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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L'HOMME.

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muqueuse et qui portent le chyle dans lesang (v. Angéiotogic).

La formation et l'absorption du chyle ontlieu non-seulement dans le duodénum, maisdans toute la longueur de l'intestin grêle; etc'est ainsi que se trouve assimilée la partienutritive des aliments. La masse alimentairecontinue de parcourir le tube digestif et ar-rive dans le gros intestin ou elle abandonnele peu de parties al 1 biles qu'elle contient en-core, puis sou résidu est chassé de l'économiepar la défécation.

Sécrétions. — La plus grande partie des li-quides ingérés avec les aliments s'eu séparedans l'estomac et passe immédiatementdans In circulation. Les organes annexes desvoies digestives et en général les organes sé-créteurs enlèvent au sang certaines substan-ces que l'absorption y a mêlées, et qui, pen-dant celte évolution, se modilicnt et 6eoombinent de diverses manières : ces sub-stances sont les sécrétions .Nous avons parléde la plupart des sécrétions à propos des or-ganes qui les produisent ; nous avons vu quele foie secrète la bile, les glandes salivairesla salive, et les reins Vurine. Celte dernièresécrétion se compose d'eau tenant en dissolu-tion une substance nommée urée , et qui formele principe de l'acide urique. La quantitéd'urine excrétée est d'autant plus considéra-ble que la transpiration cutanée est moinsabondante.

En résumé , c'est dans le canal digestif ques'élaborent et s’absorbent les éléments de lanutrition, c'est par les excrétions focales, uri-naires, cutanées et pulmonaires que sout éli-minés les produits de la sécrétion.

Faim. — Quand la digestion est achevée , etpresque toujours même avant qu'elle soit touta fait terminée dans l'intestin , le besoin deprendre de la nourriture se fait sentir. Ce be-soin, qui d’abord consiste dans une sensationagréable, et s’accompagne de légèreté ducorps, d'Augmeutaiion de délicatesse dans lesorganes du goût et de l'odorat, devient bientôtpénible s'il n'est pas satisfait. Les forces mus-culaires diminuent rapidement, la circula-tion languit, il survient des éblouissements ,qt une sensation douloureuse se fait sentir àl'épigastre ; en un mot, on a faim. Cet étatprésente une foule de degrés depuis la pre-mière sensation de l'appétit jusqu'à l'exténua-tion de l'homme qui meurt faute de nourri-ture.

I.a faim est plus ou moins impérieuse, sui-vant le sexe, l'âge et la constitution des indi-vidus.

Les femmes supportent l'abstinence pluslong-temps que les hommes; les enfants , lesjeunes gens et les vieillards la supportentmoins facilement que les hommes dans laforce de l’âge.

Certaines maladies rendent la faim plusfinpérieuse et plus fréquente. Chez les fouselle se fait sentir avec violence pendant cer-taines périodes de leur affection A d'autresépoques elle est presque nulle, et l'on cite unfou qui, durant trois semâmes, ne prit aucunaliment, aucune boisson, et ne Ut que se laverune fois la bouche avec de l'eau. | Leuret etLassaigne). V. les Additions.

Appareil de reproduction. — Les organeschargés de cette fonction sont, chez l’homme:

les 'vésicules séminales situées dans l’in-térieur du bassin , et les testicules , organessécréteurs, qu’enveloppe le scrotum ; 2° laverge, organe excréteur, qui est formée parFuretre et les corps caverneux.

Ches la femme les organes de la génération

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sont Vutérus ou matrice , et ses annexes lestrompes et les ovaires. Ces organes sont con-tenus dans te bassin. Le vagin et la vulveouvrent un passage ou produit de la concep-tion quand le temps de la vie intra-utérine estaccompli.

Les glandes mammaires , qui n'existentchez l'homme qu'il l'état rudimentaire, secré-tent chez la femme le tait destiné à noutrirl'enfaut pendant les premiers mois de sa vie;l’organe de la lactation est considéré commeannexe à ceux de la reproduction.

L'espace compris entre le scrotum et l’anuschez l'homme, l'angle inférieur de la vulve etl’anus chez la femme, porte le nom de péri-née. Cette région est importante à cause deses rapports avec les organes pelviens et deslésions ou des opérations dont elle peut être lesiège.

§ 6. Angèiologie .

L’Angéioi.ogie ( Angeion , vaisseau) traite del'appareil de la circulation. On distiugue troissortes de vaisseaux : les artères, les veineset les vaisseaux lymphatiques. Les vais-seaux d'un même ordre s’abouchent et se sou-dent fréquemment entre eux. On nomme cespoints de réunion anastomoses. Ou rencontredes artères et des veines dans presque tous lestissus de l'économie, et il est permis de croireque l'imperfection des moyens d’observationa seule empêché jusqu'à présent de suivre danstoutes les parties du corps humain ces canauxde la nutrition. Chaque partie du corps im-prime à ses vaisseaux un caractère en harmo-nie avec le sien propre. Ainsi, dans les arteresdu cerveau, le tissu fibreux disparaît presque,tandis qu'il est (rès-développé uuns celles desmuscles (Burdach).

Les artères et les veines se réunissent à un ,centre commun. ,

Le Coeur. — On nomme ainsi un organemusculeux, de la grosseur du poing, irréguliè-rement conique et la base tournée en haut, (situé à la région antérieure et moyenue duthorax, dans le médiustin antérieur, et enve-loppé du péricarde , sac séreux formé par laplèvre.

Le cœur présente à considérer quatre cavi-tés, dont deux situées dans le corps même del'organe. Ce sont le ventricule droit et le vervtricule gauche, et deux contenues dans desappendices communiquant avec les veutriculeset nommés oreillette droite et oreillettegauche. Les comrnuiiicalions entre les oreil-lettes et les veutricules sont garnies de val-vules uommées : celle de droite, valvule mi-trale celle de gauche, valvule tncuspule-Chez le fœtus, les deux oreilleue- communi-quent par utie ouverture nommée tmu deBotal, et qui s’oblilère «près la naissance.

Artères. — Ce sont des vaisseaux qui por-tent le sang du cœur dans les differentes rê-gionsdu corps. Lesanciensonl nommé ces vais-seaux artères {aer, air; té rein, garder), paroique, les trouvant toujours vides «près la morlet ignorant le phénomène de la circulation, il» »les croyuieut destinés à contenir de l'air et le*confondaient sous un même nom avec la tra-chée-artère qui conduit l'air aux poumons.

Les artèressont forméesde trois couches meœ*braueuses : i° tunique externe ou celluleuse,très-résistante; 2° tunique pmpre on moyen-ne ; 3° tunique interne ou sm-use. Ces deuxdernières se déchirent fanlt-meiii et se coupentsous la pression de la ligature ; les parois desartères reçoivent elles-mêmes des vaisseauxartériels et veineux.

Ces parois sont élastiques et résistent enw