I)KS MAMMIFERES Eft GÉNÉRAL.
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d'une première impression, on vient à les ob-server avec plus de soin, on ne tarde pas à re-connaître que sous cette dénomination sontconfondues deux sortes d'animaux dont les unsse distinguent pur leur peau nue et mu-queuse,et par les métamorphoses qu'ils subis-sent dans leur jeune fige : ce sont les grenouil-les, les salamandres, etc.; et dont les autres,De subissant pas de métamorphosés, ont lapeau couverte par un épiderme fort épais etqui se moule en petites plaques dont la phy-sionomie a quelque chose de celle des écaillesdes poissons ; exemple : les tortues, les cro-codiles, les lézards et les serpents. I.es reptilesde la précédente catégorie sont l'objet d'uneclasse particulière sous le nom A'amphibiens,et il en est de même de ceux-ci, qui conserventen propre la dénomination de reptiles.
Les animaux vertébrés se partagent donc encinq classes faciles à caractériser par la na-ture de leur système tégumentaire :
Les mammifères ont le corps couvert depoils;
Les oiseaux portent des plumes ;
les reptiles, des écailles épidermiques aux-quelles on a donné le nom de squames;
Les amphibiens ont la peau nue à sa sur-face, et plus ou moins muqueuse ou engluée ;
Et les poissons, qui sont toujours pourvusde branchies et de nageoires, ont dans beau-coup de cas de véritables écailles dermiques
3 ni se sont produites dans de petites logese leur peau.
Les poils et les plumes rentrent dans la ca-tégorie des organes auxquels on donne le nomde phanères , et qui se développent à la sur-face de la peau dans une petite poche particu-lière ou crypte.
Les cryptes sont aussi de petites poches dela peau ; mais ils se distinguent des phanèresen ce que leur produit n'est pas persistantcomme celui de ces derniers; ils sécrètent engenéraldes substances muqueuses ou liquides,et sont le commencement des oppareiis glan-dulaires. Les amphibiens ont la peau garnied'un grand nombre de ces cryptes mucipares.Les dents, les bulbes des organes des sens, etc.,appartiennent aux nhanères et jouissent, prin-cipalement à l’époque de leur formation, d unevitalité particulière très-facile à constater.
S 3. Des mammifères eu général (ainsi nom-més du latin mamma, mamelle, fero, jeporte).
Caractères généraux. — Les mammifèresont le corps , sauf quelques rares exceptions,couvert ae poils, et ils n'ont pas d’autres sor-tes de téguments. Chez les cétacés , en effet,^ peau est uue; mais, dans certaines es-pèces de ce groupe, elle présente déjà devéritables poils (dauphin de Bolivie ; nious-if C ll e " e9 J eu, ! e8 marsouins); les tatous ont|è derme ossitié , et chez les pangolins lespous sont agglutinés sous la forme d’écail-les; mais ces écailles n’ont rien de comparablec.^ e . 9 dr8 re Pti!es ou des poissons, et leurstructure ne diffère pas de celle des ongles.f , e# mammifères sont 'vivipares, et leursayant rompu les enveloppes de leurrfon» ors< l u ds viennent au monde , lous,pen-tpn n ., l,n temps plus ou moins long.oourris-«■«»" petits au moyen d'un liquide parli-€t que secrétent des glan-«Üî. éCia e8 ’ fort développées chez les femelles~,i 0 " uu , e880ü8 le nom de mamelles. AucunertioiiM ,, mammifères ne manque de ma-a^f;. « ornit ^ or ^y n< l ue et l’échidiié, qu'ona»t crus privés en ont montré comme les
autres, dès qu'on a pu les observer avec soin.
Les mammifères sont supérieurs par lcur>instincts à tous les autres animaux ; plusieui sont même une véritable intelligence, mai>aucun n'est aussi favorisé que l'homme, qmsous tous les rapports occupe parmi eui le pr* -mier rang et se trouve ainsi le chef et le domi-nateur de toute la nature animée.
Les mammifères sont remarquables par legrand développement de leur cerveau, qui cmplus considérable proportionnellement à I *masse du corps que celui d’aucun anhcanimal ; mais tousn'ontpas les mêmes parue-également volumineuses : c’est ainsique l<>tubercules quadrijumeaux et les lobes olfactif'qui sont si petits chez l'homme comparative-ment à l’étendue des hémisphères et du cervi -let ont chez certains mammifères un volumepresque égal à celui de ces deux autres partit^.Les hémisphères eux-mômes présentent de?,variétés dans la proportion de leurs diversesparties, si on les observe dans In série des ani-maux et certaines parties qui sont développé! schez lesuns, n’existent chez d’autres qu'à Fétuirudimentaire. Les circonvolutions des hémi-sphères manquent à beaucoup d’animaux decette classe, et chez ceux qui en représen-tent on constate que telle nature de circonvo-lutions et même certaines circonvolutions enparticulier sont caractéristiques de tels ou telsanimaux.
Le cerveau se simplifie à mesure qu’on s’é-loigne de l'homme et des premières familles rirla classe, et ses caractères combinés à ceux desautres organes permettent d'établir une clas-sification des animaux mammifères qui ex-prime, par la place que chaque genre occupe .son de^ré d'élévation dans la série zoolo-gique et môme la nature intelligente ou ins-tinctive de ses actes , car la simpliilcationdu cerveau coïncide toujours avec une dimi-nution des facultés intellectuelles, et l’instincttend de plus en plus à remplacer l’intelligence.
Intelligence et instinct. — Une bonne dis-tinction entre ce qui est instinct ou intelli-gence, n'est pas toujours facile à établir, <tcependant on ne saurait admettre que l'indus-trie si remarquable des abeilles, l'instinctdes mammifères rougeurs, les ruses des diverscarnassiers ou les penchants si variés et simobiles de la plupart des singes, se rapportenttous au même ordre de phénomènes.
Plusieurs auteurs, Uéaumur, Condillac, Le-roy, Dupont de Nemours et quelques autres,y voyaient dans tous tes cas une véritable in-telligence, et certains philosophes ont partagel’avis diamétralement opposé de Descartes etde Buffon qui ne reconnaît aux animauxqu'une sorte d’automatisme et les réduit aurôle de simples machines animées.
Dans la seule classe des mammifères les fa-cultés intellectuelles varient beaucoup; on lesvoit pour ainsi dire s’élever et croître d’unordre à l’autre : des rongeurs aux ruminants,des ruminants aux pachydermes, et des pa-chydermes aux carnassiers et aux singes dontles premières espèces, le chimpanzéetl’oraug-outang, sont de tous les auimaux les plus in-telligents après l’homme. M. F. Cuvier acherché la différence qui existe entre l*m.v-tincte t !’intelligence proprementdite; le ca-ractère de celle-ci réside essentiellement dansla variabilité des moyens qu'elle emploie etdans la perfectibilité des résultats qu'elle ob-tient.Tout dans l’instinct est au contraire aveu-gle, nécessaire et invariable; c’est, pour ainsiaire, une habitude innée et héréditaire sausaltération.
Le castor bâtit, mais il n'a pas appris à le