Xi3 ANATOMIE Et PHYSIOLOGIE DE L HOMMÉ. H
aux muscles, mais scs effets ne peuvent se ma*nife6ter que sous l’excitation nerveuse.
Les muscles ne conservent la plénitude deleur contractilité vitale qu'à la condition de setrouver continuellement sous l'influence dusang artériel.
C’est surtout le cervelet qui domine l’actioncoordonnée des muscles pour la locomotion( Flourens ).
Le cerveau est, par lui-même, insensible ;les moyens d'excitation dirigés sur le corpsmême de cet organe ne donnent lieu à aucunesensation. Une portion notable du cerveaupeut être détruite ou enlevée sans que lesfonctions vitales et intellectuelles en souffrentd'une manière appréciable.
l a compression du cerveau détermine, sui-vant qu'elle est plus ou moins forte et suivantle point comprimé, l'obtusion ou l'abolitionplus ou moins générale des sensations et dumouvement ; la compression de la moelle a lemême résultat pour les nerfs dont l’origineest inférieure au point comprimé.
Les sensations sont transmises au cerveaupar les filets nerveux qui forment les racinespostérieures des nerfs spinaux et par les fibresde la moitié postérieure de la moelle. Lemouvement est transmis aux muscles par lesfibres qui, parties du cerveau et de la moitié an-térieure de In moelle, viennent former les ra-cines antérieures des nerfs. C'est par la réu-nion de leurs racines antérieures et posté-rieures que les nerfs sont à la fois sensitifs etmoteurs.
De cette réunion des racines sensitives etmotrices dans un seul tronc, il résulte encoreque la faculté de sentir peut ôlre anéantie dansun nerf pendant que celle du mouvement per-siste, et vice versa.
Un faitrécent vientà l'oppuideceftc théorie.Un soldat fut frappé, en octobre t810,d'un coupde couteau dans la région cervicale droite. Ala suite de la blessure, paralysie du mouvementdans le côté droit, sensibilité nullement alté-rée. Mort. A l'autopsie, on trouve le faisceauantérieur de la moelle divisé, le faisceau |»>s-térieur intact {Annales de chirurgie, jan-vier 18î|).
M. Foville a suivi, dans le cerveau, les fibressensitives et les fibres motrices jusqu'à la sub-stance grise qui paraît être leur centre d'é-mergence et d’iminergence.
les poisons narcotiques exercent sur lesnerfs une action locale, mais l’action nnreoti-sante ne s'étend pas du tronc d'un nerf à sesbranches (Müller).
I.es nerfs ne propagent pas l'action des poi-sons narcotiques des extrémités au centre ner-veux.
L’aclion directe des poisons narcoliques surle cerveau et la moelle ne produit pas d’effettoxique général. C. Yiborg, après avoir tré-pané un cheval, a versé près de A grammesd'acide cyanhydrique concentré sur le cerveau,sans apercevoir le moindre effet toxique.
La faculté qu'ont les nerfs de déterminer desmouvements dans les muscles, et l'irritabi-lité dé ces derniers se perdent peu à peu aprèsla cessation de toute communication entre lesnerrs et le centre nerveux (Millier).
La force nerveuse est totalement différentede l'électricilé. — Il n'y a pas de courantsélectriques dans les nerfs pendant les actionsvitales
C'est au bout de la langue et à l'extrémitéde la face palmaire des doigts que les sensa-tious du tact sout le plus délicates et le ( lusprécises ; c'est ’e long du rachis, au mi’irti du
bras et au milieu de la cuisse, qu'elles le jontle moins.
Le .système nerveux ganglionaire, à l'étatnormal, n'a qu'une sensibilité obtuse, vague,et souvent même les impressions sensitivesqui ont lieu dans le grand sympathique neparviennent point à la consciente. Quand lescauses irritantes ont de l'intensité, les sensa-tions deviennent plus nettes et plus précises,et les organes auxquels se distribue le grandsympathique, peu ou point sensibles ô l’étatnormal, peuvent acquérir une sensibilité ex-quise dans certaines conditions pathologiques.
Les nerfs provenant du système nerveuxganglionaire ne transmettent pas In moti-lité volontaire aux muscles qui les reçoivent.Ces muscles, quand ils ne reçoivent pas d'au-tres nerfs, ne sont pas soumis à l’empire dela volonté.
Les organes auxquels se distribuent les nerfsdu système ganglionaire conservent pendantquelque temps encore une partie de leur mou-vement vital après avoir été séparés du restedu corps; ainsi le cœur, entièrement détachédu corps, palpite; les intestins continuent leurmouvement péristaltique, etc.
Le cerveau est le siège des facultés intellec-tuelles, c'est un fait irrécusable que dans cer-taines limites le développement du cerveaucoïncide avec un développement proportionnelde l'intelligence; c'est sur ce principe qu'estfondée l'appréciation de l'intelligence des racesparla mesure de {'angle facial; mais cette me-Jhode ne donne des résultats certains que pourdes termes éloignés. Quantaux théories plusoumoms spécieuses que l'on a émises sur la lo-calisation des facultés et des organes intellec-tuels, et qui forment fa base de la phrénologie,l'anatomie 11 e les sanctionne pas, et si quelques-uns des faits sur lesquels elles reposent sem-blent appuyés par l'obsenntion, il est impos-sible d'admettre comme vérités scientifiquesles corollaires qu'on en a déduits.
Do Sommeil. — Tout ce qui veille doit dor-mir. Chez tous les êtres vhants,à l'action suc-cédé nécessairement l'inaction. La périodicitéest une condition essentielle de la vie, c'estune des lois d'existence pour tous les êtres or-ganisés. L'action d'un organe quelconque dé-termine la fatigue et nécessite le repos de cetorgane, l’action vitale de l'organisme entieren nécessite également le repos. Quand aucunbesoin impérieux, aucune cause anormale etviolente n’cntretienl l’excitation cérébrale, lasensibilité devient obtuse, les sens et les facul-tés intellectuelles semblent se voiler; en mêmetemps que la conscience du moi s'efface, lesmuscles soumis à la volonté tombent dans lerelâchement; enfin, l'éréthisme normal desorganes de la vie animale est suspendu, leurantagonisme cesse plus ou moins complète-ment, et la vie organique continue seule soncours , mais d’une manière plus lente etplus calme. Le sommeil est alors complet,profond, et tel qu'il se présente en généralpendant les premières heures de sa durée.Mais il offre bien des degrés et ses phases s’ac-compagnent de phénomènes curieui : tel est lerêve. Avant que le sommeil soit devenu com-plet ou lorsque déjà il a cessé de l'être, le cer-veau veille à demi et enfante ou coordonne desidées plus ou moins raisonnables. Ce sont laplupart du temps des débris fournis par lamémoire et rassemblés en désordre; quelque-fois pourtant, il semble que la raison présideà leur conception, £t l’on cite des exemple» deproblèmes mathématiques résolus en Bouge.Quelquefois le rêve est produit par une actionintcni'‘ ' i t ‘nontat'cc nu cerveau, et c'est le