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tioo extérieure et la classification méthodi-que des animaux. Ce sont la deux subdivi-sions importantes de cette vaste science; maisla physiologie, l'anatomie, l'embryogénie, ettoutes les parties de l’histoire naturelle aux-quelles donne lieu l'observation des animauxne lui appartiennent pas moins, et toute per-sonne qui veut savoir la zoologie ne sauraitse dispenser de les connaître.
Certains caractères sont communs aux ani-maux et aux végétaux. Ces caractères sontceux de tous les corps organisés, et l'étre vi-vant, quelle que soit sa complication , les pré-seule toujours.
Les organes des animaux comme ceux desvégétaux sont dans un travail constant d’ab-sorption et d'exhalation, duquel résulte leurnutrition ; les animaux et les végétaux jouis-sent également de la faculté de perpétuer leurespèce par voie de génération. Mais c’est sur-tout par le rôle qu'ils sont destinés à jouer ausein de la création que les premiers diffèrentdes seconds. Bien supérieurs aux plantes sousce rapport, ils perçoivent leurs relations avecle monde extérieur, et ils peuvent les modi-fier toutes les fois qu’ils en reconnaissent lanécessité.
De là, un ordre de fonctions tout à fait in-connues dans la nature végétale, et desquellesrésultent pour les animaux : la sensibilité oupropriété de percevoir, par l’intermédiaired'organes spéciaux , la manière d'élre descorps qui leur sont extérieurs , et la locomo-tilité ou propriété de se mouvoir spontané-ment et d'éviter les circonstances nuisibles,pour rechercher au contraire celles qui parais-sent favorables.
C’est à cette double propriété que les ani-maux doivent leur incontestable supériorité,et le nouvel ordre de fonctions qui en résulteest le meideur caractère dont on puisse soservir pour les distinguer des végétaux.
Toutefois il ne faudrait pas en conclure quela loconiotihléet la sensibilité, étudiées dansles organes qui les déterminent, permettentdans tous les cas une distinction nette et préciseentre les tspèces de ces deux règnes. On saiten effet qu'il existe des végétaux qui sontdoués de la faculté de translation ou quis’agitent d'une manière qu’on pourrait croirevolontaire : tandis que certains animaux, fixésirrévocablement au sol, n’ont que des mou-vements faibles et partiels, et ne paraissentguère l’emporter sur la plupart des plantes ;itest aussi des animaux chez lesquels lesorga-nes mômes de la sensibilité et ceux des mouve-ments ne sont pas distincts des autres tissus.
Mais, ce ne sont là que des cas pour ainsidire exceptionnels et dont les degrés inférieursde la série zoologique fournissent seuls desexemples. Chez les autres, l'organe essentielde la sensibilité est évident, distinct, par scsfonctions aussi bien que par la nature de sontissu, des autres matériaux de l'organisme, etil constitue ce qu’on nomme le système ner-veux. C'est dans ce svstème nerveux que ré-side ta fonction essentiellement animale : il pré-side à la vie et il en est le régulateur aussibien que le premier mobile.
Les autres organes lui sont subordonnésdans leurs fonctions, et leur tôle est surtoutde lui faire connaître les phénomènes dumonde extérieur, ou d’exécuter les inspira-tions de ce véritable sens intime , de ce moiagissant; tondis qu'eux-mémes servent à élabo-rer les aliments que l'animal s’est procures,
« liarrient dans les diverses parties du corps lesfluides alibiles qui en ont été retirés parl'absorption, et facilitent l'accroissement de
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l’individu, ou dans certaines circonstances laproduction d'êtres semblables à lui et quiassurent la continuation de son espèce. >
Un appareil spécial ayant pour instrumentessentiel la libre musculaire , permet à rani-mai ses mouvements de translation . et il luidoit aussi la faculté de promener dans unepartie modifiée de son enveloppe, constituantle tube digestif, les substances qu’il a re-cueillies pour 6 ü nourriture : c'est ce qu'ex-prime fort convenablement le mot digestion *(signifiant transport), que l’on donne à cellefonction caractéristique des animaux, i.e tubedigestif n'est qu’une simple modificationde l'enveloppe extérieure, et à cette en-veloppe s’ajoutent îles organes des sens;ceuxqui sont destinés à la protection de l’animal,et les divers appareils ae respiration, de sé-crétion, etc., si compliqués chez l’homme etchez les classes supérieures, mais au contraireremarquables par leur simplicité dans la plu-part des espèces inferieures.
Classification. — On a reconnu, entre ladisposition générale du système nerveux desanimaux et leur forme extérieure, une harmo-nie réelle, et l’une étant connue, l’autre s’endéduit aisément. Aussi les emptoie-t-on toutes ideux pour arriver à leur classification.
Il y a cinq types principaux ou formes pri-mitives de l’animalité.
Les animaux vertébrés, artîr ulés , mollus-ques, radiaires ou zoophyles, et hètéromorphesou spongiaires.
Les trois premiers types appelés aussi ostéo-zoaires, enlomozoaires et malacoznaires,peuvent seuls être ramenés à la forme binaire,et, chez les espèces qui s’y rapportent, lecorps est susceptible d’etre partagé parun planlongitudinal en deux parties inversement si- wm Maires . Dans le quatrième type, les zoophylesou mieux les actinozoaires ,'toutes les partiesdu corps sont disposées par rapport a un axemédian , et il a paru à plusieurs naturalistesque les hètéromorphes ne représentent au-cun solide géométrique régulier que parsuitede l’agrégation sous une forme indifférente id’un nombre considérable d’animalcules sphé- |riques ; aussi les a-t-on nommés quelque-fois sphérozoaires, c’est-à-dire animauxsphériques. Kntre les animaux radiaires et lesmollusques, il semble qu'on doive njouler unnouveau type, celui des tuniciens de Lomarck,qui tiennent à la fois de la forme binaire dansla totalité de leur corps, et de la forme radiairedans leurs parties essentielles. .Nous en don-nerons plus loin les caractères.
§ 2. Caractères généraux des animauxvertébrés.
Définition. — Le premier type du règne wanimal comprend les mammifères, lesoiseaux, rles reptiles de diverses sortes et les poissons;ces animaux ont tous pour caractère .de pré-senter un squelette intérieur composé de pie- ices endurcies appelées os, et dont la partie ^
essentielle reçoit le nom de colonne verté-brale ; aussi les a-t-on appelés animaux ver-tébrés, ou pour exprimer qu’ils présententseuls de véritables os, ostéozoaires ( des deuxmots grecs osteon, os, et zôon, animal).
Système nekveix. — Tous les animaux ver-tébrés ont le système nerveux principal placéau-dessous du tube digestif et formant unlong cordon composé du cerveau, de la moelleallongée et de la moelle rachidienne, et enve-loppé dans un étui osseux qui est la colonnevertébrale. Les nerfs qui en partent sont de-deux sortes, les uns sensoriaux, les autres lé*