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comoteurs, et sur toute la longueur delà moelleépinière proprement dite, ils se réunissentaprès uu court trajet, mesurant ce qu'on ap-pelle leurs racines, et donnent lieu de chaquecôté aux diverses paires de nerfs qui se ren-dent à toutes les parties du corps et dont lenombre est eu général proportionnel à celuides vertèbres.
Tous les animaux de ce premier type ont unsystème nerveux sympathique, constituant unechaîne bilatérale située dans l'intérieur dela cavité thoraco-abdominale; leur œsophagen'est jamais entouré comme cela se voit chezd’autres par un collier nerveux formé par lamoelle allongée ; celle-ci reste constammentsupérieure aux organes de la digestion.
Sexes. — Tous ont les sexes distincts et sontdioïques;on n’a de doute à cet égard quepour les lamproies. On citecependant un outrepoisson qui serait réellement bisexié, mo-noïque. Leurs rapports avec leur progéni-ture sont en générai plus nombreux que chezles autres animaux, ét dans beaucoup de casils les prolongent d’une manière remarquable,aussi en résuite-t-il que beaucoup de ces ani-maux donnent à leurs petits une véritableéducation , et l'on sait que la nature de cetteéducation est toujours eu rapport avec la dosed’intelligence propre à eboque espèce.
Locomotion. — [.es vertébrés Jouissent tonsd'une grande liberté de mouvements; le nom-bre de leurs membres ne s'élève jamais au-dessus de quatre, et ils n'ont que deux pairesde mâchoires , lesquelles se meuvent toujoursverticalement.
Squelette. — Leur squelette étant la partiequi les distingue essentiellement des autresanimaux, il importe de s’en faire une idéeconvenable. C’est à tort que l'on a dit que lesinsectes, les oursins, les mollusques mêmeavaient un squelette aussi bien que les verté-brés, cor les* pièces dures qui servent à la pro-tection ou àla locomotion des divers animauxqui viennent d'être cités, ne sont comparablesau squelette des ostéozoaires que pnrleurcon-sistance : toutes se développent dans la peau ;elles n’en sont qu'un endurcissement, ou bienelles résultent d'un dépôt opéré dans une partiede son étendue.
Quelques vertébrés seulement ont une dispo-sition analogue du tégument extérieur : c'estce que l’on voit chez les tatous, les coffres, lessyngnathes, etc., dont la peau est aussi en-croûtée qu’elle puisse l’être.
Lesqueletteproprement dit est intérieure! ilrésulte de l'endurcissement du tissu tibro-cel-lulaire particulier sur lequel les muscles sontattachés. Sa consistance varie beaucoup aveclage : mou, flexible dans toute son étendue eta peine cariilagineux chez les plus jeunes su-jets, il acquiert dans un âge plus avancé uneûurelé extrême, et ses articulations ou pointsoe tlexion Unissent même par s’encroûter, detelle sorte que si la vie pouvait se prolongerau delà de son terme habttuel, tous les os fini-raient par se souder ensemble , et rendraient•es mouvements impossibles.
.^ez ( l uel( l ues espèces, le squelette ne s'ossifieque lentement, et il en est même, comme lespoissons que l’on a nommés à cause de celapoissons cartilagineux , chez lesquelles ilconserve pendant toute la vie une consistancenk° e e *,." ex ible Qui est caractéristique desDro-cartilages.Quelques amphibiens out aussice caractère.
reconnaît k. ien alors Que le squelette estnino î! n ’ el 9 ue s, ü parait fractionné en piècesPIU 80 U moins nombreuses chez la plupart desanimaux vertébrés, c’est que les os no sont
que des portions de sa trame générale qui sesont endurcies, et qui, jointes ensemble par I»continuation de cette dernière se séparent lorsque la putréfaction, à laquelle les os résiste^seuls, a détruit leur moyen d’union.
C'est ainsi que dans nos eolleetioua on pré'pare les squelettes dits artificiels. Les squelertes natu re/s sont ceuxau contraire dont les os,n'ayant pas été macérés, mais seulement grattésavec précaution, restent encore attachés entreeux au moyen de leurs ligaments articulaires.
Mous avons dit que les verlèbres des ostéo-zoaires constituaient l’axe de leur corps ; sil'on prend en effet le squelette d'un de ces ani-maux, et de préférence celui d’un poisson, onverra que la succession des corps des vertèbresempilés les uns au bout des autres et joints parune substance Ubro-cartilagincuse intermé-diaire, forme uue sorte de colonne, et quechaque vertèbre, prise séparément, présente,outre son corps, des appendices osseux appelésapophyses.
Une de ces apophyses est sur le bord supé-rieur du corps de la vertèbre, et elle s’insèreà celui-ci par une partie basilaire bifurquée.Cette bifurcation laisse un espace vide, et danscet espace est logé le système nerveux ra-chidien.
De la succession de ccs trous ou bifurcationsrésulte le canal rachidien.
Lu arrière de l'abdomen, toujours chez unpoisson, soit une carpe ou un brochet, le corpsde la vertèbre présente l'apophyse supérieure( apophyse épineuse ), dout il vient d'être ques-tion, et, en antagonisme avec celle-ci. existeune autre apophyse en tout semblable, égale-ment bifurquée à son insertion, et par laquellepassent les troncs principaux du système vas-culaire de la queue. Cette apophyse épineuseinférieure a tant de ressemblance avec l'apo-physe épineuse supérieure, que, lorsqu'on aaffaire à une vertèbre isolée, il est quelquefoistrès-diftlcile de dire par lequel des deux trouspassait le système nerveux; par lequel, oucontraire, le système sanguin.
A l'abdomen il n'eu est plus ainsi ; l'arcadepercée à la base de l'apophyse épineuse infé-rieure s'élargit de plus eu plus, et à certainesvertèbres il arrive même que, la Jonctiondes deux branches de l'arcade n'ayant pluslieu, chacune constitue une véritable côte ,comme si les. côtes des animaux vertèbresn’étaient autre chose que des apophyses épi-neuses énormément distendues dans la perfo-ration de leur point d'insertion, et constituantpar leur juxta-position une vaste cage osseusedestinée a protéger les viscèresde la nutrition,de même que le canal situé à la base des apo-physes épineuses supérieures a pour but demettre le système nerveux principal à l'abrides chocs extérieurs; et rien n’empêcheraitque le canal rachidien ne se développât surquelque portion de son trajet ainsi que le faitcelui dont il est séparé par la série des corpsvertébraux constituant l'axe de l'animal.
C’est même ainsi que les choses se passentpour le crâne, qui n’est que le prolongementantérieur de la colonne vertébrale, comme lecerveau, qu'il protège, est celui de la moelleallongée. Le grand développement nécessité parl’étendue des masses cérébrales a, pendantfort lODg-lemps, fait penser que le crânen’avait aucune analogie avec les vertèbres;mais l'anatomie comparée démontre aisémentqu'il est composé de quatre vertèbres dontchacune a son arc supérieur logeant le sys-tème nerveux, et son arc inférieur livrantpassage aux systèmes digestif, respiratoire etcirnii-Uoire
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