que leur axe se rapprochedu plan horizontal, et par coi^équeot lacapacité antéro-postérieure du thorax estaugmentée. Tel est le mouvement d'inspi-ration, auquel succède le mouvement contraireou d expiration amené par l'alternance néces-saire entre la contraction et le repos muscu-1 . a,r £’ e t a U86i par l'antagonisme aes musclesratcu s ° meD 60Dl P r * nc *P auiLe soupir, le bdiUrmrnt. le rire, le av/;;-

glot ne soat que des inspirations et des expi-rations modifiées par des mouvements spas-modiques de quelques-uns des muscles respi-rateurs. La toux et le hoquet serangeut dan<la même catégorie.

Dans l'inspiration , l'oxygène de l'air estabsorbé et se combine avec le sang (v. Circu-lation); dans l’expiration, le poumon rejetteau dehors, entre autres substances, une par-tie de l'acide carbonique contenu dans lesang, et sur la formatiou duquel les auteursne sont pas d'accord.

La combinaison du sang avec l'oxygène del’air complète Yhématose ou formation dusang dont le premier phénomène est la trans-formation du chyle (v. Digestion, col. 527.)

En se combinant avec l’oxygène, le sangdevient d'un rouge éclatant; lorsqu'au con-traire il est chargé d'acide carbonique , ilprend une teinte d'un rouge sombre et pres-que Doir

La quantité d'acide carbonique expiré cor-respond à celle des aliments qui ont été pris(Burdach).

Quand la nourriture est végétale, la respi-ration consomme moins d'oxygène, et l'on aremarqué que les hommes nourris exclusive-ment do végétaux pouvaient demeurer plu»long-temps sous la cloche du plougeur queceux qui vivent de viande.

Le mouvement active Ja respiration et larend plus fréquenie ; dans le repos, au con-traire, elle est plus rare et plus régulière. Ladigestion augmente aussi la fréquence de larespiration.

Le nombre des inspirations dans un tempsdonné varie suivant l'âge. Chez l'adulte, oneu compte en moyenne dix-huit par minuteUn adultedont la poitrine est saine aspireenviron 6ept ceot quatre-vingt-six litres d'airpar heure.

Voies digestives. — Elles se composent dm»long canal dout t'oriflee supérieur est p!a< *dans l'arrière-bourbe et qui, en variant riediamètre, vient se terminer à l'anus.*

Le canal digestif est formé dans toute s*longueur par une couche musculaire plus oumoins épaisse, suivantles régions, tapissée in-térieurement par la muqueuse.Cette membraneprésente dans plusieurs régions du canal di-gestif des replis circulaires qui font l’oftlce desoupapes et sont appelées valvules. Elleoffreaussi, depuis l'estomacinclusivementJusqu'aurectum exclusivement, des villosités om papil-les. Enfin, on remarque sur la muqueuse duduodénum desanalogues aux glan-des salivaires, et sur telle de l'intestin grêleet du colon des follicules isolés ou agminés,c'est-à-dire réunis en groupes. On nomme cesderniers follicules ou plaques de Peyer,du nom de l'auteur qui le premier les a dé-crits

Les différentes parties du canal digestifsont : le pharynx, qui s'étend au-devant desvertèbres, depuis la base du crâne jusqu'auniveau de la cinquième vertèbre cervicale etsert de canal commun dans sa partie supé-rieure aux voies aériennes et digestives. Au-dessous de l'orifice supérieur du larynx, iln'appartient plus qu'à ces dernières, et bien-tôt il se rétrécit et se continue avec I’om’O-phage. Celui-ci descend derrière la trachée-artère et un peu a gauche , passe dans lemédiastin postérieur, traverse le diaphragmeau-devant et un peu à gauche du rachis, Hvient s'ouvrir par un oriUce appelé cardiadans Ÿesiomac igaster) On nomme ainsi unep >che tinwj ;e elle/ l'Iimmnr, di u ni»! p„r Une