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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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ZOOLOGIE.

J(V7

SCS

faire ; et, comme l’oiseau qui se construit unnul, c'est son organisme qui le pousse à agirainsi, l e chien, le cheval, le jeune singe, quiexécutent ce qu'on leur enseigne, et qui re-çoivent de leurs parents ou de l'homme quiasu se les associer une éducation dont ils saventprotiter, témoignent ou contraire d'une véri-t b'c; intelligence ; ils apprennent ju.-qu'à Insii'uiliriition de plusieurs de nos mots, et ilsnous obéissent.

Les chiens apprennent à aboyer. Leur raceperd, assure-t-on, cette sorte de langage en rede-venant sauvage I.curcri n’est plus alors qu'unesorte de hurlement comme celui des autrescanis, c'est-à-dire des loups et des renards.

L'homme a peu de qualités instinctives, et■ I jouit au contraire d'une grande intelli-gence.

L'intelligence ou l'instinct ne sont pas affec-tés d'une manière irrévocable à des spécialitésd’actes; car les mêmes actes peuvent résulter se-lon les espères chez lesquelles on les étudie, dedéterminations intelligentes ou de sentimentsinstinctifs ; et le principe qui préside à leurexecution en constitue seul la différence.

Ai-pareii. digestif. — Si nous examinons lesmammifères sous d'autres rapports que ce-lui de leurs actes intellectuels , ils ne nousparaîtront pas moins faciles à distinguer dureste «les vertébrés. Leur appareil digestifprésente une assez grande complication , etl'on peut s'en faire une idée générale par ladescription de ce qu'il est chez l'homme.(Voyez colonne 502). Son étendue seule of-fre quelques variations importantes, suivantla nature des aliments dont les animaux senourrissent. Très-allongé chez les espècesherbivores et particulièrement chez les ru-minants, dont l'estomac est même partagé enplusieurs loges, pourvu chez eux d'un longcæcum, il est au contraire plus ou moinscourt dans les carnivores : la viande que ceux-ci affectionnent n’exigeant pas pour êtretransformée en chyme autant de travail queles végétaux et leurs graines.

Les mammifères omnivores, dont le nomrappelle qu'ils ont la possibilité de se nourrirégalement de matières animales ou végétales,tiennent le milieu pour la longueur et la com-plication de leurs intestins entre les carnas-siers et les ruminants; l'homme, les singes,l’ours , etc., appartiennent à cette catégorie.

Dents. — La bouche de presque tons lesmammifères est armée de dents ; et ces dentsprésentent pour enracière d’être enfoncéesplus ou moins profondément dans les trousou alvéoles des mâchoires au moyen de leursracines souvent multiples.

Les dents peuvent être de trois sortes :incisives, canines et molaires ; leur dispo-sition et leur forme fournissent de très-bonscaractères pour la distinction des différentsgroupes de la classe et même pour celle desespèces; maison ne saurait, ainsi que l’ontessayé quelques naturalistes, les prendrepouf base unique de la classiUcation desmammifères; et elles sont loin d’avoir lamême valeur générale que certaines autresparties, le cerveau ou les organes de la repro-duction, par exemple. Les mammifères pa-raissent les seuls animaux qui aient des dentsà plusieurs racines.

Circolation et respiration. — Ils sont aussiles seuls, sauf l’apteryx dans la classe desoiseaux,chez lesquels les organes respiratoires et lecœur sont complètement séparés de la cavitéabdominale par un plan musculaire constituantun diaphragme complet.

Leurs "arincs communiquent avec l'arrière-

bouche, comme celles des outres vertébréaériens; et l'air auquel elles donnent pas-sage s’introduit par la trachée-artère danslwbronches ramifiées en une multitude de petitsculs-de-sac. C’est là que l'air pénètre pouroxygéner le sang.

Les ramifications bronchiques ne s'anasto-mosent pas entre elles; In circulation s’opèrecomme chez l’homme, et le corps est constam-ment entretenu à une température asses élevée.

Organes des sens. — Leurs organes sen»-riaux sont bien développés et jouissent chercertaines espèces d’une grande finesse, tesmodifications les plus importantes que puissent

f irésenter ces organes résident surtout danseurs parties accessoires de perfectionnementou de protection , comme la conque auditive,les paupières, etc.

La conque auditive ou oreille externe estIrès-développée chez certaines espèces vivantau milieu des déserts ou caractérisées par unegrande timidité; elle est au contraire fort pe-tite ou même nulle chez celles qui vivent.«ousterre ou dans l'eau, et le conduit auditif seferme par un mode particulier; certaineschauves-souris ont d'assez grandes oreilles aveclesquelles elles perçoivent des 6ons d’unefaible intensité, lorsque, sortant au crépuscule,elles font la chasse aux insectes pour s'ennourrir; et a fin de se soustraire pendant le Jourau bruit qui nuirait à leur repos, beaucoupd'entre elles ont une lameparticulière.nommoeoreillon ou trapus, placée dans la conqucet des-tinée, assure-t-on, à fermerà volonté le conduitauditif. A travers ces particularités si diver-ses, et que l’on pourrait appeler harmoniquespuisqu’elles sont en rapport avec les conditionsd'existence de chaque espèce, on aperçoitune véritable dégradation physionomique del'oreille dans la série des mammifères, et quirésulte de la perte du lobule quand on a quittél'espèce humaine, du débordement de la con-que déjà complet chez certaines espèces desinges, de l’allongement de cette conque chezles carnassiers, et de sa transformation en unvéritable cornet chez les ruminants et beau-coup de rongeurs.

Certains insectivores et rongeurs qui viventsous terre ont l’œil tout à fait rudimentaire,réduit à un polit bulbe ouqucl se rend néan-moins un nerf optique, niais qui probable-ment n’est que peu utileà la vision; quelques-uns même n'ont pas de paupières, et lapeau passe au-dessus de l’œil en s'amincissantun peu, mais sans s'ouvrir.

Principes dr classification. — Les mammi-fères ne sont pas moins intéressants à étudiersi on les envisage sous le point de vue de leursfonctions reproductrices, c’est-à-dire dans lesprocédés par lesquels la nature a assuré la per-pétuité de leurs espèces au moyen de la suc*cession des individus Soûls parmi tous lesanimaux , ainsi que nous l’avons dit, ils en-gendrent des petits vivants et les nourrissentdu produit d’une sécrétion de la mère.

De la continuation des soins des pareil»après l’accouchement, et de l’allaitement quiest le premier d’entre eux, naît une nouvellecause de relations et par suite d’association;en résulte une véritable famille. ,

La mère, car dans beaucoup d espèces imâle ne participe pas à l’éducation des peu»'enseigne à sa famille les ruses de son espece,et, si celte espèce est intelligente, les ressource»variées que leurs habitudes devront se meger suivant la nature des circonstances ails seront entourés; aussi voit-on que pmsanimal est intelligent et que plus il se■ r»Pproche de l’homme par la nature de son ' r K